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Full text of "Centenaire de la mort de Cook [microforme] : célébré le 14 février 1879 à l'hôtel de la Société de géographie, 184, boulevard Saint Germain"

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CIHM/ICMH 

Microfiche 

SeHes. 



CIHM/ICMH 
Collection de 
microfiches. 




Canadian Inatituta for Hiatorical Microraproductiona / Inatitut canadian da microraproductiona hiatoriquaa 




^ 





Technical and Bibliographie Notes/Notes tachniquas at bibiiographiquaa 



Tlia inatituta haa attamptad to obtain tha baat 
original copy availabia for fiiming. Faaturaa of thia 
copy which may ba bibliographically uniqua, 
which may altar any of tha imagaa in tha 
raproduction, or which may significantly changa 
tha usual mathod of fiiming, ara chacitad balow. 







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Colourad covara/ 
Couvartura da cauiaur 



I I Covara damagad/ 



Couvartura andommagéa 

Covara raatorad and/or iaminatad/ 
Couvartura raatauréa at/ou paiiiculéa 

Covar titia miaaing/ 

La titra da couvartura manqua 

Colourad mapa/ 

Cartaa géographiquaa an coulaur 

Colourad inic (i.a. othar than biua or blacic)/ 
Encra da coulaur (i.a. autra qua biaua ou noira) 

Colourad plataa and/or illuatrationa/ 
Pianchaa at/ou illuatrationa an coulaur 



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Bound with othar matarial/ 
Ralié avac d'autraa documanta 

Tight binding may cauaa ahadowa or diatortion 
along intarior margin/ 

La tB liura aarréa '«aut cauaar da l'ombra ou da la 
diatortion la Ion da la marga intériaura 

Bianic laavaa addad during raatoration may 
appaar within tha taxt. Whanavar poaaibla, thaaa 
hava baan omittad from fiiming/ 
Il aa paut qua cartainaa f>agaa bianchaa ajoutéaa 
lora d'una raatauration apparaiaaant dana la taxta, 
maia, loraqua cala était poaaibla, caa pagaa n'ont 
paa été filméaa. 

Additional commanta:/ 
Commantairaa aupplémantairaa: 



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to 



L'Inatitut a microfilmé la maillaur axamplaira 
qu'il lui a été poaaibla da aa procurar. Laa détaila 
da cat axamplaira qui aont paut-étra uniquaa du 
point da vua bibliographiqua, qui pauvant modifiai' 
una imaga raproduita, ou qui pauvant axigar una 
modification dana la méthoda normala da filmaga 
aont indiquéa ci-daaaous. 



I I Colourad pagaa/ 



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Pagaa da coulaur 

Pagaa damagad/ 
Pagaa andommagéaa 

Pagaa raatorad and/or Iaminatad/ 
Pagaa raatauréaa at/ou palliculéaa 

Pagaa diacolourad, atainad or ioxmd/ 
Pagaa décoloréaa, tachatéaa ou piquéaa 

Pagaa datachad/ 
Pagaa détachéaa 

Showthrough/ 
Tranaparanca 



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I I Quaiity of print variaa/ 



Qualité inégala da l'impraaaion 

Inoludaa aupplamantary matarial/ 
Comprand du matériel aupplémantaira 

Only aditlon availabia/ 
Saula édition diaponibla 



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Pagaa whoilv or partially obacurad by arrata 
aiipa, tiaauaa, ats., hava baan rafilmad to 
antura tha ba^t poaaibla imaga/ 
Laa pagaa totalamant ou partiallamant 
obacurciaa par un fauillat d'arrata, una palura, 
atc, ont été filméaa à nouvaau da façon à 
obtanir la maillaura imaga poaaibla. 



Thia itam la filmad at tha raduetlon ratio chackad balow/ 

Ca documant aat filmé au ta'^x da réduction Indiqué ci-daaaoua. 



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Tha copv ffilmad hara bas baan raproducad thanks 
to tha ganaroaity of : 

Library Division 

Provincial ArcMvet of Britiii; Columbia 

Tha imagat appaaring hara ara tha baat quality 
poaaibla conaidaring tha condition and iagibility 
of tha original copy and in Icaaping with tha 
fiiming contract apacif icationa. 



Original copiaa in printad papar covara ara filmad 
baginning with tha front covar and anding on 
tha laat paga with a printad or illustratad impraa- 
tion. or tha back covar whan appropriata. Ail 
othar original copiaa ara filmad baginning on tha 
f irat paga with a printad or illuatratad impraa- 
aion, and anding on tha hst paga with a printad 
or illuatratad impraaaion. 



Tha laat racordad frama on aach microfiche 
•haH contein the tymbol -^ (meening "CON- 
TINUED"). or the tymbol y (meening "END"), 
whichever epplies. 

Mepa, platée, cherté, etc., mey be filmed et 
différent réduction retioa. Thoee too lerge to be 
entirely included in one expoeure ère filmed 
beginning in the upper left hend corner, left to 
right end top to bottom. et meny fremee et 
required. The following diegrems iliuatrete the 
method: 



L'exempleire filmé fut reproduit grâce é le 
généroaité de: 

Library Division 

Provincial Archives of British Columbia 

Lee imegee euiventee ont été reproduitee evec le 
plue grend eoin. compte tenu de le condition et 
de le netteté de rexenr^pleire filmé, et en 
conformité evec lee citnditione du contret de 
filmege. 

Lee exempleirea origineux dont le couverture en 
papier eat '^primée aont filmée en commencent 
par la premier plet et en terminent eoit per le 
dernière pege qui comporte une empreinte 
d'impreaaion ou d'illuatretion, eoit per le aecond 
plet, aelon le cec. Toue lee eutree exempleirea 
originaux aont filmée en commençant per le 
première pege qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustretion et en terminent per 
le dernière pege qui comporte une telle 
empreinte. 

Un des symboles suivents eppereître sur le 
dernière imege de chèque microfiche, selon le 
ces: le symbole —»• signifie "A SUIVRE", le 
eymbole y signifie "FIN". 

Lee certes, plenches, tebleeux, etc., peuvent être 
filmés è des teux de réduction différents. 
Lorsque le document eet trop grend pour être 
reproduit en un seul cliché, il est filmé è pertir 
de l'engle supérieur geuche, de geuche è droite, 
et de heut en bes, en prenent le nombre 
d'imeges nécesseire. Lee diegremmes suivents 
illustrent le méthode. 



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MORT DE COOK 




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SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE 



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MORT DE COOK 

CÉLÉBRÉ LE 14 FÉVRIER 1879 

A L'HOTEL DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE 

^84, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 184 



EXTRAIT DU BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE 

(Mai 1879* 



PARIS 

SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE 

184, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 184 
1879 




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CEiNTENAIUE DE LA MOUT DE COOK 

r.Ér.ÊBKÊ l,E II KÉVniKIl 1879 
A L'HOTEL DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIEi 



PnÉSIDENCE DE M. LE VICE-AMIIUL BARON DE LA llONCIÊr,K-LE NOURY, 

Sdiintour, l'rusitleiit ilo In Socidtt!. 

Messieurs, 

La science doit honorer le souvenir des hommes qui ont 
agrandi ses horizons. C'est h ce litre que votre Société con- 
sacre aujourd'hui une séance au centenaire de la mort du 
capitaine Gook. Ce qu'était James Cook, M. Hiiber va vous 
le rappeler; ce qu'il a fait pour h géographie vous sera 
exposé par le docteur Haray; enfin, M. Crosnier de Varigny 
jettera un coup d'œil sur le théâtre des voyages de Cook. 
Une bibliographie de Cook par M. Jackson complétera le 
monument commémoratif de notre modeste cérémonie de 
.ce jour. 

Gook a été un des hommes les plus éminents de cette 
race de découvreurs dont l'Angleterre est si féconde. Et si 
parfois les autres peuples éprouvent quoique jalousie des 
succès géographiques de cette nation, nous tenons à hon- 
neur de reconnaître, en nous plaçant à un point de vue 
plus élevé, combien, en définitive, ces succès ont été les 
avant- coureurs de la civilisation. 

Le centenaire que nous célébrons aujourd'hui est un 

1. Assistaient ù celte réunion : M. R. Vicars Boyle, délégué de la Société 
royale géographique de Londres; — M, Alfred Rabaud, président et dé- 
légué de la Société de Géographie de Marseille; — M. Gazeau de Vauti- 
bault, délégué de la Société de Géographie de Lyon; — M. Gauthiot, 
sécrétai rc-général et délégué de la Société de Géograpliic commerciale de 
Paris; — M. Franz Schrader, délégué de la Société de Géographie com- 
merciale de Bordeaux. 



40961 



t CENTENAIRE 1»K LA MORT DE COOK. 

hommage rendu à ces succès. Cette cérémonie affirme en 
môme temp» le caractère fie sympathique confraternité in- 
ternationale que vous tenez à conserver à notre Société. 

Nous avons trouvé, messieurs, de la part de l'Amirauté 
d'Angleterre, le plus grand empressements nous envoyer, 
pour les mettre sous vos yeux, de précieuses reliques du 
grand navigateur. La Société royale géographique de Lon- 
dres a délégué un de ses membres, M. Vicars Boyle, qui 
siège près de nous, au milieu des délégués de nos Sociétés 
de France. 

Le môme empressement nous a été manifesté par plu- 
sieurs citoyens anglais, madame Brassey, notamment, qui 
vient de faire le tour da monde dans un simple yacht, et 
dont la plupart d'entre vous ont certainement lu l'intéres- 
sant récit, a largement contribué à notre exposition. Un 
envoi de M. de Ghapman, contenant des globes et une 
boussole employés par Cook, n'a malheureusement pas 
été expédié en temps utile. Enfin, nos collègues MM. Wil- 
liam Martin, Grosnier de Varigny, Hamy, Ballieu, Bertin, 
nous ont semblablement envoyé tout ce que leurs collec- 
tions renfermaient touchant le capitaine Cook. Le doc- , 
leur Hamy vous donnera, à la fin de la séance, quelques 
explications sur les objets qui composent notre exposition. 
Vous vous associerez à votre président pour exprimer vos 
remerciements à tous ceux qui ont contribué à former cette 
exposition. 



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CENTENAIUK UE LA MOUT DK CUOK. 



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COOK 

Par William Hl'BKR 

Messieurs, 

Cent années sur le cadran des siècles sonl p^u do chose 
pour une nation dont les origines remontent au plus loin 
du passé ; c'est beaucoup, au contraire, dans la vie d'un 
peuple sans histoire. 

De 1709 à 1779, Cook, dont le souvenir nous réunit au- 
jourd'hui, a fait entrer des peuple;- nouveaux dans la 
grande famille civilisée ; il a par sos voyages agrandi le 
monde, en ajoutant aux terres connue;, d'autres terres qui 
restaient dans les limbes géographiques au lointain des 
antipodes. 

Les résultats de la guerre de cent ans faite aux îles Hawaï 
par la civilisation à l'ignorance, vous montreront ce que 
peut rapporter à l'humanité chaque heure do sage adminis- 
tration sur une terre habitée par une race intelligente. 

Pour célébrer comme il convient le centenaire de la 
mort de Cook, la commission dont j'ai eu l'honneur do 
faire partie s'est divisé le travail : elle m'a chargé de vous 
rappeler la vie et les œuvres de l'homme dont le nom est 
à la hauteur des plus grands de l'époque ; notre collègue 
M. le docteur Hamy vous dira ce qu'était l'Océanie lors de 
sa découverte; enfin M. Crosnier de Varigny, ancien mi- 
nistre des affaires étrangères du gouvernement hawaïen^ 
vous exposera ce qu'elle est aujourd'hui. 



Jusque vers >.a moitié du siècle dernier, le blanc que 
laissait l'océan Pacifique sur les caries portait à peine les 
traces de quelques rides de burin, indiquant la présence 
d'îles pour la plupart seulement entrevues. Les hypothèses 
les plus diverses se donnaient libre cours : depuis long- 



4 CKNTEXAint: DE LA MOHT UE COOK. 

temps on se plaisail à supposer l'existence d'un grand con- 
tinent austral indispensable, disait-on, à l'équilibre du 
inonde et au rythme des jours et des saisons. 

C'était la question d'actualité comme l'est de nos jours 
celle du pôle nord. Plusieurs États avaient armé leurs vais- 
seaux pour la recherche d'une solution imposée par le 
double intérêt scientifique et commercial. — Dans ces 
voyages vers l'inconnu, les explorateurs avaient fait assaut 
d'audace : on eût dit que la marine à voile, pressentant 
une prochaine déchéance, voulait tomber digne de son 
passé, en gravant une dernière page ineffaçable sur le livre 
d'or de ses conquêtes. L'Espagne envoyait le Portugais 
Magellan, Juan Fernandôs,Quiros et Mendana; la Hollande, 
Lemaire, Schouten, Roggeween et Tasman ; la France, 
Bouvet, Marion, Kergueicn et de Bougainville; l'Angleterre, 
Byron, Anson, Wallis, Garteret et Gook. — Dans cette 
cohorte de hardis capitaines, ressortent en pleine lumière, 
dans le môme grand cadre du Pacifique, sous des pavillons 
également glorieux, les deux grandes figures contempo- 
raines de Gook et de Bougainville. 

C'est de Gook seul que nous nous occupons aujour- 
d'hui. 

James Gook était ne le 27 octobre 1728, i\ Marton, petit 
village du comté de Durham. — Ses parents, domestiques 
de ferme, n'ayant que leur travail pour faire face aux 
lourdes charges d'une nombreuse famille, Gook reçut 
les premiers éléments de l'instruction à l'école du village, 
aux frais de son propriétaire, qui discernait déjà chez l'en- 
fant une rare intelligence. 

A treize ans il entrait en apprentissage chez un mercier 
de la ville de Staith, grand marché de pêcheries. — Ce 
travail lui convenait peu. — Fasciné par la mer et ses 
voiles, il s'engagea pour sept ans comme mousse à bord 
d'un navire charbonnier, devint matelot et navigua comme 



CENTFXAIRF- DE LA MORT DK COOK. 5 

tel jusqu'en 1755, époque à liU(uello la gueiTo lut dcjclarOo 
entre la France et l'Anglelerre. 

James Cook, craignant l'enrôlement forcé de la presse, 
abus maritime d'alors, devança cet appel brutal en offrant 
volontairement ses services au roi. 

En 1759 il partait pour le Canada en qualité de « master» », 
à bord du vaisseau l'Aigle, commandé par le capitaine Pal- 
liser, plus tard vice-amiral, dont l'affectueuse protection 
le suivit dans toute sa carrière. Il se distingua de plusieurs 
manières au siège de Québec, particulièrement en exécutant 
une série de sondages sous le feu des batteries fran- 
çaises. 

En 1763 Cook s'embarquait pour Terre-Neuve en qualité 
d'ingénieur hydrographe. Ses travaux sont restés de pré- 
cieux monuments dans les archives de l'Amirauté. II con- 
quit pendant cette campagne le grade d'ingénieur de la 
marine; en 1706 il écrivait un mémoire sur une éclipse de 
soleil observée à Vile de Terre-Neuve, mémoire qui lui valut 
les éloges des savants et le classa d'emblée au nombre des 
bons astronomes. 

D'après cet exposé rapide des antécédents du grand na- 
vigateur, on se demande avec surprise quelle somme de 
travail l'ancien mousse a dû accomplir, quel esprit d'obser- 
vation et quelle justesse de raisonnement l'ont guidé, pour 
lui permettre de se familiariser seul, toujours entre le ciel 
et la terre, sans maître et presque sans livres, avec les cal- 
culs mathématiques indispensables à la solution des pro- 
blèmes de l'astronomie. 

En 1768, grâce encore à sir Hugh Palliser, il recevait do 
l'Amirauté, avec le grade de lieutenant de vaisseau, la mis- 
sion de se rendre à Tahiti, récemment découverte par le 
capitaine Wallis, dans le but d'observer un passage de 

1. Le master a rang d'offlcîer dans la marine anglaise; il est chargé du 
gréement, des observations astronomiques; il partage avec lecapitune la 
responsabilité de la route donnée. 



CKNTENAIUE DK LA MORT DK COOK. 

Vénus sur le soleil. -- L'administration française a consa- 
cré pur une colonne conimémorative le lieu où Cook avait 
érigé son observatoire. 

Les voyages de Cook sont connus; je ne ferai qu'ef- 
fleurer le sujet pour le remettre en mémoire et faire res- 
sortir les services qu'il a rendus à la science. 

Dans la première expédition, figurée en pointillé sur la 
carte*, Cook, monté sur le vaisseau VEndenvour, préféra 
doubler le cap Horn plutôt que de tenter le passage peu 
pratiqué du détroit de Magellan, qui l'eût retenu en lui 
prenant un temps précieux. 

Dégagé des bourrasques du sud, il cingla vers Tahiti, où 
il séjourna trois mois pendant lesquels il remplit sa mission 
astronomique et reconnut les îles voisines. — Il explora la 
côte de la Nouvelle-Zélande, entrevue en 1642 par Tasman 
et plus tard par Survilie. Il crut un instant avoir trouvé la 
Terra incognita amtralis qui préoccupait si fort les esprits, 
mais la découverte du canal de la Reine Charlotte et la circum- 
navigation des deux grandes îles lui prouvèrent son erreur. 

Faisant voile vers l'ouest, Cook découvrit la côte orien- 
tale de l'Australie. — Son point de débarquement reçut le 
nom de Botany-bay; il n'y vit que quelques huttes clair- 
semées, dont les misérables habitants s'er^^uyaient à son 
approche, n'acceptaient aucun présent et refusaient obstiné^ 
ment toute relation avec les voyageurs. — Quelle trans- 
formation depuis cette époque ! A peu de distance de Bota- 
ny-bay s'élève de nos jours la ville de Sidney qui, cette 
année même, convie le monde entier à une exposition uni- 
verselle. 

Après avoir acquis la certitude que l'Australie était sé- 
parée de la Nouvelle-Guinée par un large détroit où il 
s'engagea, l'explorateur opéra son retour en Angleterre en 
touchant à Java, au cap de Bonne-Espérance et à Sainte- 
Hélène. 

1. Voir la carte jointe à ce numéro. 



en 



' 



CENTENAIRE DE LA MORT DE GOOK. 7 

Dans ce long voyage de plus de trois années, Cook avait 
fait le tour du monde et sondé l'océan Pacifique sous plu- 
sieurs des latitudes et des méridiens où l'on espérait ren- 
contrer s grandes terres australes, vaguement indiquées 
par l'Espagnol Quiros deux siècles auparavant. — Cette 
consciencieuse exploration n'avait pas encore convaincu les 
esprits de leur non-existence; elles hantaient comme au- 
paravant le cerveau des savants. Une seconde expédition 
fut décidée, et Gouk fut tout naturellement désigné pour 
en prendre le commandement. 

Les vaisseaux la Résolution et l'Aventure appareillèrent 
le 13 juillet 1772; ils touchèrent Madère, les îles du Cap- 
Vert et Bonne-Espérance. 

Cook y fut informé que deux navires français, partis de 
l'île Maurice, avaient découvert une terre par 48" de latitude 
et que deux autres vaisseaux appartenant à la même nation, 
sous les ordres du capitaine Marion, étaient à leur recherche 
dans les mers du Sud. 

L'ardent Anglais se lança sur leurs traces; il fut tout d'a- 
bord arrêté par les ice-berg au 59° degré, mais réussit à 
pénétrer jusqu'au 67", où il rencontra les glaces polaires 
compactes. Remontant vers le nord, il chercha, sans la 
trouver, la terre qu'on disait découverte par les Français. 
Dans cette croisière il perdit de vue son vaisseau YAventure^ 
capitaine Furneaux, qu'il ne retrouva que trois mois plus 
tard à la Nouvelle-Zélande. L'Aventure avait reconnu et 
visité la terre de Van-Diemen, entrevue par Tasman; on la 
croyait encore reliée à l'Australie. 

Pour mettre h profit la mauvaise saison, pendant laquelle 
toute tentative vers le sud eût été impossible, Texpédilion 
gagna Tahiti, les îles des Amis et revint à la Nouvelle-Zé- 
lande. — Avant d'atteindre le canal de la Reine Charlotte, 
l'Aventure fut de nouveau séparée par une tempête. Cette 
fois Cook ne retrouva le capitaine Furneaux qu'en Angle- 
terre. 



8 , CENTFNAIHK DR lA MORT DR COOK. 

La vénération inspirée par le commandant aux indigènes 
de la Nouvelle-Zélande a passé d'une génération aux autres : 
M. Blakeney, actuellement secrétaire du service hydrogra- 
phique à l'Amirauté, affirme avoir vu, il y a vingt-cinq ans, 
l'arbre au pied duquel Gook avait déposé ses ordres pour 
sa conserve. Cet arbre était entouré d'une clôture, et rien 
ne pouvait décider les naturels à en permettre l'accès. Les 
mots Look under, « cherchez dessous », gravés par Cook 
lui même, étaient encore parfaitement visibles. 

A la fin de 1773, la Résolution atteignit au sud les latitudes 
de 67" 30' et de 71» 10', puis, remontant à l'île de Pâques, ré- 
cemment explorée par notre collègue M. Pinart, elle cingla 
vers le groupe des Marquises, se dirigea de nouveau sur 
Tahiti, en fixant les positions d'îles déjà reconnues par les 
Hollandais et par le commodore Byron. — Plus loin le na- 
vigateur toucha la terre du Saint-Esprit, visitée par Tas- 
man et par de Bougainville, qui lui avait donné le nom de 
Grande Cyclade et que Cook, après avoir reconnu l'en- 
semble de l'archipel, appela les Hébrides. Plus loin encore, 
la Nouvelle-Calédonie, tout à fait inconnue avant lui, et l'île 
de Norfolk, inhabitée. 

L'heure du retour avait sonné; en faisant route sur le 
détroit de Magellan, Cook se rapprocha une dernière fois 
du sud. Il découvrit l'île de la Géorgie^ dépassa le 60**; et 
le premier signalait la Thulé méridionale. Convaincu mainte- 
nant que s'il existait un continent austral il était à jamais 
enseveli sous les glaces, le commandant gagna le cap de 
Bonne-Espérance, Sainte-Hélène, l'Ascension, l'île Fer- 
nando de Noronha près des côtes du Brésil et les Açores. 
Il arrivait enfin le 30 juillet 1775 en Angleterre, après un 
voyage de 25000 lieues, égal à trois fois le tour du monde. 
Pendant cette absence de plus de trois ans, il n'avait perdu 
que quatre hommes; ni un espars, ni une voile de ses na- 
vires n'avaient été endommagés. 



CENTENAIRK DE LA MORT DE COOK. 



# 



Un mot, maintenant, sur l'homme lui-môme auquel la 
géographie doit tant de découvertes. Le Irait principal du 
caractère de Gook était une ténaclé énergique suffisam- 
ment prouvée par ses quatre assauts contre la barrière de 
glaces sous laquelle se dérobe le continent austral, objet 
de sa mission; quatre fois les proues de ses vaisseaux 
heurtèrent la banquise, et ses masses flottantes, qui l'en- 
veloppaient, le forcèrent à louvoyer au milieu d'une 
brume épaisse dans leur dédale inextricable; il n'aban- 
dc na la partie .ju'après avoir, le "premier d'entre tous, 
avec son vaisseau la Résolution , tracé son ineffaçable 
sillage dans la région du cercle antarctique. Son cou- 
rage tenait moins de la témérité que du pouvoir de se 
posséder lui-même : il se montrait d'autant plus calme que 
le péril était plus grand. 

Tantôt sous l'âpre climat du pôle, tantôt sous les feux 
directs de l'équateur, son équipage fut maintenu, par ses 
soins de chaque instant, dans un état de santé parfaite. 
Toujours préoccupé de la vie des hommes qui lui étaient 
confiés, il inaugura pour les voyages au long cours tout un 
système d'hygiène qui fait encore école aujourd'hui, malgré 
les progrès accomplis par la médecine. 

Cook était foncièrement bon ; ses rapports avec les indi- 
gènes ont toujours été empreints d'humanité et de vraie 
philanthropie. Il fermait les yeux sur leur disposition au vol 
et sur d'autres défauts qu'il attribuait au seul manque de 
contact avec la civilisation ; il ne sévissait que lorsque la 
mansuétude eût compromis le succès de l'expédition ou 
mis en danger la vie des siens. Ce n'était pas par des pré- 
sents destinés à flatter leur coquetterie ou leur amour des 
combats qu'il cherchait à gagner l'amitié des sauvages; 
visant plus haut et plus loin, avec la certitude de n'en tirer 
aucun parti pour lui-même, Cook mettait secrètement en 
liberté dans ces archipels des animaux domestiques amenés 
d'Europe ou du Gap, ou semait des graines d'arbres à 



10 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

fruit et des légumes provenant de climats analogues. 

Toutefois, si le capitaine se laissait emporter, de temps 

autres, par sa vivacité naturelle, sa bi mveillance avait 
bientôt raison de ces instants d'oubli ; son grand cœur ne 
connaissait pas la rancune; il savait se faire craindre et 
aimer à la fois. — Ses officiers et ses matelots disaient qu'il 
était Vesprit tutélaire des expéditions; ils avaient foi dans 
son étoile. — Dans les moments de péril tous les yeux se 
tournaient vers lui ; son sang-froid élail, en quelque sorte, 
contagieux et chacun reprenait courage et confiance en 
voyant au plus fort du danger son énergique et impassible 
visage. D'un jugement froid, prompt et sûr, d'un esprit 
fécond et plein de ressources, Gook unissait à un grand 
génie cette force d'application, cette volonté au travail sans 
laquelle rien de grand ne saurait être accompli. 

Au physique, il était de haute taille, bien fait ; il avait la 
tête petite et fine, les cheveux iiès bruns; ses yeux noirs et 
perçants, ombragés par d'épais sourcils, lui donnaient une 
expression plutôt dure. Sa robuste constitution supportait 
toutes les fatigues et toutes les privations. Il était simple 
d'habitudes et de goûts, franc, modeste dans le monde jus- 
qu'à la timidité ; parlant peu et répondant toujours obli- 
geamment. 

Le désir d'apprendre avait triomphé d'une instruction 
insuffisante. Il s'exprimait avec clarté sans aucune préten- 
tion, comme en témoigne une note manuscrite signée de sa 
main et déposée ce soir parmi ces reliques venues tout 
exprès d'Angleterre : « Je n'ai, dit-il, aucune disposition 
naturelle, ni aucune expérience de rédaction. J'ai constam- 
ment été à la mer depuis mon adolescence et me suis péni- 
blement élevé, avec l'aide de quelques amis, de l'emploi de 
mousse au grade de commandant. — Cet aveu sincère me 
fait espérer que les naïvetés (blunders) de mon journal 
seront excusées. » 

Ce livre, messieurs, malgré ses naïvetés, comme il les 



f.ENTKNAïaE DE LA MORT DE COOK. 



H 



il les 



nomme, a cependant captivé bien des jeunes imaginations; 
elles en font le charme ; il a décidé de bien des carrières 
brillantes ailleurs qu'en Angleterre. Si l'amiral qui préside 
avec tant de zèle notre Société veut bien me permettre 
d'évoquer ici le souvenir de ses impressions d'enfance, je 
suis sûr qu'il ne me démentira pas. 

Tel était Gook, dont toutes les bouohes prononçaient le 
nom lors de son second retour en Angleterre. — En 1776 
il était nommé membre de la Société royale de marine et 
recevait la médaille d'or pour un remarquable mémoire sur 
les marées, la force et la direction des courants dans les 
mers du Sud. 

Alors, comme aujourd'hui, l'Angleterre était ardente 
aux découvertes géographiques ; la question du continent 
austral vidée négativement par les récents voyages, les 
esprits s'étaient emparés de l'idée de trouver un passage 
dans le nord, pour atteindre plus directement la Chine et le 
Japon. Plusieurs marins se sont illustrés par une vaine 
recherche de cette route : outre Sébastien Cabbot, Davis, 
Hudson et Baffin , Frobisher (1576), James et Fox (1631), 
Wood (1676), Middleton (1741), Smith et Moore (1746), 
enfin Phipps (lord Mulgrave) (1773), étaient revenus [sans 
avoir réussi. 

Gomme on agitait dans un dîner la question de savoir à 
qui remettre le commandement de cette audacieuse entre- 
prise, le capitaine Gook, l'un des convives resté longtemps 
pensif, sentit se réveiller toute son intrépidité; il se leva 
pour déclarer qu'il était prêt à reprendre la mer. La pro- 
position fut accueillie avec joie; nul mieux que lui ne con- 
naissait les difficultés des régions polaires, nul ne saurait 
mieux ménager la vie de ses hommes et conduire ses vais- 
seaux dans ces régions de chaos et de misère. 

Son équipage fut embarqué sur la Résolution, le même 
vaillant navire qui l'avait déjà porté autour du monde, et 
sur la DécouvertCf capitaine Glerke. Laissant sa femme et 
six eufants; Gook partit le 12 juillet 1776, dans la prévision 



H 



CENTENAIRE F>E LA MORT DE COOK. 



d'un succès qui devait mettre le comble à sa gloire. — 
C'était au contraire la mort qui l'attendait dans ces mômes 
régions auxquelles il avait donné une vie nouvelle. 

Le commandant reçut l'ordre de se rendre dans l'océan 
Pacifique par le cap de Donne-Espérance, de franchir le 
détroit de Behring et de rallier les côtes d'Angleterre par 
le nord américain. Dans sa roule du cap à la Nouvelle-Zé- 
lande, l'expédition sa rapprocha du sud ; elle reconnut le 
groupe d'îles découvert en 1772 par Marion Dufresne et 
Crozet; plus loin, la terre que Kerguelen avait longée pen- 
dant 40 lieues en 1773, où il avait laissé la trace indiscutable 
de son passage en y déposant une bouteille retrouvée par 
les officiers de la Bésotution. 

Ce fut de Tahiti que le 2 janvier 1778 Gook prit la route 
du nord; il toucha les îles Sandwich. La découverte de ce 
groupe lui est attribuée; mais, sans rien ôter à son mérite, 
il convient de rappeler que des cartes antérieures à 1778 
signalent des îles sous les mêmes coordonnées géographi- 
ques dont la découverte serait due à Juan Gaëtano, en 1555, 
alors que l'Espagne régnait encore sur presque toutes les 
mers*. — On n'en avait plus entendu parler depuis cette 
époque, et l'on doit à Gook de les avoir exactement signa- 
lées; c'est du jour où il mit le pied sur leurs rochers que 
date leur histoire. 

Il est bien difficile, dans ces régions parsemées d'autant 
d'îles et de récifs que le ciel l'est d'étoiles, de préciser avec 
exactitude le nom auquel revient l'honneur d'une décou- 
verte. Une difi'érence de quelques secondes dans les déter- 
minations géographiques anciennes ou nouvelles suffit 
pour induire en erreur le plus consciencieux marin. — Tou- 
tefois, à côté du fait certain que Cook a, le premier, vu un 
grand nombre d'îles inconnues, on lui doit, sans conteste, 
leur groupement par archipels distincts et d'avoir de la 
sorte éclairé la vaste carte du Pacifique. 



1. Quatorte ans aux îles Sandwich, par C. de Varigny. Hachette, 1874. 



loire. — 
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CENTENAinE DE LA MORT DE COOK. 13 

Pour se rendre au détroit de Behring, Cook longea les 
côtes inexplorées de l'Amérique du Nord, découvrit la 
rivière qui porte son nom, dans laquelle il crut voir une 
passe possible vers labnie de Baffln. Il entra dans le détroit 
de Behring le 18 août 1778 et s'arrêtait devant les glaces 
par 70° 44' de latitude. La saison était trop avancée pour 
tenter un nouvel effort; l'expédition rentra aux îles Sand- 
wich pour y passer l'hiver. C'est là que se place le drame 
flnal de cette vie si bien remplie. 

En cherchant un port pour y réparer ses navires, Cook 
avait découvert, le 30 novembre 1778, l'île Hawaï, la plus 
importante du groupe auquel elle devait donner son nom. 
Le 17 janvier, il jetait ses ancres dans la baie de Kéala- 
kékoua. Ses rapports avec les indigènes furent d'abord 
excellents; tous les chefs vinrent le voir et lui donnè- 
rent les marques de la plus haute déférence; ils apportaient 
aux Anglais, qui ne s'en rassasiaient pas après un été po- 
laire, de la viande fraîche, des fruits, et ce qu'ils avaient 
de plus précieux. 

Les naturels se lassèrent-ils de satisfaire aux demandes 
des marins? On l'ignore. Toujours est-il qu'ils virent sans 
regret les navires appareiller le 4 février 1779 pour re- 
prendre la route de Kamtschatka. A peine en mer, la Réso- 
lidion et la Découverte sont assaillies par une violente tem- 
pête; le mât de perroquet delà Résolution est brisé; cette 
avarie, la première de quelque gravité qu'éprouvait ce vais- 
seau depuis sept ans qu'il parcourait les mers sous toutes 
les latitudes, obligea le capitaine Cook à rentrer dans la 
baie de Kéalakékoua. On eût dit que l'étoile de Cook pâlis- 
sait. L'accueil de la part des habitants fut cette fois assez 
froid; il ne se passait pas de jour qu'il ne se commît quel- 
que soustraction dont on ne recherchait pas les auteurs. 
L'impunité aidant, les vols devinrent plus fréquents et plus 
audacieux; quelques rixes s'ensuivirent, jusqu'à ce qu'enfin 
disparût le canot de la Découverte. La tolérance n'était plus 
permise : Cook se rendit à terre pour s'assurer de la per- 



u 



CENTKNAinE DE LA MORT DK COOK. 



sonne du chef comme otage, en attendant la restitution du 
canot. Au moment oi!i il allait être embarqué, sa femme 
et deux autres chefs cherchèrent à le retenir pendant 
qu'un homme rôdait autour de Gook, tenant un poignard 
à demi caché dans sa main. Un officier lui asséna un coup 
de crosse pendant qu'un sergent tuait d'une balle un indi- 
gène blotti derrière une pirogue, prôt à lancer -on dard. 
Le tumulte éclata ; les Kanaques, en dépit des décharges 
de mousqueterie, repoussèrent les Anglais dans la mer. 
Quatre soldats furent tués, trois autres blessés. 

Gook, séparé des siens de quelques pas, restait seul sur 
le rivage; ses officiers voulurent lui porter secours, mais 
d*un geste il ordonna de cesser le feu. Tant qu'il recula, 
faisant face à ses agresseurs, ceux-ci se tinrent à distance ; 
mais dès qu'il se retourna pour sauter dans le canot, un 
homme bondit soudain de la foule et lui porta un coup de 
pique derrière la tête. Le commandant tomba. Au moment 
où il cherchait à se relever, un second coup de pique, disent 
les uns, de poignard, affirment les autres, retendit raide 
mort. 

Plusieurs sauvages traînèrent son corps sur le haut du 
rocher, où on les vit assouvir leur furie en s'arrachant leurs 
armes de main en main pour percer et lacérer le corps de 
leur victime. La hache de pierre que vous voyez ici, appar- 
tenant au musée de Douai, fut, dit-on, un des instruments 
de cette profanation. 

Telle est la version anglaise de la mort du hardi marin, 
d'après M. Samwell, un des témoins oculaires du drame^ 
Il en est d'autres qui ne diffèrent que par quelques détails i 
Nous ne saurions passer sous silence la tradition indigène, 
conservée par une complainte en langue kanaque. 

Gook aurait été pris par les sauvages pour un de leurs 
dieux, LonOf parti de l'île depuis plusieurs siècles à la suite 
du meurtre de sa femme, commis par lui dans un moment 
de folle jalousie. — Il avait juré de revenir un jour. — Les 
témoins de ces choses étaient morts, d'autres les avaient 



ution du 
a femme 
pendant 
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un coup 
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— Les 
avaient 






j 



CËNTENAinE DE LA MOIlT DE COOK. 15 

suivis dans la tombe, les années et les siècles s'étaient 
écoulés, la légende restait entière, mais Lono, leur roi et 
leur dieu, n'était pas encore revenu. 

Saisis de surprise et de crainte à la vue des vaisseaux, 
des visages blancs, des costumes et des armes h feu, les 
habitants, sur la foi de leurs prôtres, saluèrent dans Cook la 
divinité si longtemps attendue. — Tout alla bien pendant 
quelques jours ; les présents réservés aux autels furent 
offerts à Lono. — Toutefois certains doutes pénétrèrent 
les esprits : ceux que l'on considérait comme des dieux 
inférieurs se conduisaient souvent à terre comme de sim- 
ples mortels. — 11 fut décidé qu'on aurait recours à une 
épreuve : un jour que Lono et sa suite arrachaient la pa- 
lissade d'un temple pour en emporter le bois^ un des con- 
jurés serra le chef dans ses bras en lui arrachant un cri de 
douleur. « Il crie, hurla la foule, donc il n'est pas un dieu. » 

— Elle massacra celui qui n'était plus, à ses yeux, qu'un 
imposteur. 

La fatale nouvelle eut un grand retentissement en Angle- 
terre ; ses échos se propagèrent dans le monde entier. — 
Ce dénouement tragique, loin de refroidir l'ardeur des 
voyageurs, sembla la stimuler. La liste en serait longue. 

Disons seulement que les tempêtes du Pacifique et les 
tourmentes du pôle austral ont souvent fait rage sur les 
pavillons que portaient fièrement à leur poupe les vais- 
seaux des Bougainville, des La Pérouse, des Fleuriot de 
Langie, des d'Entrecasteaux et des Dumont-d'Urville. 

Les résultats des voyages de Gook sont de ceux qu'il est 
malaisé de résumer en peu de mots. Rappelons à grands 
traits que l'illustre navigateur a fait évanouir l'illusion 
d'une grande terre australe; qu'il a donné à l'Angleterre 
la Nouvelle-Zélande, l'Australie, et à la géographie une mul- 
titude d'îles perdues dans l'immensité de l'océan Pacifique. 

— Il a développé l'astronomie nautique en la mettant à la 
portée de tous. Il a étudié les marées, les forces et les di- 



10 



CENTFMAHIK DE LA MORT DE COOK. 



rections des courants, la théorie dos variations do la bous- 
sole, les aurores australes. Les collections botaniques du 
Muséum de Londres se sont enrichies de 1 200 plantes nou- 
velles. — Cook a étudié l'homme dans son régime social 
primitif, dans sa perrcclibilité, dans ses migrations. Il a 
retrouvé dans toutes ces îles les traces frappantes d'une 
origine asiatique constatée par le type, par les mœurs, par 
les idiomes. — Au nord, il a prouvé que les Esquimaux se 
sont étendus à 1 500 lieues du Groenland, jusqu'au détroit 
de Behring, que les côtes de l'Amérique et de l'Asie étaient 
voisines, et que, pour trouver un passage nord-ouest, il 
fallait remonter au delà do la limite des glaces. — Cook a 
inauguré à son bord de nouveaux principes d'hygiène en- 
core suivis de nos jours; enfin il a ouvert à tous les peuples 
sauvages qu'il a visités de nouveaux horizons civilisés, com- 
merciaux et religieux. — Un poète du temps a dit : 

Sa voile en arriv.-inl leur unnonçail lu paix, 
Et s:i voile en piirtant leur laissait des hienfails. 

L'année môme de la mort de Cook, la France montrait 
une fois de plus son'esprit chevaleresque : malgré la guerre 
que se faisaient les deux nations, alors que les navires an- 
glais et français se donnaient avec acharnement la chasse 
dans toutes les mers en faisant feu de toutes leurs pièces, 
une lettre de M. de Sartines, alors ministre de la marine, 
« considérant l'utilité pour toutes les nations des récentes 
découvertes de Cook, » établissait la neutralité des navires 
de l'expédition anglaise et enjoignait à tous les comman- 
dants de vaisseaux armés de les traiter en amis. 

Dans nos temps pacifiques, messieurs, la Société de Géo- 
graphie de Paris ne pouvait invoquer un précédent plus 
éloquent pour célébrer de ce côté du détroit le centenaire 
d'un homme qui est une des gloires de la marine,|en même 
temps qu'un des bienfaiteurs de l'humanité. 



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CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 17 

COOK ET DALRYMPLE 

Por le D' E. T. HAMY. 

I 

Un nouveau passage de Vénus sur le soleil était annoncé 
pour le 3 juin 1769, et l'imminence de cet événement as- 
tronomique, auquel il n'avait été donné d'assister qu'une 
seule fois, depuis que les travaux de Halley en avaient fait 
comprendre l'importance, émotionnait vivement le monde 
scientiflque presque entier. L'insuccès accidentel de la 
plupart des expéditions tentées huit ans plus tôt pour étu- 
dier le môme phénomène, les causes d'erreurs tout à fait 
imprévues que quelques-uns des astronomes avaient été en 
mesure de reconnaître, les écarts considérables entre les 
données numériques qu'ils avaient rapportées des difTé- 
rentes stations ^ tout cela faisait désirer que de nouveaux 
eiforls fussent tentés pour obtenir de meilleurs résultats. 

Les corps savants réclamèrent des pouvoirs publics l'envoi 
d'observateurs choisis, en certains lieux soigneusement dé- 
terminés, et leurs demandes furent quelquefois accueillies 
avec faveur. 

Nulle part le mouvement ne s'accentua d'ailleurs avec 
autant d'énergie que dans la patrie de l'astronome illustre 
qui avait le premier saisi la valeur du phénomène qu'on 
allait revoir, et en avait préparé d'avance tous les éléments 
de calcul. Informés du rôle important que pouvait jouer, au 
moment du passage de 1769, un observatoire établi dans les 
mers du Sud % les 'membres de l'Amirauté anglaise qui, 

1. Vuyez sur ce sujet l'ai-licle inséré par M. J. Bertrand dans le numéro 
de février 1872 du Journal des Savants, p. 111-126). 

2. J. de la Lande, Explication d'une carte du passage de Vénus sur le 
disque du soleil, qui doit arriver le 3 juin 1769 {Hist. de l'Acad. roy. de 
se, 1764. Hist., p. 123.) 

2 



18 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



depuis l'avènement de Georges IF, multipliaient avec une 
si noble ardeur les grandes entreprises géographiques, 
avaient chargé Wallis, partant au mois d'août 1766 pour 
faire le tour du monde, de choisir dans sa traversée de 
l'océan Pacifique un emplacement pour la station astrono- 
mique qu'ils se proposaient d'établir. 

La nouvelle expédition était décidée en février 1708, et 
sur les conseils de Wallis, rentré le 10 mai suivant, on 
choisissait pour observatoire le Port Royal, dans l'île de 
Taïti, que le marin [anglais, croyant l'avoir découverte', 
avait nommée Vile du Roi George. Le commandant devait 
rapidement gagner le poste qui lui était assigné, observer 
le passage, enfin marcher, d'abord au sud, puisa l'ouest, 
pour tenter de nouvelles découvertes ^. 

Parmi les hommes qui semblaient devoir le mieux rem- 
plir la double mission qui s'imposait au chef d'une sem- 
blable entreprise, on citait surtout à la Société royale un 
savant hydrographe, Alexander Dalrymple, que de nom- 
breux voyages et de longues études spéciales avaient rendu 
particulièrement habile dans l'art nautique. 

Pendant cinq ans (1759-1 764) Dalrymple avait parcouru 
les mers orientales, amassant de nombreux documents de 
toute sorte, qu'il devait fort heureusement utiliser plus 
tard au profit de la science et de son pays, et recueillant, 
surtout des mains des Espagnols, quantité de matériaux 
précieux sur leurs navigations ^ Il avait inséré en juillet 
1767, dans les Philosophical Transactions, une dissertation 
très ingénieuse sur les îles de corail des mers de Bornéo 



1. On sait aujourd'hui que Tahiti a »''té découverte par rexpcdition ospa- 
{,'nole de 1505-1506, commandée par Quiros et Torrcs. 

2. Hawlvcsworth, Introduct. générale, pAss. {Relation des voyages entre- 
pris pour faire des découvertes dans l'hémisphère méridional, etc., trad. 
i'v., vol. 1. Paris, 1774, in-i". 

:j. A. Dalryiiiple, An Ilislorical Collection of the several Voyages and 
Discoveries in the South Pacific Océan., \o\. I. Lo don, 1770, m-i". Intro- 
duction, p. XXII-XXUI. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. ii 

et sur les éléments qui contribuent à leur formation i. Il 
publiait au mois d'octobre de la môme année une carte du 
Pacifique méridional, où se trouvaient indiquées les décou- 
vertes antérieures à 1764, et plus particulièrement celles 
qui semblaient appuyer Texistence d'un continent aus- 
tral 2. Il laissait en même temps circuler quelques exem- 
plaires d'un traité sur les découvertes faites dans Vocéan 
Pacifique méridional., dans lequel se trouvait exposé, avec 
une remarquable érudition, l'état des connaissances qui 
paraissaient acquises sur les régions du globe que l'expé- 
dition en partance était chargée de visiter =*. 

Malheureusement Alexander Dalrymple n'appartenait 
à aucun titre à la marine royale, et sir Edward Hawke, qui 
était h la tête de l'amirauté, peu soucieux de voir se re- 
produire les fâcheux événements qui avaient marqué les 
voyages de Halley, refusa énergiquement de donner au 
savant hydrographe ce qu'on avait eu le tort d'accorder 
autrefois à l'illustre astronome. II déclara que sa con- 
science ne lui permettrait jamais de confier un vaisseau du 
roi à un homme qui n'était pas de la Royal Navy*, et sur 
la proposition do Stephens, chaudement appuyée par sir 
Hughes Palliser, il désigna pour commander l'expédition 
un ancien maître, que ses aptitudes pour les études hydro- 
graphiques avaient fait élever au grade d'ingénieur de la 
marine pour Terre-Neuve et le Labrador ». 

G'étaiUTames Gook; James Gook, que Tun de ses pro- 

1. A. Dalrymple, Onthe formation of Islands {Philosoph. Transact.,vo\. 
!,VII,1767, p. 394, et Historic. Collect., vol. I, p. 22, 1770). 

2. M. Chart of the South Pacific Océan pointir.g ont thc Diso'ieriex 
mode therein, previous to 1764. Publish. Octob. 1767. 

3. 1(1. The Discoveries made in the South Pacific Océan, 1768 (cf. An 
Historic. Çollect. Pref, p. vu). 

4. Cf. A. Kippis, Vie du capitaine Cook, trad. fr. Paris, 1789, ln-4», 
p. 14, etc. 

5. Dalrymple, dans iiil posl-scriptum que 1 on trouve à la fin de la lottrc 
à Hawkesworth, dont il est question plus loin {Post-script, to the Public, 
p. 32) a fuit ullus ii,dans des torniesassez péniblcs,aux influencescxcrcées 



20 Centenaire de là mort de cook. 

lecteurs, le docteur Bevis, présentait l'année précédente 
à la Société royale comme « un bon mathématicien » et 
un homme « très-expert dans l'exercice de sa profession,» 
et qui devait si vite et si brillamment justifier la confiance 
de ses chefs et le choix de l'Amirauté britannique. 

Dalrymple ne pouvait admettre que l'on mît en 
parallèle les modestes services du topographe de Terre- 
Neuve avec ceux qu'il avait rendus lui-même, en ouvrant de 
nouveau à ses compatriotes les routes du grand archipel 
d'Asie ^ Blessé dans son amour-propre, déçu dans ses 
légitimes espérances, il ne pardonna jamais à son heureux 
rival la préférence inattendue dont il était l'objet, et l'on 
peut dire, sans exagération, que, dans sa longue carrière, 
il n'a point perdu une occasion d'amoindrir l'homme ou de 
rapetisser son œuvre. 

Cette œuvre immense que Cook sut mener à bon terme, 
dans l'espace de moins de onze ans, renversait d'ailleurs le 
système géographique dont Dalrymple s'était constitué 
en Angleterre le plus intrépide défenseur, et la querelle de 
personnes vint se doubler d'un conflit de doctrines, lorsque 
au retour de son premier voyage, Cook put montrer que le 
continent mistral, dont sou adversaire affirmait si ré- 
solument la réalité, n'existait pas au nord de iS** 22' de 
latitude S., entre les méridiens de Taïti et de la Nouvelle- 
Zélande. 

Après avoir observé avec succès h Taïti le passage de 
Vénus, visité les îles voisines, en partie nouvelles pour la 
science, et auxquelles il imposait le nom û'iles de la So- 



sur le « digne et brave ancien ofticier, qui était à la télé ,de l'Amirauté 
quand VEndeavour fut acheté. » 

« Ses idées sur les découvertes, écrit Dalrynipic, furent claires et justes 
dans la seule conférence que j'aie jamais eue avec lui, et on m'a dit qu'il 
avait ensuite déplore que je ne pusse point partir. Mais sa nature ouverte, 
honnête, ù l'abri de tout soupçon, l'a exposé, je crois, aux insinuations 
d'hommes rusés, qui se sont efforcés, etc., etc. 

1. Cf. Historié. Coll. Introduct., p. \xiii et x\v. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



21 



édente 
en » et 
ision,» 
nuance 

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Tant de 
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leureux 
et l'on 
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1 terme, 
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si ré- 
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uvelle- 

•age de 
Ipour la 
la So- 

t'Amirauté 

', et justes 
dit qu'il 
, ouverte, 
linuations 



î 



ciété, Gook avait marché droit au sud vers les terres in- 
diquées sur la carte de Dalrymple de 1767, et dépassé de 
près de 20 degrés dans cette direction les latitudes assignées 
aux côtes hypothétiques du fameux continent austral. 

Il n'y pouvait rien rencontrer. La terra Amtralis incO' 
gnita^ les grandes terres magellaniques, tout cela n'existait 
que dans l'imagination échauffée de quelques géographes, 
et les observations sur lesquelles ils s'étaient appuyés 
pour admettre ces belles choses étaient ou mal fondées, 
comme les signes de terre mentionnés par Quiros, ou illu- 
soires, comme celles de Juan Fernandez. Quelques îlots 
perdus au milieu des profondeurs de l'Océan méridional, 
rari liantes in gurgite vastOy représentent seuls le troi- 
sième monde que les cartographes du xvi" siècle avaient 
si hardiment tracé. 

Gook poussant ensuite vers l'ousst, entre 30 et 40 degrés, 
avait découvert la côte orientale d'Ika-Na-Mawi, que quel- 
ques-uns de ses compagnons prenaient d'abord pour le 
continent cherché, mais qu'une circumnavigation opiniâtre 
de près de six mois vint démontrer n'être qu'une des deux 
grandes îles de l'archipel de la Nouvelle-Zélande, dont 
Tasman avait touché, cent vingt-sept ans plus tôt, le bord 
occidental, et où l'infortuné Marion devait bientôt après 
trouver une mort horrible. 

Tout le monde sait qu'en quittant la Nouvelle-Zélande, 
dont il venait de dresser la carte hydrographique presque 
complète, Gook alla aborder sur ces plages aujourd'hui 
peuplées par ses compatriotes, auxquelles il imposa le 
nom de Nouvelles-Galles du Sud, et que la reconnaissance 
de toute la bande orientale de l'Australie et la traversée 
du détroit qui la sépare de la Nouvelle- Guinée vinrent 
couronner cette mémorable campagne. 

Il 

Pendant que Gook détruisait en partie le système qui 



22 



CENIENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



régnait incontesté dans la cartographie depuis la fin du 
moj^en âge, Dalrymple publiait à Londres les deux pre- 
miers volumes de son Historical Collection, dédiée à la 
mémoire de Quiros, cet « émule de Magellan », ce « héros 
des premiers âges » qui, « non par sa bonne fortune, mais 
par son courage et sa science, est parvenu à découvrir un 
continent méridional, « sMcceerf in establishing an Inter- 
course with a Southern Continent ■«. 

Il est question dans l'introduction du recueil, de contrées 
australes inconnues, égales en étendue à toute VÂsie civi- 
lisée, de la Turquie à la Chine *, et la moitié du premier 
volume est consacrée à ce même Quiros dont le nom est 
proclamé immortel et dont la théorie australe est repré- 
sentée comme une sublime conception *. 

La postérité n'a pas plus ratifié le jugement de Dalrym- 
ple sur Quiros que sur son œuvre. Les documents histo- 
riques publiés dans ces derniers temps en Espagne et en 
Angleterre ont singulièrement amoindri le personnage'. 
Quant à sa découverte, Bou^rainville, coupant entre 46 et 
17 degrés de latitude sud, le méridien de la trop fameuse 
terre australe du Saint-Esprit, montrait, avant même que 
l'impression du recueil de Dalrymple fût menée à bon 
terme, que cette terre n'est « autre que l'archipel des 
grandes Gyclades que Quiros avait pris pour un conti- 
nent* ». 



I 



4 



1. Dalrymple, An Historié, Collecf. Introd., p. xxiv. . : , . 

2. Id.,tWd.p.95. 

3. Voir en particulier l'appendice VI de l'édition de Morga, publiée pour 
la société Hakluyt en 1868, par lord Stanley d'Aldorlcy (T/te Philippine 
Islands, Moluccas, Siam, Cambodia, Japan and China, al the close of the 
sixtemlh Centunj bij Antonio deMonja, tranilatedlVom ilic Spanisli., etc.), 
et un mémoire de don J. Zaragoza : Descubrimienlos de los Espanoles enel 
mar del Sur y en las costas de la Nueva Guinea, qui a paru au Boletin 
de la Sociedad geogràfica de Madrid de janvier 1878, p. 7.G6. 

4. De Bougainvillo, Voyage autour du monde par la frégate du Roi la 
Boudeuse, et la flûte l'Étoile en 1766, 1767, 1768 et 1769, Paris, 1771 in-t". 
p. 257. — Le voyage de Bougainville n'a été imprimé qu'un an après le» 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



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[ubliée pour 
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au Boletin 

du Roi Va 

1771 in- i»» 

lin après lo* 



C'est sans nul doute à cette importante constatalion qui 
mettait à néant la conception sublime du « héros des pre- 
miers âges », que Bougainvilie dut, en grande partie, les 
outrages que lui prodigua le défenseur h outrance du con- 
tinent austral *. 

En malmenant de si rude façon un navigateur qui venait 
d'honorer le pavillon français, l'hydrographe britannique 
ne risquait assurément point de soulever contre lui l'opi- 
nion publique d'outre-Manche ". 

Mais il n'eût point été prudent à lui de brutaliser Gook 
comme il brutalisait Bougainvilie ou tout autre. Bien civant 
l'impression de la rédaction officielle du voyage de VEn^ 
deavour, des relations plus ou moins imparfaites en avaient 
circulé en Angleterre et même en France ^, et ces récits 
tronqués avaient excité partout un intérêt si vif, qu'il 
s'était trouvé des libraires pour acheter à Hawkesworth, 

deux premiers volumes de VHistorical Colleclion, mais notre grand navi- 
gateur était rentré à Saint-Milo le Ifi mars 17G9. Les relations de Dalrym* 
pic avec d'Après de Mannevillotte l'avaient certainement mis au courant 
des principaux épisodes du voyage, — ses injures contre Iknigainville 
en font foi — et lu dédicace, où elles font si triste figure, est datée du 
1er janvier 1770. 

1. Not to HIM, dit Dalrymplc en parlant de Bougainvilie, who disco- 
vered scarcely anij tliiny but PATAGONIANS, Not to HIM — who /îrom 20" 
south Latitude, TIdnIdng it impossil)le to 30 on DISCOVEU Y intoSO'south. 
Determined to corne — HOME — round the World In to 50" North. — 
Not to HIM — ivho Infatuated with Female Blandishments, Forgot for 
what he went abroad And Hasten'd back to amuse The European World 
With Slories of Encliantments In the NEW-CYTHEREA; but., etc.. this 
historical Collection... is presented . . . 

2. Dalrymplo a souvent flatté les passions antifrançaises de ses com- 
patriotes. Dans sa polémique contre Cook, par exemple, il compare les 
plans de VËndenvour à ceux di; ces voi/ages français «du gaillard d'avant 
à celui d'arrière » ou la fantaisie et l'imagination « éclipsent nature et vé- 
rité ». Certain dessin de la mémo collection lui rappelle un maître à dan- 
ser de France donnant une leçon de maintien. Les planclies 21 et 22 sont 
honteuses pour un livre anglais, et feraient rougir il/Ail/fî un Gasco7i... etc 

3. Nous citerons par exemple le volume publié sous les noms de Banks 
et Solander par Becket et de Hondt dès 1771, et traduit par de FréviUc 
pour Saillant et Nyon en 1772. 



24 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

au prix de six mille livres sterling, le texte complet dont 
l'Amirauté lui avait confié la rédaction*. Grâce au noble 
désintéressement de sir Joseph Banks, qui avait abandonné 
au profit de l'œuvre commune les notes de toute espèce 
rassemblées soit par lui, soit par ses auxiliaires dans le 
cours de l'expédition, Cook qui n'avait écrit lui-même que 
le journal presque exclusivement nautique, dont l'original 
est actuellement sous nos yeux, Cook, disons-nous, se trou- 
vait plus populaire que Byron, Wallis, Garteret, dont les 
campagnes étaient associées à la sienne dans la collection 
officielle. 

Dalrymple comprit bien que des attaques directes contre 
un adversaire si bien posé dans l'opinion, au lendemain 
de celte publication triomphale, tourneraient à sa propre 
confusion. Ce fut à Hawkesworth, le rédacteur officiel de 
l'Amirauté, qu'il crut pouvoir s'en prendre pour les « impu- 
tations mal fondées et grossières » introduites dans son 
texte ^ 

Hawkesworth avait lu et confié à relire sa rédaction à 
Cook, pour lui donner, comme il le dit lui-même, « toute 
l'authenticité dont elle étoit susceptible ». Attaquer Haw- 
kesworth, c'était attaquer Cook, sans blesser l'opinion. Ce 
détour permet à Dalrymple de prendre sur son ennemi 
bon nombre d'avantages. H constate, par exemple, que l'in- 
justice qu'il a essuyée dans le refus du commandement du 



{. Note de la « Préface des éditeurs Français » de la collection Haw- 
kesworth. Dalrymple a calculé que cela faisait 38 livres à la feuille. 

2. A Letter frorn M. Dalrymple to D' Hawkesworth, occasioned by somt 
groundless and illiberal Imputations in his Account of the late Voyages te 
the South, hv. in-i, London, 1773, traduite partiellement en français par 
de Frévillo à la fin des Voyages dans la mer du Sud par les Espagnols et les 
Hollandais, Paris, 1774, in~8". Un exemplaire de cotte lettre qui se ven- 
dait 1 sliclling, de la carte quiy est mentionné page 21 et de la traduction 
du Mémorial d'Arias, dont l'impression venait de se faire en Ecosse, fut 
donné gratis à tous les souscripteurs des deux volumes parus de VHis- 
torical Collection de Dalrymple. 



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CENTENAinE DE LA MORT DE COOK. 



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V 



vaisseau choisi par lui pour le voyage, ne l'a point détourné 
de communiquer à M. Banks les connaissances qu'il avait 
acquises sur cette partie peu connue du globe. Il avait 
remis au compagnon de Cook un recueil des découvertes 
tentées dans la mer Pacifique avec la carte qu'il en avait 
dressée et qu'il n'a publiée qu'après le retour de Bougain- 
ville. Or sur cette carte se trouvait tracée, d'après Arias, la 
roule de Torrès, au sud de la Nouvelle-Guinée. Si \'En- 
(leavour s'est déterminé à passer entre cette terre, et la 
Nouvelle-Hollande, ce n'est pas à son commandant qu'en 
doit revenir l'honneur. « Le capitaine Cook, dit Dalrymple, 
s'appuyant sur l'autorité de M. Pingre, prétendait que Ter- 
res avoit fait voile au nord de la Nouvelle-Guinée ; M. Banks 
soutenoit au contraire qu'il avoit laissé la Nouvelle-Guinée 
à droite. La route dessinée sur ma carte réunit enfin les 
suffrages. Je suis loin, ajoute-t-il non sans quelque ironie, 
de tirer vanité de ces circonstances.Dans la composition de 
ma carte, ce n'étoit pas sur des conjectures, mais sur des 
faits que je m'étois fondé ; et comme je n'ai jamais écrit 
sur une matière que je n'entendisse pas, il ne doit pas pa- 
roître surprenant qu'en rapprochant différentes relations 
imparfaites, je sois parvenu à des résultats vrais en saisis- 
sant ce qu'elles avoient de commun * ». 

Le nom de Torrès, tiré de l'oubli par Dalrymple, est 
resté au détroit que le navigateur avait le premier franchi, 
en 1606. C'était justice rendue, sans doute, au meilleur 
homme de mer que l'Espagne ait jamais envoyé à travers 
le Pacifique, c'était bien plus encore revanche prise sur du 
trop heureux rival. 

Dalrymple n'attachait d'ailleurs qu'un intérêt secondaire 
à la découverte dont il dépossédait le navire de Cook. Loin 
de prévoir que le passage, qu'il débaptisait ainsi au profit de 
l'Espagne, jouerait plus tard un rôle fort important dans 



i. Loc. cit., p. 29, et trad. Fréville, p. 496-497. 



26 CENTENAIflL DK LA MORT DE COOK. 

la grande navigation, il a décric quelque part ce détroit 
où « Gook ne trouvait que trois brasses» et dont « le che- 
nal ne paraît point praticable aux navires de l'Inde * ». 

Ce qui intéresse, au-dessus de tout le reste, le rude polé- 
miste, c'est la question australe, cette grande passion de sa 
vie. En prenant Hawkesworth à partie, on le voit s'efforcer 
de discréditer avant tout, dans sa brochure, le chapitre 
môme où il a raconté la campngne de Cook vers le sud, qui 
porte à son système une si cruelle atteinte. 

Il vient de discuter un texte de Roggewein sujet à con- 
troverse, et il ajoute : « Si l'on éloit fondé à rejeter des 
faits en alléguant qu'ils ne sont point du tout probables, no 
pourroit-on pas nier ou du moins révoquer en doute une 
partie très intéressante de la navigation de VEndeavour? 

» Le docteur Hawkenworth suppose que dans le commen- 
cement de septembre 1769, le capitaine Gook se trouvant 
sur le quarantième parallèle austral, par les cent soixante- 
quatorze degrés de longitude à l'ouest de Greenwich, fit 
voile au nord-ouest jusqu'au trentième degré de latitude 
australe; que là il reprit sa route au sud-ouest, jusqu'à ce 
qu'il atteignît le quarantième degré de latitude d'où il 
gouverna ensuite à l'ouest pour attaquer la Nouvelle-Zé- 
lande. » 

« Voilà assurément,dit Dalrymple, une navigation qui n*est 
point du tout probable ; car il eût été absurde à M. Cook de 
choisir le temps de l'équinoxe pour tenter des découvertes, 
à une haute latitude méridionale. D'ailleurs, de sa position 
au premier de septembre, à celle où il s'étoit trouvé sur le 
môme parallèle après avoir doublé le cap Horn,il n'y auroit 
pas eu au delà de trente degrés de longitude ; et certaine- 
ment si le capitaine Gook se fût trouvé dans la situation où 
le suppose M. Hawkesworth, il n'auroit pas manqué de 



i. Alex. Dalrymple, Memoir conceming the Passages to and frorn China. 
London, june 1782, br. in-4, p. 6. 



CENTENAinK DK LA MOUT DE COOK. 27 

faire voile à l'est pour vérifier rcxistence du continent 
qu'on croit Être placé dans cette partie du globe * ». 

Est-il besoin de dire que Hawkesworth n'avait rien sup- 
posé, que cette navigation de Gook était parfaitement réelle, 
et que si Oalrymple cherchait à la mettre en doute, c'é- 
tait pour avoir l'occasion de traiter en passant d'absurde 
une combinaison de son adversaire ', et surtout afin de pou- 
voir, en contestant les résultats de la tentative vers le sud, 
maintenir quelque temps encore l'hypothèse chancelante 
des grandes terres australes inconnues? 

Il revient d'ailleurs dans sa polémique sur la nécessité 
de l'existence de ce continent « généralement adoptée des 
géographes » pour « conserver l'équilibre entre les deux 
hémisphères » ; sur « la nature des vents qui régnent dans 
la mer Pacifique », enfin sur « les signes peu équivoques du 
voisinage des terres, aperçus par les différents navigateurs 
qui ont traversé la mer du Sud ^ ». Il argumente Hawkes- 
worth sur quelques points de détail, relève des différences 
qu'il considère comme « essentielles » entre son texte et 
certaines des cartes qui l'accompagnent. Il s'occupe en 
passant de Cook, pour montrer des lacunes sur le journal 
de bord « mal tenu » de VEndeavour ou pour lui reprocher 
de n'avoir point a profité des connaissances et des éclaircis- 
sements que pouvoit donner Tupia pour dre^ 2v une carte 



1. Id., ibid., p. 9 et 7, trad. cit., p. 478-480. 

2. Dalrymplc s'est de nouveau servi, avec plus de brutalité encore, de 
cette expression pour caractériser la conduite de son rival. La route la 
plus rapide vers Tahiti, dit-il dans ses observations, consistait à gagner le 
plus tôt possible la région des vents alizés, qui soufflent de l'est, au lieu 
de tenir la mer par les latitudes plus élevées, où les vents d'ouest pré- 
valent. C'est pourquoi la navigation du capitaine Cook était absurde, etc. 
(Observations, etc., p. 8.) 

3. il cherche à retrouver dans certaines observations faites à bord du 
navire de Cook des signes de même nature, relevés à l'ouest au moment 
où VEndeavour suivait une route voisine de celle de la flotte de Nassau 
qui aurait vu, croyait-il, un continent dans celte direction par 50", puis 
par 40» S. (Lettre, etc., 22.) 



28 



CENTENAinE DE LA MORT DE COOK. 



de plusieurs îles dont il faisoit la description « et termine 
par le tableau peu flatta, des résultats acquis à la science 
par ses compatriotes, dont les observations lui semblent, 
en général, pouvoir seulement « jeter de grandes lumières 
sur les anciennes découvertes' ». 

Byron, Wallis, Carteret, Cook, tous ces grands naviga- 
teurs n'ont trouvé de terres nouvelles pour Dalrymple que 
« quelques îles » dans la mer du Sud. « Les côtes de la 
Nouvelle-Zélande et de la Nouvelle-Hollande qu'on con- 
naissoit déjà, sont, dit-il, d'une bien plus grande étendue 
que celles qu'ils ont visitées n. 

La partialité de Dalrymple était trop manifeste, son in- 
justice trop criante à l'égard des marins de la Royal Navy 
pour que l'éditeur de l'Amirauté, personnellement fort 
maltraité d'ailleurs, ne se crût pas obligé de répondre. Un 
nouveau pamphlet de Dalrymple vint clore, un peu plus 
tard, ce pénible débat ^ 

Cook, avec le naturel violent et emporté que ses amis 
eux-mêmes et ses panégyristes sont forcés de lui recon- 
naître, Cook n'aurait point manqué de prendre une part ac- 
tive dans cette lutte, comme on l'a vu plus tard intervenir 
contre les deux Forster, Almon, etc. Mais pendant que 
Dalrymple et Hawkeswoith échangeaient, à son propos, 
toutes ces aménités, il recueillait depuis près d'une année 
déjà, dans les mers australes, les observations précises qui 
devaient clore à jamais cette déplorable querelle. 

III 

Si Dalrymple avait soulevé maintes difficultés à propos 
de la navigation australe de VEndeavour, au départ de 
Œlaroha, les autres géographes, qui suivaient sa doctrine. 



1. Ibid., p. 27 et 22, trad. cit., p. 470-471. 

2. M. Dalrymple's Observations on Dr Hawkesworth's Préface to the se- 
cond édition, br. in-4» de 20 p., sept. 18, 1773. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 29 

avaient du moins admis qu'il n'existe aucun continent 
au nord du 48* degré de latitude et à l'ouest du méridien 
des îles de la Société. Mais ils faisaient observer qu'entre la 
route suivie par Gook du cap Uorn à Taïli cl celle d'ÛËta- 
roha dans la direction du sud, il restait un intervalle suffi- 
sant pour y placer les terres les plus septentrionales du 
continent de Juan Fernandez. Cette manière de voir trou- 
vait même des partisans à bord de VEndeavour. 

D'autre part, Dalrymple, menacé dans le Pacifique, réfu- 
giait déjà dans l'Atlantique méridional ses chères théories. 
Il importait à la science, à l'Amirauté britannique, et h 
Gook en particulier, de compléter les résultats des pre- 
mières explorations. 

Une nouvelle campagne avait été ordonnée, dont notre 
héros semble bien avoir en partie tracé les plans. On l'avait 
chargé de parcourir tout le globe dans les hautes latitudes 
méridionales, en faisant de temps à autre des cro'sières 
dans les parages du Pacifique, qu'on n'avait point encore 
examinés. Il devait chercher la terre ferme sur tous les 
points de Vhémisphère sud, et « supposé qu'il y en eût une, 
déterminer si elle est accessible à la navigation. » 

A quatre reprises différentes et sous les méridiens les plus 
divers, Gook s'est intrépidement lancé dans le sud jusque 
vers le cercle antarctique. Quelques groupes isolés, la 
Géorgie du Sud, Sandwich et la Thulé australe, furent ses 
seules découvertes dans ces régions glacées. Partout ail- 
leurs, les terres dont ses adversaires affirmaient l'exis- 
tence, s'évanouirent comme de vains fantômes devant la 
proue de son navire. Chacun des intervalles qui séparèrent 
ces tentatives hardies était d'ailleurs marqué par des 
opérations dans la zone interlropicale, qui complétaient 
ou réformaient les données acquises à la science par Men- 
dafia, Quiros, Eloggeween, etc. Une partie des îles des Amis, 
de la Société, des Marquises, etc., les Nouvelles-Hébrides 
ou Cyclades de Bougainville« la Nouvelle-Calédonie enfin, 



:iO rKNTENAinE PF LA MORT PR COOK. 

ontéléiiinsi roconiuios. (îoUc dernière ile, la plus grande 
du Piic.illfiue après colle do la Nouvelle-Zélande, n'avait ja- 
mais été vue par aucun navigateur. 

Plusieurs archipels restaient bien à découvrir. La Pérouse, 
Liilke, Dumont-d'Urville, Wilkes, etc., devaient plus lard 
rencontrer doci, delà quelques terres nouvelles. Gook était 
cependant autorisé à dire qu'il restait p<'j« à faire dans celte 
partie du globe, après la longue et pénible exploration qui 
avait pris fin le 2-2 mars 1775. 

Quatre mois plus tard, la RHolution rentrait en Angle- 
terre, rapportant la solution définitive du grand problème 
que durant plus de trois siècles on avait vainement attaqué. 

11 était désormais démontré que l'existence du continent 
austral est absolument chimérique^ ou que s'il se trouve, 
comme Dimiont-d'Urville, l'a prouvé dans la première 
moitié de notre siècle, un groupe de terres antarctiques, 
ces terres gisent si près du pôle, qu'elles demeurer ont h 
jamais improductives. 

Bien en avait pris d'ailleurs à Cook d'embrasser tout le 
monde austral dans la vaste entreprise qu'il venait d'exé- 
cuter avec tant de hardiesse et de bonheur. S'il s'était 
borné à offrir aux lords de l'amirauté de compléter seule- 
ment sa précédente tentative, s'il n'avait ftut que prouver 
la non-existence du conlinent australo-pacifique, son infa- 
tigable contradicteur lui eût, sans aucun doute, opposé les 
découvertes d'Antoine de la Hoche, de Halley, de Bouvet 
des Loziers, de Duclos-Guyot dans l'Atlantique du Sud, 
dont il publiait les textes quelques mois avant le retour de 
Gook *. 

Mais le grand navigateur avait su prévoir cette fois les 
objections des doctrinaires qu'il avait à combattre. Il 
s'était fait donner notamment par ses chefs la mission 
toute spéciale de vérifier la réalité des découvertes faites 

I . Alex. Dalryinple, A Collection of Voyages chieflij in the Southern 
Atlantic Océan, published from original Mss. London, 1775, in-4. 



CENTFNAinR DR LA MORT DE COOK. 31 

dans l'Atlantique méridional en 1730. S'il n'avait point ren- 
contré au lieu indiqué par lîouvet son fameux cap de la 
CArconcision, du moins avait-il i)ien montré que l'île dont 
ce cap fait partie ne peut occuper qu'une faible superficie, 
en croisant et recroisant vers ses abords ' . 

Les terres que de la Hoche et Duclos-Guyot avaient aper- 
çues en UMh et 1753 font probablement partie des Ma- 
louines ou de la Nouvelle-Géorgie. C'est de l'une ou de l'autre 
que Dalrymple faisait, en 1772, son dernier objectif dans 
les régions australes, et c'est à leur propos qu'il écrivit les 
lettres h lord North qui nous ont été conservées, et le projet 
d'organisation coloniale dont un de ses amis a osé dire 
qu'il était « un bien bon modèle du plus mauvais des gou- 
vernements » ^ 

Baltu dans l'Atlantique comme dans le Pacifique , Dal- 
rymple abandonna en 1775 une lutte stérile. 

Il visitait de nouveau les Indes orientales ^ avec Burnet 
Abercrombie sur le navire Grenville, pendant que son glo- 
rieux rival entreprenait avec la RiKHolalionei VAdienlure le 
troisième voyage où il dev.ùt trouver la mort... 

Dalrymple survivra plus de vingt-neuf ans à James Gook, 

I. Voyez VExlrait du Voyage fait aux terres australes, les années 
1738 e< 1739, par M. DES LOZIKRS BOUVET, commandant la frégate 
l'Aigle, accompagnée de la frégate la Mario (publié par d'Après de Monow- 
leUe dans le recueil de Dalrymple l'i-dcssus mentionné. 

"i. Les leltres à lord Nortli, datées des 18 et 21 juillnt et 3 août 1772, 
sont imprimées dans la préface de la Collection do Voyages dans l'Atlan- 
tique du Sud publiée on 1775. Dalrymple y expose ses projets de décou- 
vertes. C'est à ses frais et à ceux des amis qui associent leur fortune à la 
sienne qu'il veut entreprendre l'expédition, mais il demandequ'en revanche 
on lui concède toutes les terres non occupées qu'il pourra découvrir dans 
l'espace de cinq ans, de 0" à 60'' lat. S. Lord Nortline répondit qu'à sa 
troisième lettre. Il lui accorda une audience dans laquelle il ne fut ques- 
tion que do Dalambangan, sur laquelle les Espagnols élevaient des pré- 
tentions, que Dalrymple fut chargé de réfuter. 

3. Alex. Dalrymple, Journal of a Voyage ta Ihe East India in the sloop 
Grenville, captain Durnct Abercrombie in the tjear 1775 {Philosoph. 
Transact., vol. LXVIH, p. 389, 1778). — Ce voyage, commencé le 28 avril 
1775, se terminait à Madras le 10 septembre 1770. Le manuscrit en fut 
présenté à la Société royale le 29 janvier 1778. 



32 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

et plusieurs fois encore il attaquera les découvertes de l'il- 
lustre marin qui l'a supplanté, sans l'avoir oherclié du reste, 
en mail 768 ^ 

Une fois entre autres,le détracteur de Cook aura sous les 
yeux l'un de ces beaux planisphères coloriés, qui sont l'hon- 
neur de la géographie française de la Renaissance. Dans 
quelques-uns des noms de « Jave la Grande », l'Australie 
des premiers Portugais, dont nos hydrographes dieppois 
ont fixé le souvenir, il voudra trouver la source de la no- 
menclature en usage chez Cook pour certaines localités de 
ses Nouvelles-Galles du Slld^ Il remarquera que le document 
du xvi° siècle appartient- justement à Joseph Banks, com- 
pagnon de Cook au moment de la découverte de l'Australie 
orientale. Et on l'entendra s'exclamer sur ce qu'ont de cu- 
rieux de telles correspondances et articuler ironi4uement 
le nîl sub sole novum du roi Salomon. 

Vingt années s'écouleront sans qu'il soit répondu à celte 
attaque contre l'illustre mort. Enfin Frédéric Metz, un 
géographe français, montrera dans la Revue philosophique^ 
l'invraisemblance des insinuations dont James Cook fut 
l'objet de la part (^'un vindicatif adversaire. 

De toutes parts en Europe, et particulièrement en France, 
les littérateurs et le': hommes de science célèbrent dès lors 
àl'envi, les travaux et les découvertes du plus grand na- 
vigateur du siècle. Traduit dans presque toutes les langues, 
l'ancien matelot charbonnier jouit d'une réputation im- 
mense. Il a conquis dans l'histoire delà science, en dépit 
de son rival, la grande place qu il y occupera toujours 
entre Magellan et Colomb. 



i. N'a-t-il point tenté, par -xemple, de prouver dans un certain poat- 
acripium devenu presque introuvable , que si VEndeavour a touclié 
le 10 juin 1770, c'est parce qu'il était mal conduit ? 

2. Al. Dalrymple, Memoir concerning the Chagos and agacent Islands, 
London, 1786, in-4°, p. 4. 

3. La Revue philo8ophique,UUcraire et politique,an XIV, t. XLVH,p. 265. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



33 



L'OCÉANIE MODERNE 

Par C. DE VARMSNY. 

IVlessieurs, 

Vous venez d'entendre le récit de la vie, des découvertes 
géographiques et scientifiques, et de la mort du grand na- 
vigateur dont l'anniversaire nous réunit ici. La tâche qui 
m'incombe est de mesurer le chemin parcouru en Ocâanie 
par la civilisation depuis un siècle. 

A ce sujet, permettez-moi, messieurs, un souvenir per- 
sonnel. 

Le 22 avril 1868, j'abordai oour la dernière fois à Kéda- 
kékua, où Jan.es Cook trouva la mort, une mort qui long- 
temps entoura d'une auréole mystérieuse sa vie de décou- 
vertes et d'aventures. Je revoyais ce golfe profond, cette 
plage qu'un drame a rendue tristement célèbre. A quelques 
pas du rivage, un tronc de cocotier percé de balles et re- 
vêtu d'une modeste plaque indiquait seul alors l'endroit où 
Cook tomba pour ne plus se velever. Ce jour-là, comme il 
y a cent ans, des milliers d'indigènes se pressaient sur le 
rivage. Un drame encore, drame terrible et poignant, les 
réunissait là. Une éruption volcanique dévastait l'île de 
Hawaï. Au reçu de la nouvelle, le roi, alors à Honolulu, 
capitale de l'archipel, avait c nvoqué le conseil des .minis- 
t-es. Le péril était urgent. Mes collègues furent d'avis de 
fréter immédiatement un bâtiment à vapeur et de diriger 
sur Hawaï tous les secours en vivres, argent et vêtements 
que l'on pourrait réunir. L'un de nous devait commander 
cette expédition. Le roi approuva toutes les mesures sug- 
gérées, mais déclara son intention d'aller constater lui- 
même l'étendue du désastre et de relever par sa présence 
les courages abattus, a Ma place est là, dit-il, où mes 
sujets sont en danger. » Sa volonté triompha des résistances. 

8 



3i 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



Dans le conseil, j'avais appuyé sa résolution ; il m'en remer- 
cia en me désignant pour l'accompagner. 

C'est dans ces circonstances que je débarquai avec lui à 
Kéalakékua. A la pointe du jour, les Kanaques réfugiés sur 
les hauteurs avaient aperçu à l'horizon le pavillon royal, 
lis encombraient la rl^ge. Les vivres manquaient, et dans 
leurs rangs serrés la mort avait fait bien des vides. En 
m'arrêtant près du monument de Gook, à côté du roi, 
descendant de celui sous les coups duquel le grand navi- 
gateur était tombé, je ne pouvais m'empêcher de comparer 
le passé au présent. Ici, Kalaïmano, emporté par une ra^e 
superstitieuse, avait tué Cook, ici, Kaméhaméha V, entourj 
du respect et de l'affection de tous, venait, au pied de ce 
cocotier, apporter à ses sujets malheureux v? ours 
d'une intelligente charité et d'une sympalhie proioncie. 

Les temps étaient changés, les hommes avaient changé 
avec eux. Sur cette terre lointaine, effroi des navigateurs, la 
Civilisation avait passé, élevant les ccBurs et les intelligence^, 
enseignant aux plus barbares que la loi de ce monde n'est 
pas la guerre, mais la charité, et, sur les ruines des vieilles 
eiigions païennes, en présence des murs écroulés d'un 
temple jadis consacré aux sacrifices humains, proclamant 
la loi d'amour d'une religion divine. 

Voilà ce qui fut, voilà ce qui est. Mais, entre ces deux 
dates, messieurs, que d'efforts, que de luttes, et aussi qi*, 
de victimes 1 Un siècle est peu de chose dans la vie de l'I u 
manité, et il semble, à envisager le cours rapide des évé- 
nements, que la civilisation marche à travers l'histoire, 
traçant un sillon pacifique et lumineux, précédée des ac- 
clamations des foules, suivies de leurs bénédictions. 

Hélas! il n'en est rien, et en vous retraçant aussi succinc- 
tement que possible les progrès accomplis, je ne puis laisser 
dans l'ombre le prix qu'ils ont coûté. 

Vous n'ignorez pas en effet, messieurs, ce qu'exi^; 
d'eflorts la conquête, même pacifique, d'un continent à 



■ ''il 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



35 






peine connu, d'îles habitées par des populations sauvages. 

Vos annales en font foi. Infatigables promoteurs des 
sciences géographiques que l'on nous reprochait d'ignorer 
naguère, vous les avez remises en honneur et groupé au- 
tour de vous, sous la présidence d'un illustre marin, les sa- 
vants, les voyageurs, les missionnaires dont vous encouragez 
et facilitez les travaux, et dont les rapports consciencieux 
viennent corroborer mon assertion. Il y a quelques jours, 
vous acclamiez dans une autre enceinte M. de Brazza, 
modeste et heureux émule des Speke, des Livingstone, des 
Stanley. A quelque nation qu'ils appartiennent, ces pion* 
Tiiers de la civilisation trouvent ici un sympathique accueil 
et un juste hommage rendu à leurs énergiques efforts. Hardis 
explorateurs, ils tracent la route, et vous savez au prix de 
quelles fatigues; ils signalent à votre attention les terres 
nouvelles qu'ils découvrent, les ressources qu'elles offrent* 
Derrière eux, d'un pas plus lent, mais non sans périls, 
marchent ceux qui doivent achever l'œuvre entreprise^ 
mettre en valeur ces terrains en friche, coloniser et civi- 
liser. 

Gook a découvert ; depuis, on a colonisé, et cette coloni- 
sation elle-même comporte deux modes d'action sur les- 
quels je désire appeler votre attention. 

Dans l'océan Pacifique, l'Australie et les îles Sandwich 
sont les deux plus importantes découvertes de l'illustre na- 
vigateur. Le continent et l'archipel sont tous deux acquis 
à la civilisation, et si, sur quelques points de l'Australie, 
la barbarie lutte encore, ses jours sont comptés et le résul- 
tai n'est plus douteux. Comment ce résultat a-t-il été ob- 
tenu? 

En Australie, par la substitution progressive d'une race à 
l'autre, aux îles Sandwich par l'éducation de la race indi- 
gène. En dehors de ces deux solutions qui s'imposent, il n'y 
a pas de terme moyen, et l'histoire l'atteste. Dans la lutte 
pour l'existence, il faut que la race supérieure absorbe ou 



36 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

supprime la race inférieure, ou bien l'élève à elle. L'anti- 
quité supprimait. La conquête aboutissait à l'esclavage ou 
à l'extermination, procédés sommaires auxquels répugnent 
nos mœurs plus humaines. Si, faisant abstraction des 
moyens, on n'envisage la question qu'au point de vue ma- 
tériel et utilitaire, il est hors de doute qu'une terre riche et 
fertile, entre les mains d'une race énergique et civilisée, 
est up capital nouveau ajouté à l'actif social de l'humanité, 
et qu'il est parfois utile qu'elle change de mains. 

Mais pour en arriver là, faut-il donc violer les droits les 
plus -sacrés, et la force est-elle l'instrument unique et dé- 
cisii progrès? Non, messieurs, et l'histoire de l'Océanie 
moderne le prouve. 

En Australie, le gouvernement anglais a multiplié les 
écoles, encouragé les missionnaires. Il a beaucoup fait pour 
améliorer la condition des indigènes, pour conjurer les 
causes inévitables de destruction qu'amène invariablement 
le contact de deux races et pour proscrire sous toutes ses 
formes l'asservissement de Tune à l'autre. Si le succès 
n'a pas couronné ses efforts, s'il n'a pu conquérir à la civi- 
lisation la race autochtone, il n'en est pas moins vrai que 
cette politique humaine et sage, vraiment chrétienne, a 
trouvé en Angleterre des hommes dévoués prêts à se con- 
sacrer à la défense des faibles. 

Aujourd'hui, sur ce continent nouveau, près de deux 
millions d'habitants exploitent! 500000 hectares de terre. 
Le commerce atteint annuellement le chiffre de deux mil- 
liards de francs. On a construit 3300 kilomètres de che- 
mins de fer. Des villes riches et populeuses ont remplacé 
les huttes indigènes. Sydney convie le monde à une expo- 
sition internationale. Dans les ports se pressent de nom- 
breux navires. Les mines d'or, d'argent, de fer, de cuivre, 
de houille, intelligemment exploitées, fournissent à l'homme 
les instruments matériels nécessaires pour lutter conlre les 
forces qui s'acharnent nuit et jour à sa destruction : le 



CENTKNAIRE DE LA MORT DE COOK. 9? 

froid, le chaud, la faim, la soif, la misère, la maladie et 
l'ignorance. Voilà les progrès qu'un siècle a pu enfanter, les 
merveilles qu'il a su créer sur ces plages inhospitalières oti 

Vngleterre a tenté les plus grands efforts pour gagner à la 
cause du progrès les habitants primitifs. 

Ne l'oublions pas, si la civilisation est une grande et belle 
chose, dans sa marche rapide ce char de Juggernauth a 
bien souvent broyé sous ses roues pesantes les races autoch- 
tones dont nous voyons aujourd'hui encore, dans l'Amé- 
rique du Nord, les misérables restes errant sur les confins 
des « settlements », mendier ou voler une nourriture pré- 
caire. Propriétaires dépouillés du sol, ils ont dû l'aban- 
donner à de nouveaux venus. Qui ne sait en effet de quels 
éléments se compose d'ordinaire tout grand courant d'émi- 
gration. Les impatients de fortune, les déclassés, les esprits 
aventureux, ennemis de tout frein et de toute règle, mar- 
chent à l'avant-garde. Aux vices de la barbarie ils joignent 
ceux d'une civilisation avancée et ses puissants moyens de 
destruction. Pour triompher des résistances des indigènes 
ils ont la carabine, et l'eau-de-vie, plus meurtrière encore. 
C'est bien souvent ainsi que la civilisation se présente et 
s'impose aux races primitives. C'est ainsi qu'elle conquit 
autrefois les vastes régions du Far West, en dépit des pro- 
testations indignées de l'Amérique elle-môme. La consé- 
quence inévitable devait être et fut la suppression rapide de 
la race indigène, déclarée réfractaire à toute civilisation. 

Qui de nous, en visitant l'Exposition universelle, ne s'est 
étonné des merveilles de l'industrie du nouveau monde ? 
Que de progrès accomplis, que de conquêtes faites par 
l'homme sur la nature! En présence de pareils résultats, 
faut-il donc rappeler le prix qu'ils ont coûté ? Oui. Je le 
crois. Cela est juste et bon, au moment où la civilisation 
frappe aux portes de l'Afrique équatoriale et appelle à une 
vie nouvelle une race qui n'a encore connu d'elle que l'es- 
clavage, ses misères et ses vices. Souvenons-nous qu'ici 



T;n3» 



38 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

la science ne règne pas seule, que les droits do l'humanité 
y trouvent d'éloquents interprètes, et qu'en France on 
sympathise plus que jamais avec les laibles, les vaincus et 
les déshérités. 

Suivons Cook à Tahiti devenue possession française. Dans 
ce cadre étroit nous ne retrouvons pas les merveilles d'un 
continent riche et puissant. Une race douce, molle et quel- 
que peu sensuelle y vit sans efforts, répugnant à la lutte 
contre la nature, prodigue de ses biens. Les progrès y sont 
lents, mais la race indigène y vit côte à côte avec la race 
blanche. Sous notre pavillon, ses droits sont respectés, les 
lois sont observées, et nous avons prouvé là, comme 
ailleurs, qu'il n'était pas impossible de résoudre le problème 
de civiliser sans détruire. 

Remontons de 1 000 lieues au nord, en suivant le sillag? 
que traçaient, il y a un siècle, sur ces mers peu connues, 
les vaisseaux du hardi navigateur. Nous voici au centre 
d'un archipel qui décrit une courbe de 120 lieues de l'est 
à l'ouest. Le sol y est riche et fertile. On y trouve un abrégé 
de tous les climats. Sur les côtes et dans les plaines la na- 
ture esl essentiellement tropicale, les hauts plate?»iîx offrent 
une zone tempérée. Les montagnes, dont quelques-unes 
dépassent en hauteur les cimes des Alpes, y sont couvertes 
de neiges éternelles. Sous un ciel toujours pur, la nature 
offre là de merveilleux aspects, des sites grandioses et une 
température idéale. 

Dans cet archipel des Sandwich nous retrouvons la 
même race qu'à Tahiti. Mêmes traditions, langage analo- 
gue, type identique. Mais ici se produisent des phénomènes 
physiques qui agissent puissamment sur l'esprit des habi- 
tants. Les volcans ont créé l'archipel, et leur travail n'est 
pas encore achevé. Ce sont ces volcans qu'ils divinisent, 
fidèles à cet instinct qui pousse l'homme primitif à élever 
au rang des dieux les objets de ses terreurs. Une théogo- 
nie cruelle enfante un culte sanguinaire. Pelé, déesse des 



tanilé 
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Dans 
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CENTENAinE DE U MORT DE COOK. 80 

volcans, escortée d'une troupe de divinités barbares et sen- 
suelles, peuple les montagnes et les vallées. Le sang des 
victimes ruisselle sur les autels. Le mépris de la vie, qui 
caractérise les races indiennes, la tendance au fatalisme, 
qui fait le fond de leur organisation intellectuelle et morale, 
les enfoncent plus avant dans ces ténèbres épaisses d'où 
ne se dégagent aucune aspiration consolante, aucun espoir 
vers un monde meilleur. 

Cela dura six siècles. Nous sommes en 1778. La civilisa- 
tion entre en scène. 

Sous quelle forme et comment? Deux hommes la person- 
nifient. Cook, le navigateur audacieux qui trouve la mort 
dans l'île de Hawaï ; Vancouver, son compatriote, dont le 
nom, vénéré des indigènes, leur rappelle le bienfaiteur do 
leur race, celui à qui ils doivent les premières semences, 
les premiers outils aratoires, et surtout les premières no- 
tions d'un culte qui relève et ennoblit l'humanité. 

Le paganisme s'écroulait. Son temps était passé ; l'abus 
Titroce provoquait la réaction violente. Les premiers mis- 
sionnaires trouvèrent la voie préparée. Accueillis avec en- 
thousiasme par une population lasse des excès d'une théo- 
gonie sans règle morale et d'un despotisme sans frein, ils 
n'eurent qu'à semer pour récolter. 

Jamais conquête à la civilisation ne fut plus pacifique. 
Et pourtant, messieurs, c'est par milliers que se comptent 
les victimes. C'est une loi fatale de l'humanité. Le progrès 
lui- môme ne peut s'accomplir que lentement, et partout oh 
sa marche est violentée il écrase les retardataires. L'his- 
toire nous montre en Europe la civilisation grandissant 
péniblement, rejetant, à chaque étape successive, les pré- 
jugés qui entravent sa marche , les institutions môme dont 
elle s'est servie pour avancer. Ici, nous la voyons progres- 
sant à pas de géants, parcourant en dix ans plus d'espace 
qu'ailleurs en un siècle, ne rencontrant devant elle aucun 
obstacle, appelée, désirée de tous. 



'X 



X 



10 flBNTENAinE DE LA MORT DR COOK. 

En moins de deux ans, les habitants passent de l'état de 
nudité à l'usage des vêtements européens; dans ces deux 
années, ia dépopulation dépasse 50000. Voilà ce qu'il en 
coûte pour vôtir un peuple sauvage. Le milieu climalérique 
est changé pour eux, ils contractent des maladies nouvelles. 
La pneumonie, la bronchite, font des milliers de victimes. 
Puis l'eau-de-vie, le plus terrible des poisons pour ces ha- 
bitants Jes climats chauds, les décime. En soixante- 
quatorze ans, de 1779 à 1853, la mortalité .itteint un chiffre 
énorme, 32Ô00O décès en excédent des naissances. 

Il ne faut toucher à un ordre social, si mauvais fût-il, 
qu'avec la lime et non avec la hache, et ici, messieurs, on 
tranchait dans le vif. 

La lutte, car il y eut lutte, s'engagea, mais non pas entre 
le Kanaque réfractaire et la civilisation envahissante. Ce 
fut entre le missionnaire blanc et l'aventurier de môme 
race, entre l'homme de Dieu et le débitant d'eau-de-vie. 
Grâce ail concours des chefs, les missionnaires l'emportèrent. 
Plus religieux que politiques, plus croyants qu'expéri- 
mentés, ils constituèrent une sorte de gouvernement théo- 
cratique; ils empruntèrent aux lois de Moïse un code civil 
et crurent pouvoir réformer les mœurs h coups de décrets. 

Ils se trompèrent, mais le meilleur de leur œuvre subsiste 
encore aujourd'hui. A côté du temple ils élevèrent l'école. 
De la femme, instrument de travail et de plaisir, ils firent 
un être conscient, égal à l'homme, souvent supérieur. Au- 
jourd'hui, grâce à eux, mais en dehors d'eux, un gouverne- 
ment régulier s'est organisé et fonctionne, et ici, messieurs, 
nous ne voyons pas la race indigène anéantie ou simple-* 
ment admise à l'égalité comme en Australie ou à Tahiti, 
mais souveraine, maîtresse du sol et du pouvoir, votant et 
appliquant les lois, accueillant l'étranger avec sympathie et 
prouvant enfin que la civilisation peut élever, instruire, 
conserver, et qu'elle n'est pas l'instrument fatal d'une des- 
truction systématique. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



41 



La prospérité matérielle a suivi de près le développement 
moral. L'agriculture a fait des progrès considérables. La 
dépopulation subit enfin un temps d'arrêt et l'exportation 
du sucre, culture nouvelle, admirablement appropriée au 
sol et au climat, a été portée de 400000 livres en 1800 à 
22000000. 

Mais cette prospérité môme a créé un danger. Les con- 
voitises se sont éveillées, et aux États-Unis on a préconisé 
l'annexion. La sagesse et la modération des hommes d'État 
américains ont conjuré ce péril, mais il renaîtra. La force 
l'emportera peut-être un jour, mais le droit à l'autonomie 
subsiste. Ce peuple ne demande qu'à vivre libre sous le 
gouvernement de son choix. 11 offre h tous l'hospitalité la 
plus cordiale, la sécurité la plus absolue. En un siècle il a 
passé de la barbarie h la civilisation et il a payé cher cette 
conquête. Lui ravir son indépendance, l'annexer à une race 
étrangère, c'est le condamner à mort, et il a mérité de vivre, 
car il a compris, accepté, pratiqué le progrès et conquis sa 
place parmi les nations civilisées. 

Voilà, messieurs, ce que sont devenus en cent années les 
pays découverts en Océanie par le grand navigateur. Dans 
les mains de l'Angleterre, le continent australien s'est méta- 
morphosé en un empire riche et puissant, qui n'est cepen- 
dant encore qu'au début de sa carrière et dont l'avenir 
étonnera le monde. L'océan Pacifique, sillonné de navires, 
n'a plus de secrets ni de mystères, et la barbarie, forcée 
jusque dans ses dernières retraites, capitule et plie devant 
la civilisation triomphante. 



42 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



ALLOCUTION 

DE M. LE VICE- AMIRAL DARON DE LA RONCIÈRE-LE NOURY, 

SÉNATEUR, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ. 

Messieurs, 

L'accueil que vous venez de faire à la conférence à la- 
quelle votre Commission centrale vous avait conviés in- 
dique que nous avions agi au gié de vos vœux, en décidant, 
sur l'initiative de M. le docteur llamy, de célébrer le cente- 
naire du capitaine Cook. 

Vous avez su rendre hommage aux exploits d'un navi- 
gateur qui a si vaillamment servi cette cause cosmopolite 
qu'on appelle la géographie. Vous démontrez ainsi que 
vous savez honorer le souvenir des hommes qui étendent 
les horizons de cette science. Vous manifestez ainsi fin- 
térêt croissant que l'opinion publique y attache. 

Naguère vous acclamiez Cameron, plus récemment Stan- 
ley; hier, c'était Brazza, tous vaillants explorateurs, qu'au- 
cune fatigue n'arrête et qui, encouragés par d'universelles 
sympathies, vont reprendre le cours laborieux de leurs dé- 
couvertes. Aujourd'hui, c'est le centenaire de Cook que 
vous célébrez. 

Mais, messieurs, votre tâche ne saurait s'arrêter là; un 
nouveau devoir, un devoir patriotique, s'imposera bientôt 
à votre soUicitude. Vous voudrez également célébrer le 
centenaire de la mort d'un autre navigateur, un Français, 
celui-là, dont la fin tragique a interrompu les entreprises, 
de La Pérouse, qui disait en quittant la côte de France : 

« Les exploits de Cook vivront d'âge en âge dans la mé- 
moire des hommes. » 

Dans neuf ans, messieurs, ce ne sera peut-être plus votre 
président actuel qui aura l'honneur de vous convoquer. 
Les présidents passent, la société reste. Dans neuf ans, vous 
serez appelé à entendre le récit du voyage de La Pérouse, 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. # 

les détails si saisissants que l'on a pu recueillir sur sa fln 
malheureuse. 

Comme si la terre était jalouse de voir pénétrer ses se- 
crets par les champions de la science géographique, vous 
remarquerez, messieurs, combien de ces hommes vaillants, 
qui ont arraché si péniblement ces secrets, ont succombé 
dans le cours de leur entreprise. 

Sans parler de ceux qui les ont précédés, Gook est assas- 
siné peu après avoir perdu Glerke, son fidèle compagnon; 
La Pérouse périt dans un naufrage. D'Entrecasteaux, envoyé 
à sa recherche, meurt de fatigue, en même temps que 
Huon de Kermadec qui commandait sa conserve. Enfin 
Dumont d'Urville, qui va vérifier le récit de l'Américain 
Dillon, que le hasard avait conduit à Vanikoro, et qui y 
avait recueilli des objets qui semblaient avoir appartenu à 
La Pérouse, Dumont d'Urville, qui peut enfin affirmer que 
c'est bien là que le grand navigateur a péri, vient lui- 
même, peu de temps après, trouver lamentablement la 
mort dans un accident de chemin de fer. 

Mais ces catastrophes, messieurs, ne refroidissent pas 
l'ardeur des explorateurs; elles semblent plutôt l'enflam- 
mer, de môme que le récit de ces aventures fait éclore les 
vocations maritimes, ainsi que voulait bien le mentionner 
si gracieusement notre sympathique collègue M. William 
Hûber. Souhaitons, messieurs, que la France persévère dans 
ce réveil géographique qui s'est si heureusement manifesté 
dans ces dernières années, et auquel, nous pouvons le dire 
sans présomption, vos encouragements n'ont pas été étran- 
gers. 



u 



CENTENAIRE DR LA MORT DE COOK. 



CATALOGUE DKSCIIIP TIF KT MÉTHODIQUE 

UK L'KXI'OSITION 

OUGANISKR l'Ail LA SOCIÉTK l)K GÉOflllAPlilE 

A l/OfXASION DU CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK 
Par le D' K. '■'. HAMl 

Socivtuire do la Socidld 



Les membres de la Société de Géographie, chargés par 
la commission centrale de préparer la commémoration du 
centenaire de la mort de Cook*, ont pensé qu'une exposi- 
tion des documents se rapportant à cet illustre marin, à ses 
collaborateurs, aux pays qu'il a découverts, etc., pourrait 
ajouter un nouvel attrait à la fêle projetée. 

Par l'intermédiaire des journaux, un appel fuf fait au 
public anglais et français, tandis que des invitr s spé- 
ciales étaient adressées aux établissements et a.\.... ^^u ficu- 
liers que l'on savait posséder des matériaux intéressants sur 
Cook et son œuvre. Presque tous ont accueilli favorable- 
ment les demandes de la commission. 

D'autre part, les offres spontanées d'exposition sont ve- 
nues si nombreuses que. faute de place suffisante, il n'a 
point été possible de donner satisfaction à tout le monde. 

Nous avons pu seulement installer, en quelques jours, 
environ trois cent cinquante pièces appartenant à vingt- 
trois exposants, dont huit Anglais. Noui donnon^^ ici le 
catalogue de ces intéressantes collections, divisé en cinq 
parties. La première comprend Ips objets se rapportant h 
Cook lui-même, et particulièrement à sa mort. Les docu- 
ments qui la composent occupent les deux premières vi- 
trines à gauche du bureau. 

La troisième, la quatrième et la cinquième vitrine ren- 

1. Les membres de la Commission étaient MM. W. Huber, Jackson, 
W. Martin, G. de Varigny, Maunoir, secrétaire général de la Commission 
centrale, Hamy, secrétaire annuel de la Société. 



CENTENAIRE DE LA MOUT l»K COOK. 15 

ferment ceux des numéros de notre seconde partie que leurs 
dimensions ont permis d'y faire tenir, c'est-à-dire les («uvres 
imprimées du grand navigateur, et une partie des manu- 
scrits qui nous ont été confiés. Les cartes décrites dans cette 
portion du catalogue sont fixées autour de la salle et oc- 
cupent, sauf trois, des cadres appendus aux murs. Il en 
est de môme pour les numéros de notre troisième para- 
graphe, c'est-à-dire pour les œuvres des collaborateurs de 
Cook. 

Le quatrième paragraphe donne la description sommaire 
des documents ethnographiques choisis, qui forment les 
panoplies de droite et de gauche, et de ceux qui occupent 
l'hémicycle ou qui remplissent les deux premières vitrines de 
droite. Les documents spéciaux aux îles Hawaii sont classés 
dans les huitième, neuvième et dixi^me vitrines, ou sur les 
parties de murailles situées à proximité. 

La commission doit des remerciements tout particuliers 
aux membres de l'Amirauté britannique, qui n'ont point hé- 
sité à se dessaisir en faveur de notre Société des précieuses 
collections dont on trouvera plus loin l'inventaire détaillé. 
Elle remercie aussi tout spécialement madame Brassey des 
beaux envois qu'elle a bien voulu lui faire et qui n'ont pas 
peu contribué au succès de son œuvre ^ 

§ L — DOCUMENTS PERSONNELS A COOK. 

N° 1. Portrait de Cook. 

c Le capitaine Jacques Cook, membre de la société Royale de 
Londres. » 

Gravure médaillon, signée Benard direx. (C'est la gravure qui ac- 
compagne l'édition française dudeuxième voyage, publiée à l'hôtel 
deThouenl778). 

(MM. Hachette et 0\) 

\. L'exposition du Centenaire de Cook est restée publique pendant huit 
jours, et a été visitée par plusieurs milliers de personnes. {Note du Se- 
crétariat.) 



46 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

N° 2. Autre portrait. 

« Capt. James Cook. F. R. S. » 

Gravure médaillon, sig'née Hodges pinxit. Tookey sculp. 

Au-dessous : Published by Aîithority, July 161784, by W. Bcnt. 

Paternoster llow. 

(M. Hamy.) 

N" 3. Vie du capitaine Cook, traduite de l'anglois du doc- 
teur Kippis, membre de la Société royale de Londres, par 

M. Cast^ra. Paris, ',789, in4<'. 

(MM. Hachette et C'«.) 

N" 4. Copie authentique de l'acte de mariage de James 
Cook et d'Elisabeth Batts». 

J. Cook a été marié le 21 décembre 17b2 dans l'église de ilarking, 
Essex, par George Downing, Vicar de Litlle Wakering, en pré- 
sence de John Richardson, Sarali Brown et W™ Everrest. 
(M. Th. Carter, membre de la Société royale géographique de 
Londres.) 

iN" 5. Copie d'une lettre du 3 février 1768, de sir Hugh 
Palliser « to Philip. Stephens, Esq., Admiralty », sur les tra- 
vaux hydrographiques de Cook à Terre-Neuve et au Labrador . 

Cette lettre est imprimée dans la biographie de Palliser par Hunt 
(p. 94-95). 

(M. Edw. Palliser, ancien capitaine au7« hussards.) 

N°* 6 et 7. Globes et compas ayant appartenu à Cook*. 

Deux globes de trois pieds et demi anglais de haut, p.T'faitement 
conservés, ayant chacun un compas sur le piédestal, ûu certificat 
autographe de Cook qui les accompagnait a été malheureusement 
perdu. M. W. Chapman, prupriétaire de ces globes, les a reçus 
d'une dame dont le père les avait acquis à un prix élevé à Chi- 
chester en lbd6 

(M. W. CHAPNfAN, de Kingston on Thames.) 

i. Au momont de mettre sous presse notre catalogue, nous recevons de 
M. Trt'vor, deMarton, Yorkshiro, la copie de l'acte de liaptî».me de James Cook. 
Cet acte est ainsi conçu : « 1728 nov. 3. James yc son of James Cook day 
labourer baplised. » 

2. Ces deux pièces ne sont malheurcusemeni point arrivées à temps 
pour être exposées lé jour du centenaire. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



W. Bcnt. 

Y.) 

; du doc- 
Ires, par 

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N»* 8 à 13. Six échantillons d'étoffes en écorces battues 
{tapa, kapa), recueillis par Cook en Polynésie et présentés 
par lui à l'Amirauté britannique. 

Ces échantillons nous sont parvenus clans une grande enveloppe 
portant celte inscription : Spécimens of Tappa brought toEngland 
by Captain Cook aboiit the year 1771. Voir au sujet de ces échan- 
tillons la brochure : A catalogue of the différent Spécimens of 
Cloth collectedinthe three Voyages of Capitaine Cook with apar- 
ticular Account ofthe Manner of ma.iufacturing the same in the 
varions Islands o/ the South Seas, extracted from Observations 
of Anderson and R. Forster. London 1787. in-4. 

(Amirauté britannique.) 

N" 14. Branche d'un tamarinier de la pointe Vénus, à 
Tahiti, que la tradition assure avoir été planté par Cook en 
1769. 

Cueilli par madame Annie Brassey, le 8 décembre 1876. Ce spécimen 
botanique fait partie d'un album (p. 56) formé pendant un récent 
voyage autour du monde sur le Sunbeam. 

Les planches ci-après numérotées 23, 24, 25, appartiennent à la 
môme collection. 

(Madame A. Brassey. Normanhurst Court. Battle.) 

N» 15. Manteau et casque donnés à Cook à Hawaii. 
Aquarelle par Davies. 

Une inscription de ce peintre, tracée au crayon au-dessus du man- 
teau, est ainsi conçue : « The king of Yare put the Cloak and 
Helmet tmderneath upon Capt. Cook in the Tent on Shoar at- 
tend^d by his Chief pay in evèry honourablc Respect to the 
Captain. » 

Ce manteau de plumes rouges, orné dans sa partie supérieure de 
triangles jaunes., coupé plus bas d'une bande de même couleur et 
bordé d'une autre bande semblable, ne mt surait pas moins de 
cinq pieds anglais dix pouces. Le casquo est aussi couvert de 
plumes rouges, la chenille en est jaune. Le dessin d'un autre 
manteau, rouge, jaune et vert, dont l'original atteignait sept pieds 
sui trois, complète cette planche. 

Le célèbre manteau de Tauiehameka, conservé dans la famille 
régnante de l'archipel hawaiien, est conf 'lionne de la même 
façon que ceux dont il vienl d'être questi». ». Seulement il est 



48 



CËNTENAIllE DE LA MORT DE COOK. 



entièrement jaune, a 4 pieds de long et H pieds et demi de large. 

(Voy. plus loin n» 316.) 

(Madame Annie Brassey.) 

N" 16. Mort de Cook. 

Gravure sur cuivre, largeur hauteur 

(M. Chaplain-Duparc, membrede la Société.) 

N" 17. Hfirminette que l'on croit avoir servi à l'un des 
Kanakes qui ont tué Gook. 

Cette herminette en basalte, de 8 centimètres et drmi de long sur 
3 centimètres de large, a la forme de toutes celles que Ton a re- 
cueillies aux îles Hawaii, (Voy. plus loin, n"^ 306 et suiv.). Elle 
vient certainement de ces lies. 

M. Beivhoud, qui l'a donnée au musée de Douai, la tenait de M. le 
D*^ Âuzoux, qui l'avait lui-même reçue de M. Ménantle l^*^ mars 1858. 
Ce dernier l'avait obtenue à Karakakoa, en 1853, d'un missionnaire 
français de la mission de Kailia, auquel une de ses pénitentes, 
contemporaine de Gook et témoin de sa mort, l'avait jadis offerte. 

(Musée de Douai, n° 2855.) 

N» 18. Fragment île la roche sur laquelle, suivant la tra- 
dition, Cook a été tué le 14 février 1779. 

Recueilli par M. Crosnier de Varigny en 1868. 

(M. C. de Varigny.) 

N» 19. Version anglaise de la mort de Cook. 

Récit de King, traduction française. 

(M. Hamy.) 

N° 20. Version kanake de la mort de Cook. 

c Ceci est le mêlé de Kupa, fils de Kapupua, un des canotiers de 

Kalaimano, chef de Kealakekua. » 
(C. de Varigny, Quatorze ans aux Ues Sandwich. Paris, 1874, in-12, 

p. 18-23). 

(M. DE Varigny.) 

N" 21. Photographie du monument élevé à la mémoire 
de Cook par sir Hugh Palliser, sur le point culminant de 
son domaine de Vache Park, Buckinghamshire. 

(M. Edw. Palliser, ancien capitaine au ?• hussards.) 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



40 



N" 22. Le monument de Cook à Vache Park, et ses in- 
scriptions. 

The life of sir Hugh Palliser, Bart. Admirai of the White, and 

Governor ofGreentvich Hospital hy Robert M. Hutit,Esq. London 

1844, in-S» p. 121). 

(M. Edw. Palliser.) 

N" 23. Photographie du monument commémoratif de la 

mort de Gook, élevé à Karakakoa, tel qu'il existait avant le 

mois de novembre 1876. 

C'est un obélisque posé sur un cube de 8 pieds anglais de côté. 

Tirée des Scraps from Rochester to Honolulu de madame Annie 
Brassey (p. 36). 

N° 24. Dessin du même monument, tel qu'il existe au- 
jourd'hui. 

La princesse Likelike ayant donné au gouvernement britannique 
un carré de 54 pieds de côté, autour de l'obélisque élevé à Kara- 
kakoa en mémoire de la mort de Cook, douze canons ont été ame- 
nés de Vancouver par le navire Fantôme, à la suggestion de 
l'amiral anglais commandant la station du Pacifique du Nord, et 
disposés en piliers pour supporter les chaînes qui closent l'enceinte 
funéraire. 

Madame A. Brassky, (Ibid., p. 37.) 

N" 25. Dessin à la plume de l'un des c.iaons qui entourent 
le monument de Karakakoa. 

Madame A. Jjhassey, {Ibid., p. 38.) 

N" 26. C4opie de l'inscription en l'honneur de Cook, placée 
sous le portrait du navigateur que l'on voit dans l'école de 
Marlon, son lieu de naissance, école qui porte le nom d» 
Capt. Cook's Mémorial School. 

« To the meniory of Capt. .James Cook the celebraled circum- 
navigator who was born in ihis parisli oct. 27 1728, this tablet 
was erecled by the parishioners of Marton A. l) 1802 and recrec- 
ted hère at the burlding of Ibis mémorial School. 1850. » 

(M. Trevoh, de Marton.) 



i 



50 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



§ II. — ŒUVRES DE COOK. 

1" Manuscrits» 

N" 27. «A Chart ofthc Sea coast,bays and harbours and 
islands in Newfoundland between Cape Anguille and the 
harbour of Great-Jervis including Iho island of S'-Paul and 
Cape North on the island of Cape Briton. » 

Surveyed by order of Commodore Palliser, Governor of 
Newfoundland, Labradore, etc., by James Cook. 

Grande carte, exécutée avec beaucoup de soin à l'encre de Chine 
légèrement relevée de couleur, mesurant l^.Sl de hauteur et 
i^,^i de longueur. 

Dans l'angle supérieur gauche on lit une longue et minutieuse 
Description of the respective Places in the Chart qui ne tient pas 
moins de trois grandes colonnes. Une note à l'encre d'une écri- 
ture récente porte que la carte a été montée sur toile en 1836 
{Mounted 1836). Traces de mise au carreau pour agrandissements 
partiels. 

(Amirauté britannique, — r — M N 2 B.) 

N" 28. «A Chart of Ihe Sea Coasts, Bays, Harbous and Is- 
lands in Newfoundland between the Bay of Despair; and 
the harbours of Saint-Lawrence, surveyed by order of Hugh 
Palliser Esq. Commodore, etc., etc.,by James Cook, 1765.» 

Grande carte montée sur toile, à peu près carrée, hauteur 1™,83, 
largeur 1"',98. Sur le côté gauche : « Description of the sea 
Coast of Newfoundland from the Bay of Despair to the Har- 
bour of St-Lawrence », description se rapportant principale- 
ment à la baie du Désespoir, à la baie de l'Ermitage et à la 
baie Fortune. En haut et au milieu, trois plans particuliers dis- 
posés en carton sous ce titre commun : « Plan of the Harbours of 
Harbour Briton, Boxey, Blue-Pininn, Saint-Jaques and Bande 
de La Hier. » Cette carte à l'encre do Chine relevée de couleur, 
comprend en outre Saint-Pierre et Miquelon. 

Voir sur cette carte et la précédente !;i lettre de Palliser à Ste- 
phens, du 3 février 1768, monlionru't! ci-dessus, et imprimée par 
M. Hunt dans sa biographie de Palliser (M. Ilobert Hunt. Thelife 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 51 

ofsir Hugh Palliser, bart, admirai of the lohite and Gove^nor of 
Greemvich Hospital. London 18ii, in 8», p. 9i.) 

(Amirauté britannique, C 58. M N. 17 U.) 

No 29. « A Ghart of part of Ihe Coast of Labradoio from 
Shecatica to Châteaux; including thc Island and Straights 
of Bellisle, surveyed by order of the Honorable Commodore 
Byron, Governor of Newfoundland andLabradore, etc., etc., 
by Michael Lane in the year 1769, to which is added part 
of the coast of Newfoundland from Guirpon to Point Fe- 
rolle, surveyed by order of Commodore Palliser, Governor 
of Newfoundland and Labradors, etc., etc., by James Cook 
in the year 1764.» 

Grande carte de l^jSS de haut et S^^jSS de long, exécutée comme 
le n" 27 ci-dessus, montée sur toile en 1836. Sur le bord inférieur 
on lit sous co titre : Remarks on the coast of Labradore from She- 
catica to Châteaux, une série d'observations sur l'ile de la Boule, 
la baie d'Eomar, Petite Baie, la pointe Bel-Amour, port Bra- 
(lore, l'île au Bois, Blanc Sahlon, la baie Porteau, l'anse à 
Loups, Saint-Modeste, la baie Noire, la baie Rouge, la baie Verte 
et la baie de Châteaux. 



(Amirauté britannique. 



4 C 5 



M N 4 L.) 



N. 30 a A Journal of the Proceedings of His Majesty's Bark 
the Endeavour in a Voyage Round the World performed In 
the Years 1768, 69, 70 and 71, by Lieutenant James Cook, 
Commander, » 

4 livres mss. reliés en un volume in-f« de 365 pages, formant le 
tome 8 de la collection du Record office, Admiralty. 

C'est en combinant à cette relation presque exclusivement nauti- 
que les récits pittoresques et animés de sir Joseph Banks que 
Hawkesworth a composé le texte du premier voyage de Cook. 

(Amirauté britannique.) 

N" 31. li Journal ofthe Proceedings of His Majesty's Sloop 
Eesolution in exploring the South Atlantic, Indian and 
Pacific Océans, By James Cook, Commander. > 

Ms. in-f> de 239 pp., suivi du Vocabulary ofthe Languages Spoke 



52 



CENTENAIRE DE LA MOHT DE COOK. 



by the Inhabitants of thc South Pacific Océan, non paginé, 
de 63 pp. 

N" 8 de la collection du Record Office. 

En tête da volume une grande carte ins. représente l'héniisphère 
méridional avec les voyages deCook. On voit en haut de la carte 
le développement en projection de Mercator des régions entre 
l'équateur et le 30'^ parallèle S. En bas et ù gauche, Atlas, dessiné 
ù la plume, supporte la sphère, à droite le Génie de la navigation, 
dessiné de même à la plume, un compas ouvert sur le front, 
en embrasse le contour. Devise : Ipsa subibo humeris, nec me 
labor iste gravabit. Entre les deux personnages, un cartouche 
porte l'inscription : Cfiart of the Southern Hémisphère Shewing 
the Track and Discoveries made by llie Resolution under the 
Command of Js Cook. S. n. n. d. 

On rencontre dans le texte et à la fin du volume un certain nombre 
de cartes manuscrites à l'encre de Chine, telles que celles de l'île 
de Pâques (Easter Island), d'une partie des Marquises {Marquesas 
Isles) avec un carton montrant le plan du Port Resolution or 
Madré de Bios, les îles Corail, George, Palliser. « Me ofGeorgia 
discovered January U, 1775. » « Friendly Mes, Hervey Isle, 
Palmerston Isle, Tiirtle Isle, Savage Isle, Norfolk Isle », la Nou- 
velle Calédonie. « N.-E. Coast of New Caledonia », partie de 
la terre de Feu. « Charl of the South Coast of Terra del Fuego 
and States Land », la'fhulé australe, Southen Thule, enfin la vue 
elle plan de Porto-Praya de Santiago du Cap- Vert « A View 
of Port Praya taken from the Anchoring Place > et « Port 
Praya in the Island S^-Jago, one of the Cape de Verde. » 

(Amirauté britannique.) 

N" 32. « Chart of the N.-E. Coast of the Island of Déso- 
lation. » 

Carte montée sur toile, dessinée à l'encre de Chine légèrement re- 
levée de couleur. Une note au crayon, sous le titre , est ainsi 
conçue : / hâve no doubt this is Cook's original. F. S. E. 5, 
3, 74. 

En haut et à gauche, trois dessins à l'encre de Chine. 

c A View of the Arch'd point when bearing South distant 2 1/2 
miles. 

A View of the Land when Mount Campbel bears S. S. W. 11/2 
miles. 

A View when the Prince of Wale Foreland bears W. S. W. dist. 
3 leagues. » 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 53 

Étiquette plus récente, en bas et à droite : 

Kerguelen Island. -ML 
F J. 

(Amirauté britannique.) 

2° Imprimés. 
N» 33. Textes français du premier voyage *. 

Édition de 1774, Paris. Saillant et Nyon, Panckoucke, ^l vol. in-i». 
Le voyage de l'Endeavour commence à la page 207 du tome II, 
et occupe exclusivement les tome III et IV. 

(MM. Hachette et C'c.) 

Édition de 1774, Paris. Saillant et Nyon, Panckoucke, 8 vol. in-S». 
Le voyage de l'Endeavour va de la page 355 du tome III à la 
fin de la collection. 

(M. Hamy.) 

N"* 35, 36. Textes français du second voyage. 

Édition de 1778, Paris, hôtel de Thou, 5 vol in-4». Le 5" volume se 
compose des observations faites pendant le voyage par Forster 
père. 

(MM. Hachette et C'e ) 

Édition de 1796. Lausanne. Hignou et G' ■, 6 vol. in-8\ 

(M. Hamy). 

N" 37. Texte anglais du troisième voyage. 

Édition de 178i. 3 vol. in- 4°. 

(MM. Hachette et G'».) 

N" 38. Texte français du troisième voyage. 

Édition de 1785, Paris, hôtel de Thou i vol. in-8. 

(M. Hamy.) 

N"' 39 à 54. Seize planches, détachées du second et du 
troisième voyage, représentant les principaux types eth- 
niques et divers objets d'ethnographie dessinés à bord des 



navires anglais. 



(M. Hamy.) 



t. Voir pour les titres déiaillés la bibliographie de M. J.Jackson. 



54 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



§ III. — OKLVllHS 1)K.^ i:(>Lt,AUOUATEUUS DE COOK. 

1° — Premier voyage. 

N"' 55 à 57. Trois levés originaux de Pickersgill, exé- 
cutés à l'encre de Chine, sur papier, à bord de VEndeavour 
en 1770. 

nA Plan of Cook's Streights and Queen Charlotte' s Sound 
saild through by His Majesty's Bark Endeavour in 1770, by 
R. Pickersgill. » 

Détroit de Cook et golfe de la reine Charlotte ; adroite, la partie de 
l'ile du Nord appelée par les Maoris « Teere Wette » ; à gauche , 
partie de l'île de Tawaï Pounamou, que Pickersgill nomme 
< Toôwiepoenamou », Hauteur 0'",38, largeur 0°»,5i. 
(Amirauté britannique, F. I. 552.) 

(( A Plan of Siing-ray Bay on the E' Coast of New Hol- 
land. Long. W. of Greenwich 207" 10', lat. S. 34, 06. R. Pi- 
ckersgill. » 

Sting-Ray Bay n'est autre que la célèbre Kotany Bay de Cook, 
comme le fait remarquer une note au crayon ajoutée postérieure- 
ment au titre de la carte. Hauteur J5, largeur O^.S?. 
(Amirauté britannique, F. 1. 541.) 

A Plan of the islands, etc., lying on Labrynth River. As 
Taken of a Hill by R. Pickersgill. Lat. 22° 37' S. Long, de 
205" 20' W. 
Hauteur On',30, largeur 0'",49. 

(Amirauté britannique, F. I, 541.) 

2°. — Second voyage. 

N»" 58 e*. 59, Aquarelles attribuées à Hodges, peintre at- 
taché à la seconde expédition, et paraissant représenter des 
vues des îles de la Société. 

(M. Hamy.) 

N" 60. « Catalogue d'un herbier rapporté des îles de la 
mer Australe » par Forster, 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



55 



Ms. in-f» lie huit pages, comprenant l'énumération de 220 échan- 
tillons botaniques, provenant du second voyage de Cook, et en- 
voyés plus tard au Jardin du roi. 

Ces végétaux sont classés, suivant le système de Linné. L'auteur 
donne le nom de l'espèce linnéenne, son habitat, et fait suivre 
ces renseignements d'observations diverses sur le port de h 
plante, sa taille, ses propriétés, ses usages, etc. 

(Muséum d'histoire naturelle, Laboratoire de botanique, M. Bu- 
reau, professeur, membre de la Société de Géographie.) 

N'* 61 à 66. Six échantillons botaniques de l'herbier de 
Forsler, savoir : 

— Monandria monogynia. — Boerhaavia tetrandia « l'isle de 
Taïti ». 

(N» 2 de Forster.) 

— Monandria digynia. — Mniarum billorum « Nouvelle-Zeelande » 
terre de Feu. 

(N» 3, id.) 

— Diandria monogynia. — Ancistrum anserinee foliutn « Nouvelle- 
Zeelande ». 

(N» 4, id.) 

— Hexandria monogynia. — Gahnia procera « Nouvelle-Zee- 
lande >. 

(N» 78, id.) 

— Monadelpkia polyandria. — Plagianthus divaricatus c Nouvelle 
Zeelande ». 

(NM41,id.) 

— Polygamia monoecia. — Mimosa simplex « Tanna et Nouvelle- 
Calédonie ». 

(N» 207, id.) 

(.MUSHlî D'fllSTOIRE NATURELLE. HeRBIER FORSTER.) 

(M. le professeur Bureau.) 

N" 67. A Voyage round the World in His Britannic Ma- 
jesty's sloop Resolution, commanded by Capt. James Cook, 
during the years 1772, 3. 4 and 5, by George Forster, 2 vol. 
in-4°, Londonl777. 

(MM. Hacuette et C**».) 

3». — Troisième voyage. 
N°* 68 à 71. Quatre grands dessins relevés de couleur, par 



56 CENTENAIRE DE LA MOnT DE COOK. 

Webber, peintre du troisième voyage. Titres modernes col- 
lés dans les angles supérieurs droits. On les a fait suivre 
de la transcription du texte anglais décrivant la scène re- 
présentée. 

— Gapt Gook's interview with Natives to Adventure Bay. 
Van Diemen's Land, January 29. 177. 

Dessin à l'encre de Chine, O-^.QS larg., 0'",665 haut., non signé. 
VA. 3 rd. Voy. vol. 1, p. 99. 

— Capt Gook's Ships in Queen Gharlotte's Sound. New 
Zealand, February \(). 177. 

Dessin à la plume relevé de couleur, signé en bas à droite John 

Webber del Mil. 0'",99 l.irg, 0"',58 haut. 
Cf. 3 rd. Voy. vol. I. p. Ii2fi. 

— Gapt Gook's Ships moored in Résolution Cove, Nootka 
Sound, Vancouver Island. March 1778. 

Dessin à la plume, relevé de couleur, en deux feuilles, non signé. 

1°»,49 larg. tôt., 0™,59 haut. 
Cf. 2 rd. Voy. vol. II, p. 270. 

— Gapt Gook's interview wilh Natives [the Tschulski] of 
Ihe Goast, near Gape Prince of Wales. August. 10. 1778. 

Dessin à l'encre de Chine, non signé, 0'",99 larg., 0'",6'i haut. 

Cf. 3rd. Voy. vol. II, p. i47. 

(Amirauté britannique.) 

N" 72. Album de cinquante et une planches d'histoire 
naturelle et d'ethnographie, exécutées par le peintre anglais 
F. Davies, de 1776 à 1811. 

Davies accompagnait Cook lors de son troisième voyage. Un certain 
nombre des planches de son album se rapportent à cette circum- 
navigation. L'une d'elles a été déjà décrite ci-dessus (n» 15). 

On trouve d'abord dans l'album dix-huit planches de mammifères. 
Quelques-unes semblent faites d'après des animaux seulemen! 
entrevus, comme le n" 3, qui paraît être l'opossum figuré pi. 00 
du troisième voyage de Cook, ou incomplètement étudiées, comme 
l'ornithorrhynque (n" 17), que Davies appelle d'une manière assez 
pittoresque Duck bill heaver, castor à bec de canard. 



CENTENAIRE DE LA MOHT DE COOK. 



57 



Les planches 11) à 27, 30 \ 36, représentent des poissons : bairachm 
tau, squatina centvina, zeus gallus, zeus ciliaris, dactyloptems 
volitans, naucrates Uuctor, acanthurus nigricans, chœtodon 
tricolor, labrus formosus, pleiironcctes ocellata, etc., etc. 

Sur la planche 37 six masques de la côte Nord-Ouest, trois h léles 
humaines, trois à têtes d'animaux, d'exécution fort médiocre. 

Planche 38. Quatre peignes en bois et en os. 

Hanche 39. Deux vases en bois incrustés. Tout cela semble se rap- 
porter à des observations faites à Nootka Sund. (Cf. James 
G, Swan. The Indians of Cape Flattery {Smithson, Contrib. to 
Knowledg, n" 220, fig. 27 et 35 à 41.) 

Planche 40 et 41. Ornements de cou des mers du Sud. On y dislingue 
une amulette en jade de la Nouvelle-Zélande, une statue en 
ivoire (?) et des colliers de graines, de coquilles, de dents, etc., 
parmi lesquels il s'en trouve un formé de grandes dents de squale 
(lies Hawaii). 

Planche 42. Idoles des îles Sandwich ou Hawaii, au nombre de 
quatre, n'ayant que la tôtc et le cou : la plus grande, de quatre 
pieds anglais de haut, la plus petite, de deux pieds. Elles sont 
peintes en rouge, ont des yeux de nacre et des dents de squale. 
Deux portent le casque hawaiien à chenille jaune. • 

Planche 43. Quatre manteaux de plumes des mêmes tles. Le pre- 
mier, dont l'original mesurait 4 pieds anglais, est en plumes 
noires, avec collier rouge, un grand triangle de plumes jaunes au 
milieu, sur les côtés deux autres triangles rouges bordés de 
jaune. Le deuxième, de trois pieds, collier rouge, bande de plumes 
violettes, bandes de plumes blanches, trois lés, celui du milieu 
noir, ceux dos deux côtés d'un brun foncé. Troisième manteau 
tout noir, collier rouge, bande jaune étroite entre le collier et 
le reste du manteau. Quatrième manteau, collier jaune, bande 
rouge, bande noire, fond blanc et bordure brune. 

La planche 44 a été décrite séparément plus haut. Sur la planche 45 
sont représentés d'autres manteaux de plumes hawaiiens de deux 
à cinq pieds anglais de dimension. 

Planche 46. Idoles des tles Sandwich ou Hawaii. Statues en bois 
d'un travail grossier. L'une d'elles semblerait représenter la 
déesse Pelé (voy. plus loin le n" 289); sa lôte est surmontée 
d'un cylindre aux bords dilatés ot votroussôs tout couvert de 
petits cabochons disposés on bandes verticales. Le second est 
une pièce d'un bois rougeâtre, supportant une tête grossière or- 
née d'une perruque. Le troisième est debout, les jambes un peu 
écartées et les mains appuyées sur les cuisses. Ses pieds posent 



58 



CENTËNAUŒ DE LA MURT DE COOK. 



sur un masque grimaçant. Un quatrième, dont l'original mesurait 
quatre |)iods de haut, se compose d'une tùte grossière et d'un tronc 
aux bras adhérents, percé d'une sorte dcfenc^lre haute et étroite. 
l*ianches M à 51 . Cinq portraits, sans aucune valeur scientifique, 
supposés représenter des sauvages des Nouvelles-Galles du Sud, 
dn groupe de lord llowe cl de l'ile du Duc d'York. 

(Madame Annie Uuassey.) 

t^ 4. — DOCUMENTS ETHNOGRAPHIQUES SUR LES PAYS DÉCOUVERTS 

PAR COOK*. 

N*"* 73 et 74. Deux lances en bois dur. Australie. 

Ces lances sont barbelées d'un seul coté; l'une, plus longue, a des 
nombreuses br.rbelures serrées l'une contre l'autre; l'autre, plus 
courte, n'en porte que quatre assez largement espacées. 

Ces lances sont en usage chez les Australiens de toute la bande 
orientale. 

(M. W. Martin.) 

N" 75. Grande s-igaie, simple. 

Cette sagaie est longue de 3 mètres. 

Elle provient aussi de la côte est d'Australie. 

(Mus. hist. nat. M. Montefioiil.) 

N» 76. Waddiey Nouvelles-Galles du Sud, long. 0'",73. 

Sorte de petite massue cylindro-conique, se renflant vers son ex- 
trémité, terminée vers la main par une sorte de manche plus 
large, en forme de cône assez régulier. 

(M. W. Martin.) 

N" 77. Autre petit waddie, long. 0'",71. 
N*78. Wommera ou. bâton h lancer, Nouvelles-Galles du 
Sud, long. 0'",69. 

Planchette un peu élargie vers son milieu, cylindroïde vers la base, 
c'est-à-dire du côté où elle doit se saisir, se terminant à la 
pointe par un crochet récurrent, où s'appuie la sagaie que l'Aus- 

1. Voir l'introduclion de ce catalogue. ■— La collection de photogruphies 
de madame Brassey, doiît nous détaillons plus loin les numéros se rap- 
portant spécialement aux îles Hawaii contient également, dans un grand 
album in-folio, une centaine de vues, portraits, etc., pris à l'île de 
PAques, T tïti, MakaLc ., ?.- Nouvelle-Zélande, etc. 



CENTENAIUK DE LA MORT HK COOK. 



50 



traliun doit iitncer. On sait que cel instrument se manie comme 
un levier, et prcjelte la sagaie avec une certaine force. La pièce 
exposée porte giavée sur son milieu deux grossières ligures de 
tortues marines, qui rappellent sans doute le nom de son pro- 
priétaire. 

(Mus. hist. nat. M. Montefiohe.) 

N» 79. Autre wommera ù pou près semblable, mais sans 
décor. Nonvelles-Galles du Sud, long. O^'.Tâ. 

(M. W.Martin.) 

N" 80 et 81. Boucliers. Nouvelles-Galles du Sud. 

Ces boucliers, ornés de stries disposées en losanges, sont longs, 
l'un de O^'.OS, l'autre de 0'",88, 

Ce ne sont, à vrai dire, que de longues planches triangulaires, ar- 
rondies sur leurs bords. L'angle obtus est dirigé du côté de l'ad- 
versaire; vers le milieu, du côté opposé à cet angle, est dé- 
coupée une cavité ovale qui transforme en poignée la portion 
correspondante du bord de l'arme. 

(M. W. Martin et M. MOller.) 

N» 82. Bouclier ovale, diicolmaret, haut 0'",55, longO^jSB. 
Rockhampton. Queensland. 

La face antérieure, régulièrement convexe, est décorée de stries lé- 
gères, t.'.tre-croisées en treillis; la postérieure est plane. La 
poignée, dont la manette est verticale, est excavée dans l'é- 
paisseur même du bois. L'instrument a beaucoup servi, il porte 
plus de trente coups de sagaie marqués à sa surface. 

(Mus. hist. nat. M. Thozet.) 

N*** 83 et 84. Deux massues dites yolones. Rockhampton. 
Queensland. 

Ces massues, en bois de proiœa, sont de gros bâtons cylindro- 
coniques, qui se terminent en forme de tête d'oiseau. R est aisé 
de reconnaître, sur une des deux pièces exposées, la grossière 
imitation de la tête du casoarà casque. 

(Mus. hist. nat. M. Thozet.) 

N" 85. Ouangal ou boomerang. Environs de Rockhamp- 
ton. 

Ce ouangal, en bois de casuarina, est orné de triangles striés sur 



t?0 



CENTENAIRE DE LA .MORT DE COOK. 



les bords, et sur l'axe de losanges également striés, étroits et 
allongés. 
Notre regretté collègue A. Tliozct, ayant rencontré un indigène 
avec une douzaine de ces armes, avait « remarqué que chacun 
de cos ouangals différait, par les gravures » qui rornementaient. 
« Je lui en demandai la raison, écrit M. Thozet, alors il m'énu- 
méra tous les noms des propriétaires de ces instruments, en 
regardant ceux-ci l'un après l'autre et cela aussi vite qu'un 
Européen pourrait lire des noms sur une liste. Je ne pus obtenir 
(ju'un seul ouangal, celui que vous trouverez... Notre lettré, à sa 
manière, se rendait à un combat qui devait avoir lieu, me disaii- 
il, le soir même, Knha Niélaijne. au lever de la lune. > 

(Lettre de M. A. Thozet, Mùllerville, Uockhampton, 6 janvier 

1876.) 

(Mus. hist. nat. M. Thozet.) 

N"" 86 et 87. Boomerangs. Nouvelle-Galles du Sud. 

(M„ MONTEFIORE.) 

N°^ 88 à 91 . Cinq haches de pierre ou ouléi de diverses 
tailles. Environs de Rockhampton. Queensland. 

Ces haches ont été recueillies par iM. Thozet, chez les Yarras 
Roren et Ouaren. Elles ont été taillées à grands éclats, puis 
affûtées avec un certain soin à l'une de leurs extrémités; une en- 
coche est destinée à les emmancher par leur milieu. 

La plus grande, orkanet ouléi (grande hache), est longue de 0™,156, 
large deO'",07, épaisse de 0'n,035, terminée à l'une de ses extré- 
mités par un tranchant demi-circulaire, à double biseau bien 
poli. Vers son milieu, un grand éclat, de 0™,07 environ de large, 
a été enlevé à plat sur une des faces. La hache ainsi amincie, 
était emmanchée en repliant autour de la pierre un morceau 
d'écorce, fixé à la pierre et au manche à l'aide de la résine de 
VAraucaria Cnnninghami ou Mapo. 

La hache moyenne (walla ouléi), longue de 0"',10, large de O^jOT, 
épaisse de 0'",03,est polie dans sa moitié terminale, à tranchant 
demi-circulaire, brute dans l'autre moitié, et amincie par des 
tailles à plat, pour l'emnianchure. 

La petite hache {bah'ugn ouléi), taillée d'abord, puis polie comme 
les autres, offre également l'n tranchant denji-circulaire. Sa 
longueur est de 0'",07, sa largeur de O'",06, son épaisseur de 
O^jOJô. Elle est teintée profondément d'un rouge d'ocre encore 
assez vif. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE CO")K. 



61 



Une quatrième hache, en roche serpentineuse, comme les trois 
autres, est longue de O^.UB, large de O-", 093, épaisse de 0'",03. 
Le procédé d'emmanchure se manifeste par des éclats enlevés 
des deux côtés vers le milieu de l'arme. 

(Mus. hisl. nat. Coll. Thozet.) 

^''' 02. Petit panier de jonc. Nouvelles-Galles du Sud. 

Contenant un morceau de résine, assez semhlahlo h de la colo- 
phane. 

(Mus. hist. nat. M. Montefiore.) 

N" 93. Sac en filet. Nouvelles-Galles du Sud. 

Les femmes portent ces sacs attachés à leur front ou suspendus 
derrière le dos; on n'y met, quand ils ne dépassent pas la taille de 
celui qui est ici exposé, que les lignes de pêche, les hameçons, 
l'ocre, la résine, etc. 

(Mus. 'ist. nat. M. Montefiore.) 

N" 94. Gaba-goob, massue des Kowraregas, de l'île du 
Prince de Galles. Détroit de Torrès. 

Cette arme est formée d'un hàton en bois dur, dans lequel est en- 
filée une pierre polie lenticulaire en basalte, de O^.OO de dia- 
mètre, percée à son centre d'un trou de O",!. 

Une corde solide, en bourre de coco, fixée aux deux extrémités du 
hàton par un grand nombre de tours, bride la pierre, qui, dé- 
placée par la rotation circulaire imprimée à l'arme, glisse excen- 
triquement et se fixe, en tendant fortement la corde, à peu de 
distance de l'extrémité du bâton. 

(Mus. hist. nat. M. MIjller.) 

N°* 95 et 90. Deux massues de l'archipel Tonga. 

Ces deux massues ont la forme caractéristique que prennent ces 
engins à Tonga-Tabou. Les manches cylindriques se termi- 
nent par une large palette tréflée. Simple sur l'une des massue», 
qui uiesure l^'jOS de long, décorée sur l'autre, un peu phis 
courte l'",03, de triangles, de croissants et de petites lignes soi- 
gneusement ciselées. 

(M. W. Martin.) 



N« 97. Rame de forme lancéolée. 
Même archipel. 



(M. W. Martin.) 



62 CENTENAIJIE DE LA MORT DE COOK. 

N» 98. Massue. Polynésie centrale, long. 0"»,94. 
Cette massue au manche cylindrique est, dans sa partie termi- 
nale, plus longue que le manche, en forme de tronc de pyra- 
mide à quatre pans. Chacun de ces pans est orné de ciselures re- 
présentant des carrés et des triangles coupés de lignes obliques. 

La massue se termine en une courbe concave. 

(M. W. Martin.) 

N"' 90 et 100. Deux pagaies de Tahiti. 

Ciselées avec une grande finesse, de la poignée à la pointe. Ces 

pagaies dont la palette est courte, large et lancéolée, sont tout à 

fait semblables à celles que l'on voit représentées sur la planche 

00 du vovasfc de la Coquille. 

(M. W. Martin.) 

N" toi. Grand tambour cylindro-conique, d'un très beau 

travail analogue à celui des pagaies, et paraissant aussi 

venir de Tahiti. 

On en voit d'à peu près semblables, gravés dans une des planches 
des voyages de Cook. 

11 est couvert d'un morceau de peau de squale tendu avec des cor- 
delettes de coco. Un double rang de tètes humaines court le long 
du rebord en forte saillie qui se voit à mi-hauteur de l'instru- 
ment. Le tronc de cône inférieur est orné de ciselures à jour 
d'un joli goût et d'une grande finesse. 

(M. Ahël Lemercier, membre de la Société de Géographie.) 

N" 102 et 103. Échantillons de tapas laïtiens. 

Ces tapas st)nt blancs et d'une grande finesse. 

(M. Gaussin.) 

N" 104. Autre échantillon de lapa. 

Teint en jaune avec le curcuma et décoré d'impressions rouges au 

muni {Morinda citrifolia.) 

(M. Gaussin.) 

N" 105. Bâton ou massue. Polynésie centrale, long. diam. 
O^-.OS. 

Cette massue est décorée de rectangles allongés, coupés ass(!Z ré- 
gulièrement do zigzags et de lignes droites, et généralement 
disposés de façon qu'un rectangle à décor transverse en suive 
un autre à décor vertical. Quelques triangles sont coupés de li- 
gnes diagonales. 

Travail ancien. 

(Mus. hist. nat. Coll. Dupetit-Tiiouars.) 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

N»» i06 et 107. Deux massues des îles Marquises. 

Semblables à celles qui sont représentées pi. 33 de l'édition fran- 
çaise du 0° voyage de Cook. 

(M. Bertin.) 
W" 108 à 114. Sept ornements d'oreilles. Iles Marquises. 

Ornements ithyphalliques en dents de cachalot, taillés dans des 
plaques ovales dont le plus grand diamètre peut atteindre 0- 08 
Une petite statuette humaine est habituellement appliquée'sur 
l'un des côtés du phalle. * 

(M. Bertin.) 
Nos 415 ^ j26. Douze autres ornements d'oreilles. Iles 
Marquises, Taïti, etc. 

Ils sont plus petits, mais de môme forme, avec quelques variations 
dans la sculpture, le montage, etc. Les uns sont en ivoire montés 
sur tridacne, les autres entièrement en tridacne, etc. 

AT ,a„ (*'• Bertin.) 

JN-'Ma?. Ornement de cou. Iles Marquises. 

Fornié d'une corde en niasse de coco (pouou) dans laquelle sont 
enfilées deux dents de cachalot polies, amincies à plat et percées à 
une de leurs extrémités d'un large trou de suspension, et trois 
cylmdres osseux de 3 à 4 centimètres de hauteur, sculptés en 
forme de petits personnages humains. 

(M. Bertin.) 
N» 128. Autre ornement de cou en pouou. Iles Marquises. 

Terminé par deux dents de cachalot travaillées comme ci-dessus. 

(M. Bertin.) 
N"*" 129 à 134. Six petits cylindres en os, de 0^^,30 et 0» 40 

de hauteur. Iles Marquises. ' 

Taillés comme ceux du collier n» 127 en forme de petites statuettes. 

(M. Bertin.) 

N»" 135 et 136. Deux pendeloques en dents de cachalot. 
Iles Marquises. 

Travaillées comme celle du n» 126 ci-dessus. 

(M. Bertin.) 
N» 137. Un collier de vingt-deux dents de cachalot. Iles 
Marquises. 

Polies, percées, de grandeurs décroissantes. 

(M. Bertin.) 



64- CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK, 

N» 138. Autre collier do vingt-trois dents taillées. Iles Mar- 
quises. 

(M. Dertin.) 

NH39. Un grand collier de quaranlc-deux dents. Poly- 
nésie orientale. 

Taillées en pointe à leur extrémité. 

(M. Bertin.) 

N°* 140 et lil. Deux manches d'éventails en os ciselés 
des îles Marquises. 

Chacun d'eux porte quatre petits personnages adossés deux à deux. 
Sur le n" UO, qui mesure 0'",095, les quatre figures sont tournées 
latéralement. Sur le n" 141, qui a 0",09 de haut, les deux figures 
du bas sont à angle droit par rapport à celles du haut. 

(M. Bertin.) 

N'" 142 à 166 .Vingt-cinq hameçons en bois, os, nacre, etc., 
des îles de la mer du Sud. 

Le plus grand et le plus remarquable vient de la Nouvelle-Zélande. 
Il est eu os, entièrement ciselé d'un bout à l'autre, dans le style 
maori. 

(M. Bertin.) 

N"* 167 et 168. Deux os gravés. 

Ils portent les décors caractéristiques des œuvres des naturels 
des groupes Nootka-Colombien et Koloche. 

(M. Bertin.) 

N"' 169 et 170. Deux hameçons de Nootka Sound, île 
Vancouver, haut. 0^20 et 0'",16. 

Ces hameçons en demi-ellipse, sont armés d'un os pointu qui ne 
mesure pas moins de O^jlâ sur le plus grand, et de 0''\09 siu* le 
plus petit de ces engins. Ces os sont reliés au bois par raie 
tresse en paille. 

(Mus. hist. nat. Coll. Scouler.) 

NM71. Hache polie en pierre de touche, tranchant à 
double biseau, larg. 0"',068, long. 0"\062, épais. 0"»,012. 

Trouvée dans un shellmound, à The Gorge, Vancouver, 

(M. Pinart.) 

N" 172. Cuiller en corne d'argali sculptée. Ile deKadiak. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 65 

Le [manche représente une lête d'ours mordant le bord de la 
coupe qu. forme la cuiller. Elle est surmontée d'une tête 
huma.ne gnmaça.ae, coiffée de deux grandes cornes. Des 
perles blanches de fabrique européenne sont insérées dans les 
yeux des deux têtes Quelques-unes sont tixées dans l'intérieur 
do la cuiller décore aussi de quelques traits réguliers et le 
long de laquelle le corps de l'ours forme arête dorsale. 

(M. PiNART.) 

No 473. Grand couteau d'ivoire. Toutsagmioutes, cap 
Slephens, île Saint-Michei, détroit de Behring. 
Imitant les couteaux européens {sheath knive), longueur 0-,275. 

(M. PlNART.) 

N 174. Petit couteau d'ivoire, long. 0-, 13. Toutsag- 
mioutes, île Saint-Michel. 

En forme de couteau de table, images de rennes marchant ou 
brout mt, gravées sur une des faces. 

(M. PiNART.) 

N" 175. Bâton de nez en ivoire, long. 0-,84. Toutsag- 
mioutes, île Saint-Michel. 

Orné de rayures verticales aux deux extrémités. Une fente paral- 
lèle a 1 axe permet de passer la ligature qui suspend l'apparei 
au cartilage de la cloison du nez. 

(M. PiNART.) 

N» 176. Tube à priser, en os d'oiseau, même provenance. 
Orné de trois bandes juxtaposées, où court un décor vermiculairc. 

(M. PiNART.) 

No 177. Lissoir en os, long. 0-, 263. Toutsagmioutes, île 
Saint -Michel. 

Instrument étroit et aplati, percé d'un trou de suspension A l'une 
de ses extrémités, terminé à l'autre en pointe mousse, légère- 
ment courbe. Cinq larges encoches concaves forment de chao;*^ 
cote de 1 extrémité basilaire un décor régulier. 

(M. PiNART.) 

N" 178. Statuette en ivoire, représentant un Eskirao du 
sexe masculin, haut. 0°>, 18. Cap Slephens. 
Le type ethnique est assez bien saisi, dans ce qu'il a de caracté- 



66 



CENTENAIRE D£ LA MORT DE COOK. 



ristique, du moins ù la face. Le bonhomme à le bras g;auche 
allongé, le droit ramené sur la poitrine. 

(M. PiNART.) 

N» 179. Côte de [cétacé, long. 0", 433, gravée au trait. 
Golfe de Kotzebiie. 

La côte est usée à plat. Les gravures au trait représentent des 

rennes et des scènes de pêche au phoque, au morse, à la baleine, 

(Cf. Choris. Voy. pitt. aut. du monde, pi. ) 

(M. Bertin.) 

N° 180. Grand harpon en os, à double pointe récurrente. 
Long. O'-jaS. Côte N. 0. d'Amérique. 

Un trou pour la ligature se voit vers son extrémité basilaire. 

(M. Bertin.) 

N" 181. Grattoir en silex des Toulsagmioutes de Saint- 
Michel. 

Emmanché sur un coude de bois, il s'y trouve fixé avec des liga- 
tures faites de bandelettes de peau de renne {remnî). 

(M. A. PiNART.) 

N"» 182, 183, 184. Petites haches de pierre en aphanite 
schisteuse, recueillies à Katmay (Aliaska), Igak (Kadiak), 
et Ouroppsoffsky (Afognak). 

Cette dernière est montée à plat sur un genou de bois dont le pro- 
longement forme le manche, et fixée A ce genou par une lanière 
ou remni de peau de lion de mer. Les dimensions des haches 
varient de O^jOBS à 0°',090 en longueur, et de 0'»,022 à 0",040 
en largeur. 

(M. A. PiNART.) 

N»' 185 à 187. Haches ou annian en schiste argileux de 
Seleznoffsky (Afognak). 

Une face est plane, l'autre va s'épaississant des extrémités vers le 
centre excavé en une rigole pour l'insertion du manche. 

(M. A. PiNART.) 

N» 188. Gros marteau cylindrique en grès feldspalhique, 
de Seleznoffsky, long. O'^jlTS; diam. max. O», 097. 

Marteau plat à une de ses extrémités, convexe à l'autre. Une rai- 



Ht 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. et 

nure de [O»,035 de large, est creusée sur la demi-circonférence 
supérieure. 

(M. A. PlNART.) 

N- 189. Petite lampe de même matière, Igak (Afognak). 

Caillou roulé, sur l'une des faces duquel est creusée une petite cu- 
vette ovale. 

(M. A. PiNART.) 

No 190. Grande hache (annian) polie, tranchant étroit, 
ouble bisepau, aphanite schisteuse, longueur O», 298, lar- 
geur O", 045, épaisseur 0", 66. 

Baie Lisiansky (Kadiak). 

(M. A. PlNART.) 

NH91. Pendant d'oreille en serpentine, 
le de Nounivak, mer de Behring. 

(M. A. PiNART.) 

§ 5. — DOCUMENTS SPÉCIAUX SUR LA GÉOGRAPHIE, 

l'ethnologie, l'ethnographie, etc., des ILES HAWAII, 

THÉÂTRE DE LA MORT DE COOK. 

i°. — Géographie j Topographie j etc. 

No 192. Chart of the Sandwich Islands. 

Un carton représente la baie de Karakakoua. Tirée de Fédition 
originale du troisième voyage de Cook. 

(iMM. Hachette et C'«.) 
No 193. No Mokupuni o Hawaii. 

Carte indigène, imprimée à Honoloulou, s. d. 

(M. W. Martin.) 
N» 194. Carte détaillée de l'archipel Hawaii. 

Carte à l'aquarelle, à grande échelle, exécutée dans l'archipel sous 
les yeux de M. de Varigny, à l'aide des documents les plus récents 
et les plus détaillés. 

(M. C. DE Varigny.) 

N» 195. Grand plan en relief des îles Hawaii, par M. Bal- 
lieu, ancien consul de France à Honoloulou. 
Offert par M. Ballieu à la Société de Géographie, 

(M. Balueu.) 



68 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

N" 196 et 197. Agrandissements photographiques, exé- 
cutés en 1875 par Nadar, de deux gravures de Wil'ies, re- 
présentant les cratères du Mauna Loa et du Kilaouea. 

Crater of Moku-A-Weo-Weo, on the top of Mouna Loa, Havaii, by 

Ihe U. S. Ex. Ex. iSil. 
Crater of Kilauea, Havaii by the U. S. Ex. Ex. 1841. 

(M. W. Martin.) 

N" 198 à 204. Sept photographies, d'après des dessins 
exécutés aux îles Hawaii. 

1 . Pale de Hunana, prés Honoloulou (800 pieds) Oaliou. 

2. Chute du Pepe. 

3. Vue de nuit d'un des lacs de feu du volcan de Kilaouea, 
Hawaii. 

4. Cratère du Kilaouea (3 lieues de circonférence). 

5. Baie de Kealakekoua, où fut tué Cook. 

6. Chute de Waiannuennue ou Raimbow Falls, prés Hilo, Hawaii. 

7. Chute de Wailua, Kauai. 

(M. W. Martin.) 

N»» 205, 206. Deux lithographies, d'après des dessins de 
M. Burgess. 

Ewa, vu d'Honoloulou. 
Diamond-Hcad. 

(M. C. DE Varigny.) 
N° 207. Paysage hawaiien. 

Dessin au crayon. 

(M. DE Varigny.) 

N» 208. Vue générale de Honoloulou et de ses environs. 

Peinture à la gouache par Briet. 

(M. DE Varigny.) 

N" 209 h 262. Cinquante-quatre photographies de sites 
hawaiiens. 
Savoir : 

Vue de Kaïka, première mission fondée dans l'archipel. 
Port d'Honoloulou. 
Prison d'Oahou. 
Le nouveau wharf. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

Honoloulou, vue du S. E. 

Honoloulou, vue du N, 0. 

Centre de la ville d'Honoloulou. 

Ancien palais, à Honoloulou. 

Eglise hawaiienne. 

Hôtel havaiien. 

Canots hawaiiens et vue de Diamond head. 

Government Buildings. 

Le Eol de punch (punch bowl), cratère éteint. 

Mountain Peaks. 

Vallée et avenue de Nouanou (3 vues). 

Késidences dans l'avenue de Nouanou (3 vues). 

Résidence du marchand chinois Apong. 

Halika-House. 

Première plantation royale de palmiers. 

Kawaiahao c female seminary > (2 vues). 

Chutes de Kapina. 

École de Fort-Street. 

École royale (2 vues). 

Maison de la première mission. 

École indigène. 

Vue à Waimanalo. 

Diamond-Head. 

Environs de Waikiki. 

Plantation de cocotiers à Waikiki. 

Nouveau palais du Gouvernement (2 vues). 

Route du Pali. 

Le Pali et ses abords (5 vues). 

Mausolée élevé à la mémoire du roi Lunalilo. 

Plantation de dattiers de Queen's Hospitai 

Queen's Hospitai. 

Tombeaux des rois de l'archipel Hawaiien. 

Baie de Karakakoa, Hawaii (2 vues). 

Baie de Hilo, Hawaii (2 vues). 

Volcan de Kilaoue^, Hawaii. 

Vue de nuit du cratère du Kilaouea. 

Coulée de lave sur le flanc du Mauna-Loa. 

Chute de Haimboo, à Hilo. 

(Madame A. Brassey.) 



ÎO CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

2". — Ethnologie. 

N»" 263 à 273. Onze porirails. Famille royale et grands 
personnages hawaiiens. 

Le roi Kalaiiaoua. 

La reine Kapiolani. 

L'honorable John Dominis, gouverneur de Oahou. 

S. A. 11. la princesse Lydia Kamakaeha Dominis, sœur du roi, hé- 
rilière présomptive. 

S. A. 11. la princesse Miriam Likelike Cleghorn. 

S. A. 11. le prince Leieiohokou, frère du roi, récemment décédé. 

La reine Emma, veuve de Kamehameha IV. 

Lounalilo, dernier roi de l'archipel Hawaiien. 

S. A. U. Ilulh Keelikolani, demi-sœur de Kamehameha V, gouver- 
neur de Hawaii. 

(Madame A. Rrassby.) 

N»" 274 à 283. Photographif^s de types et costumes ha- 
waiiens. 

Femme, costume ordinaire. 

Femme, costume de cheval. 

Écuyère hawaiienne, à cheval. 

Repas de poë et de poisson sec. 

Deux costumes de femmes. 

Old Oakum, le chasseur d'abeilles. 

Maîtres d'école hawaiiens. 

Danseuses hawaiiennes (3 phot.). 

Alodèles de canots. 

Maisons de gazon (grass houses.) 

(Madame A. Brassey.) 

No" 284 et 285. Deux lithographies coloriées, tirées du 
voyage de l' Uranie. 

Elles représentent, l'une un guerrier kanaque en grand costume, 
l'autre divers objets fabriqués par les Hawaiiens. 

(M. Hamy.) 

3°. — Ethnographie. 

N" 286. Idole hawaiienne en basalte d'un gris rougeâlre, 
haut. 0^70., larg. 0'»,21, épaiss. O^jlS. 



CENTENAinE DE LA MORT DE COOK. fi 

Personnage debout, la main droite ramenée sur la poitrine, la 
gauche vers la taille. Travail ancien et grossier, qui n'est pas 
sans analogie avec celui des fameuses statues de File de Pâques. 

(Mus. hist. nat. M. Ballieu.) 

N" 287. Autre idole, de môme matière, haut. O^jSB, larg. 

O'-jig, épaiss. O'-jOOS. 

Petit personnage debout, la main gauche sur l'épaule droite, la 
main droite sur le ventre, même travail aussi grossier. 

(Mus. hist. nat. M. Ballieu ) 

N»288. Autre idole hawaiienne, haut. 0»,22,larg. O-jlO, 
ôpalss. 0",H. 

La roche dans laquelle cette troisième idole est taillée est d'un 
noir luisant et cavernuleuse. Le travail en est assez net et parait 
plus récent que celui des numéros 285 et 287. On distingue très ai- 
sément deux têtes symétriques, latéralement inclinées, deux seins, 
deux bras et quatre jambes. Il semble que ce soit un monstre 
double du sexe féminin, que l'artiste hawaiien ait voulu repré- 
senter, lia statue porte au cou, suspendu par une corde, un 
crochet assez grossièrement façonné à l'aide d'une dent de 

cachalot. 

(Mus. hist. nat. M. Ballieu.) 

N* 289. Statue de bois représentant la déesse Pélé. 
Haut. ", larg. ", épaiss. "•, . 

La déesse grimaçante et terrible, vêtue d'un simple maro, a la 
tête surmontée d'une crête ' demi-circulaire antéro-postérieure 
taillée à même dans le bois delastatue, et d'où s'élèvent neuf ba- 
guettes prises aussi en plein bois, et qui semblent représenter les 
neuf bouches d'éruption du volcan de Kilaouea, résidence de Pélé. 

(Musée hist. nat. M. Ballieu.) 

N"' 290 et 291 . Deux branches d'arbre, portant de grossières 
figures humaines sculptées sur leur milieu. 

Ces deux branches faisaient partie d'une barrière de morat. C'est 
en voulant enlever de semblables bois sacrés pour les convertir 
en bois à brûler, que Cook,suivant la légende hawaïenne, acom> 
mencé à indisposer les indigènes. 

(Mus. hist. nat. M. Ballieu.) 

N* 292. Tambour cylindrique, en bois de palmier noirci, 
haut. 0«,50, diam. 0»,39. 



7:2 CENT£!i'AIRE DE LA MORT DE COOK. 

Grossièrcmciit découpé dans son tiers iiiféricui*,eii losanges dont la 
moitié inférieure est elle-même creusée d'un triangle. Vne peau 
épaisse, de quelque ruminant sans doute, est tendue, h la surface 
de la cavité, en forme de cône renversé, qui sert de caisse, au 
moyen de cordes de bourre de coco tressées, attachées deux 
par deux au-dessou3 des découpures indiquée-: ci-dessus. 

(Musée hist. nat. M. B.vllieu.) 

N" 293. Grand vase de bois pour préparer le kawa. 

Le récipient est un demi-cylindre, creusé en forme de bâton, long, 
de 0"*,655, large de 0'",i8, profond de 0'",i5, supporté par deux 
statues de femmes qui le soutiennent sur leurs talons, leurs reins 
et l'extrémité de leurs bras ramenés en arriére. La partie de 
ces statues qui correspondrait à la face est excavée en manière 
de petits vases secondaires où se versait la liqueur. 

(Mus. his. nat. M. Dallieu.) 

N'SOi. Pilon en basalte pour prier la racine de taro 
qui sert à ÎAirelà poë. haut. O^IG, diam. O^Sl. 

Ce pijon dont la surface utile est légèrement convexe, a une forme 
conique concave, et se termine par un manche transverse, un 
peu courbe, sans décors, de 0"',13 de long. 

C'est avec cet instrument que l'on broie sur un plateau de bois la 

racine de taro cuite et pelée, qui, mêlée avec de l'eau froide, 

forme la poë, que l'on conserve dans les calebasses dont il est 

question plus loin. 

(Mus. hist. nat. M. Baixieu.) 

N»295. Molette à broyer, haut. O'-jOS, diam. 0'°,08. 

Cylindroïde, convexe sur ses deux faces, faite avec une très grosse 

dent de cachalot. 

(Musée hist., nat., M. Ballieu.) 

N» 206. Petite gourde peur mettre Talcool de racine de 
ti {dracœna terminalis)^hsiuL O'^jiOS, diam. O^jiSS. 

Cette gourde est semblable, moins le décor, à celle qui a été repré- 
sentée dans la figure 10, planche 90 du Voyage de l'Uranie. 

(M. W. Martin.) 

N» 207. Autre gourde pour l'eau. 

Décorée sur la panse de lignes parallèles, reliées entre elles par des 

lignes plus petites, à renflements alternes. 

(M. W. Martin.) 



CENTENAllΠDE LA MORT DE COOK. 



73 



N" 208. Aulre gourde plus grande. 

Avec son nppnreil de suspension, formé de cordelettes en bourre de 
coco flnenicnt tressées, qui enveloppent la gourde d'un réseau i\ 
larges mailles généralement pentngonales. 

(M. W. Martin.) 

No^OO. Grande calebasse, avec son couvercle., diam. 

O'»,l20. 

Calebasse pour la poë, sorte de bouillie aigrelette faite avec la ra- 
cine du taro {caladinm csculentam), ainsi qu'on l'a dit plus 
baut, semblable comme forme à celle de la planche 90 du 
Voyage de l'Uranie et coupée borizontalement un peu au-dessus 
de son diamètre le plus large. Elle porte un décor composé de 
triangles jaunes qui se détachent sur des trapèzes de la couleur 
)fénérale du fond. Le vase ainsi obtenu se suspend à l'aide d'un 
Û\ei(koko puapua me ha oka), curieusement maillé à l'aide do 
tours de ficelles embrassant chacun quatre cordelettes successif 
voment convergentes et divergentes de bas en haut. 

N" 300. Autre calebasse obiongue, haut. 0'°,40. 
Sur le bord horizontal qui termine ce vase en haut, on a percé 

quatre trous où sont passées des ficelles reliées entre elles en 

liian'ère d'anses, à quelque distance au-dessus de l'orifice, 
dette calebasse a exactement la même forme que celle de la figure 

1:2 planche 90 du Vcyage de VVranie. 

N» 301. Modèle de maison hawaiienne, 0"',170 haut., 
0°',220long.,0%2001arg. 
Ce modèle représente une maison couverte en chaume de péri, telle 

que les montrent les photographies de la collection Brassey. 

(M. \V. Martin.) 

^"302. Grandenatte de paille finement tressée. 

(M. W. Martin.) 

N" 303. Modèle ;de canot double, à 'plate-forme, des îles 
Hawaii, long. 0°',37. 

L'un de ces canots, euco ; en usage aujourd'hui, est également 
représenté dans la collection de photographies de Madame 
Rrassey. (M. W. Martin.) 

N"304. Grand hameçon en bois de fer, haut. 0'",25. 



Terminé par un crochet en os de 0™,00 de longueur. 

(M. C. DE Varigny, 



) 



7 t CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

N«305. Hameçon taillé dans une dent de cachalot, haut. 

(brochet récurrent externe, arrêt pour fixer la corde et petite en- 
coche correspondante. 

(Mus. liist. nat. M. Ballieu.) 

N« 306. Ligne de fond. 

Formée d'une pierre de basalte à rainure, à laquelle est fixée une 
grosse porcelaine. Deux hameçons de ùuis sont placés de façon 
que l'appât simule l'animal sortant de sa coquille. 

(Mus. hist. nat. M Ballieu.) 

N» 307. Herminelte de basalte emmanchée. 

Formée d'un morceau de basalte, épais de O^.OA, et qui déborde de 
0"',10 sa monture. Le manche, iong de 0"',68, est terminé par un 
coude de G"", 20 qui ne fait qu'un avec lui. Ce coude est taillé 
en biseau à sa face supérieure et la pierre est serrée sur ce 
plan oblique par une grosse corde. Le manche et la pierre sont 
anciens. On trouve dans le Voyage de la Coquille le dessin 
d'un-i hache des Pomotou, qui est montje de même. 

(M. W. Martin.) 

N" 308. Autre herminelte ero»vir.nchée, monture moderne. 

La pierre de cette hache mesure O^/ISS de longueur, 0,057 de lar- 
geur, 0'",023 d'épaisseur. Son manche se termine par un coude 
à la face supérieure duquel une gouttière demi-cylindrique a 
été ménagée dans laquelle peut tourner une pièce mobile à peu 
près cylindrique, évidée à son extrémité terminale pour recevoir 
la pierre. Cette pierre, comme la précédente, a la forme d'un 
carré long, terminé par un biseau mférieur à surface convexe, ob- 
tenu par un affûtage spécial. Des liens de bourre de coco fixent 
les pièces les unes aux autres. 

(M. C. DE Varigny.) 

N"* 309 et 310. Deux pierres d'herminettes isolées, de la 
même matière et de la même forme que les précédentes. 
La plus grande mesure 0'",30 de longueur, 0'»,075 de largeur, 
et 0", 05 d'épaisseur; les dimensions de k plus petite sont 
0'",15, 0'",05 et O^jOS. Elles se terminent comme celles dont il 
vient d'être question par un biseau convexe, soigneusement poli 
aux dépens df la face inférieure. 

(Mus. hist. nat. M. Ballieu.) 



[ 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. T^ 

N° 311. Javeline de bois rouge barbelée, long. l'»,20. 

Elle porte huit rangs de quatre barbelures chaque, et s'effile en 

pointe mousse vers le bas. 
On voit une javeline toute pareille sur la planche 90 de VUianio. 

(M. W. Martin.) 

N° 312. Grand éventail triangulaire lissé avec la feuille 

du ti idracœna tenninalisy 

(M. W. Martin.) 

No 313. Collier de cheveux tressés. 

Collier en nattes très fines, ferniant par une corJeleltc, et terminé en 

bas et en avant par un crochet taillé dans une dent de cachalot, 

tout à fait semblable à celui que nors ivons trouvé au cou de 

l'idole de basalte n' 288 ci-dessus. 

(M. C. DE Varigny.) 

N« 314. Crochet, isolé. 

De la môme forme et de la même matière que le précédent. Ces 
crochets qui faisaient partie, comme on l'a vu, des colliers des guer- 
riers hawaiiens, servaient à suspendre la tête de l'ennemi vaincu. 

(M. C. de Varigny.) 

N« 315. Breloque. 
Formée de huit petites dents de cachalot brutes, percées d'un pelit 
trou à l'une de leurs extrémités, et attachées à huit cordes 
séparées, qui vont se réunir sur un petit axe en jonc, autour 
duquel elle forment an lacis régulier. 

(Mus. hist. nat. M. Ballieu.) 

N" 316. Lei, ou collier de plumes de l'oiseau appelé 
mamo. 

Le mamo ou moo ne se trouve qu'à Hawaii où il est d'ailleurs assez 
rare et d'un abord fort t fficile. Chaque moo porte deux touffe."* 
de plumes jaunes, une sur chaque épaule. 
Le prix de chacune de ces touffes est aujourd'hui d'un dollar envi- 
ron. Comme il faut plusieurs centaines de ces plumes pour faire 
un collier tel (luc celui-ci, on voit que cette pièce représente une 
valeui 1res considérable. 

L'usage de ces plumes es' un privilège de la royauté. Le /et ici ex- 
posé a été donné à madame Brassey par la reine Kapiolani. 

(Madame Brassey.) 






76 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

N" 317. Peigne ou fourchette? à quatre dents, en bam- 
bou, long. 0'",37. 

(M. W. Martin.) 

N° 318. Bâton à masser, en bois de palmier poli. 

Courbé en quart de cercle, cylindrique vers le manche, s'aplatissan! 
vers son extrémité active munie d'une plaque d'ivoire fixée par 
deux clous de cuivre, travail moderne, long. 0"',71. 

(Mus, hist. nat. M. Ballieu.) 

N» 319. Spatule en bois, long. 0'»,205, larg. 0",047. 

Décorée du côté du manche d'une statuette grossière de 0™,10 de 
long, représentant un personnage conché sur le ventre ou nageant. 

(Mus. hist. nat. M. Ballieu.) 

N° 320. Boîte avec son couvercle, en bois léger. 

Cette boîte a quatre pans, les deux plus longs légèrement concaves, 
les deux autres un peu convexes. Le couvercle, hexagone, convexe 
dans le sens de la longueur, se termine par deux tourillons qui 
lui servent de manches. 

(Mus. hist. nat. M. Ballieu.) 

N» 3-21 . Battoir pour la préparaticn des étoffes, long. 0"',37. 

Il est en bois poli, de couleur jaunâtre ei presque cylindrique, con- 
sidérablement rétréci au niveau de la )oignée, en partie cassée 
d'ailleurs. 

(M. C. DE Varigny.) 

N» 322. Autre battoir, long. 0"», 35. 

Cylindroïde, décoré tout autour de cannelures plus ou moins serrées, 

aux contours lîjses et ronds. 
Il porte l'inscription Te hohoa hoomaka, qui se traduit : battoir à 

étoffe pour le premier degré de fabrication. 

(M. W. Martin.) 

N» 323. Autre battoir. 

Semblable au précédent, mais un peu plus court (0'",03i). 

(M. C. DE Varigny.) 

N» 324. Autre battoir. 

Semblable, à quatre pans de 0™,04I de long., destiné aussi ù com- 
mencer la fabrication des étoffes. 

(N. Ballieu.) 



CENTENAIRE DE LA MCRT DE COOK. 77 

N» 325. Battoir à finir (le Kou kou hoo pai) en bois d'hy- 
menœa, long. O'",40, larg. O^jOI. 

Il est à quatre faces, deux pcrlciu des pcîUes rainures serrées (nao 
hifOpai), la troisième, de petits losanges formés par l'alternance 
de lignes serpentineuses assez régulières {nao puili) :, sur la qua- 
trième deux lignes serpentineuses alternent avec deux droites 

{nao halua), 

(M. W. Maktin.) 

N" 326. Autre battoir semblable, de même matière, 
long. 0^ 36, larg. 0™, 043. 

Deux des quatre faces portent de petites rainures droites comme 
sur le précédent; la troisième, de petites rainures serpentineuses 
et parallèles ; la quatrième, les mêmes, alternant de manière à 
former de petits losanges (nao puili). 

(M. Ballieu.) 

N» 327. Morceau de kapa {tapa), épais et résistant. 

Servant à façonner le langouti que l'on nomme maro. 
C.e kapa ou tapa, sorte d'étoffe plus ou moins grossière, se fait au 
battoir avec l'écorce du oua-outi {Broussenetia papyrifera). 

(M. W. Martin.) 

N»328. Maro. 
Confectionné avec cette variété de kapa. 

(Mus. d'hist. nat. M. Ballieu.) 

N» 329. Pagne de femme, appelé paou, en kapa hawaiien. 

loimé de cinq feuilles minces, l'exter-ie seule est teinte d'un rose 
pâle sur lequel se distinguent de grands losanges grisâtres dis- 
posés en damier. Les femiaes hawaiiennes s'entouraient le corps 
in paou qu'elles faisaient passer soil au-dessus, soit au-dessous 
(lu sein et dont elles rejetaient r^ueiqucfois le bout par-dessus les 
épaules. 

(M. W. Mautin,) 

N" 33G. Autre paotij en I:apa hawaiien. 

Formé, comme le précédent, de cinq épaisseurs de kapa. Les deux 
feuilles interne et externe s(tnt teintes en gris lilas très clair. 

(M. C. DE Vai\«gny.) 



78 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

N»" 331 et 332. Deux bandes de kapa brun uni. 

Teinture assez irroguliére, empreintes de battoir très risibles. 

(M. W. Martin.) 

N* 333. Grande pièce de kapa hawaiien noir. 

(M. W. Martin.) 

N» 334. Grande pièce de kapa hawaiien brun, d'une assez 

grande finesse. 

(M. W. Martin.) 

N» 335. Grande pièce de kapa hawaiien décoré. 

Le fond esl d'un blanc un peu jauoâtre, sur lequel courent des 
bandes alternativement longitudinales et diagonales. Les pie- 
raières sont d'un brun rouge, encadrées de baguettes noires den- 
ticulées des deux côtés; les secondes, de même couleur, sont cou- 
pées de baguettes noires plus petites dans l'intérieur desquelles 
de petits losanges ont été réservés. Le rouge de ces bandes se, 
lirait de l'écorce du nouni {Morinda citrifolia.) 

(M. W. Martin.) 

N» 336., Autre grande pièce de kapa hawaiien, également 

décoré. 

Elle porte le même décor à petites baguettes noires et losanges ré- 
servés, mais ce décor est disposé en larges bandes longitudinales 
formées de sepi; baguettes et de sept intervalles bruns. 

(M. C. DE Varigny.) 

No' 337 à 346. Dix baguettes, dites printing pools. 

Terminées par des reliefs découpés, représentant les principauv 
décors usités dans l'impression des étoffes hawaiiennes. 

(M. W. Martin.) 

N* 347. Étui en bambou. " ' ^^ ^ 

Servant à contenir les baguettes à imprimer. 

(M. W. Martin.) 



4". — Sociologie. 

Presque tous les objets dont nous venons de donne»^- ih 
description sommaire, se rapportent k l'état aocien de l'ar- 
chipel hawaiien. On sait que la civilisation a fait dans ces 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



479 



lies les progrès les plus rapides, et que la plupart des traits 
ethnographiques que rappellent les pièces exposées sous les 
numéros 286 à 347 ne sont plus aujourd'hui qu'à l'état de 
souvenir. 

La Commission a pensé, qu'il était bon, pour bien faire 
sentir les profonds changements survenus dans ces îles 
depuis un demi-siècle, de montrer quelques-unes des pro- 
ductions les plus remarquables des indigènes civilisés, c'est- 
à-dire des spécimens de leurs livres, de leurs cartes de géo- 
graphie, de leurs journaux, de leur musique. Ces objets 
sont exposés sous les numéros qui suivent. 

N*» 348 à 354. Spécimens de livres, allas, cahiers de mu- 
sique, etc., imprimés en dialecte hawaiien à Honoloulou, 
depuis 1845. 

Les plus importants de ces objets sont : 



donne<L* ih 



Hc hoikehonua, he mea ia e hoakaka'ii ke ano oka homia net, a 
menr mca maluna hio. Ua unuhiia noloko mai o ka hoikehonua 
a W. C. Woodbridge, Oahu mea Pai Palapala a na misionari. 
1815, in-18. 
Na huaolelo a me na olelo kikeke ma ka Beritania a me ka Olelo 
Hawaii, no na haumana e ao ana i kela a me keia : na A. Bi- 
hopa. Honolulu paha na Henry M. Whitney, 1851, in-i8 carré. 
Ka lira Hawaii. He mau mêle himeni a me na mêle oli halelu, no 
na ekalesiao Hawaiinei. Pai hou ia a Mahuahua, Honolulu, 1855, 
in-S» obi. 
na kanaicai kivila o ko Hawaii pae aina, hooholoia i ka maka- 
hiki, 1859. A ua huiia ma ka hope, kahi i paha i na Kanewai i 
hoopauole iama ke kanavai kivila, me na kuikahi me na au- 
pini e, a mena kanawai i hooholoia iloko o 1858-9. Honolulu, 
Paiia iio ke aupuni 1859, in-S"*. 
y.i Kaao Laieikawai: ka hitrahiwa o paliuli Kawahineokaliula. 
Kahauia maileko mal o na Moolelo Kahiko n Hawaii nd. Ka- 
kania e '^'. iV. Haleote. VonoMu, Oalui, l'aha e lltnry }l VVhiU)ey. 
Lunapai o ke kuokoa, IHO^ U]\i. 
Na Haauina mm u ki llnni Innu Helu. I unuhiia e A. Bihojta, 
mai ka hoailuna helu. A. Ebenezer Bailey. — Pai muaia ma 
Lahainaluna \SV,i ■■ A Pai houia ma Boselona 1858. A Pxi 



80 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



hoida ma Honolulu e ka Papa Hoonaauao, 1805, halepalpala- 
pala Aupuni. Honolulu, 1 vol. in-12. 
Ka Mooolelo Hawaii, i Kakaniae Rev.J.F. Pokuea, mamtili a ka 
Mooolelo Havaii ipaiia ma la hainaluna i ka M. H. 1838 oia ke 
kiimu keia, a ua hoohtdia no nae. Honolulu. Halo Paipalapa 

Aupuni 1858, in- 8». 

(M. W. Martin.) 

N» 355. Visite au séminaire de Lahainaluna, sur l'Ue de 
Mauijdatis T archipel de Sandwich. Progrès de la civilisation 
chez les insulaires de ce groupe, par Isidore Lowenstein. 

Manuscrit inédit de 15 pages in-folio daté du 15 novembre 1841, 
suivi de la liste des livres imprimés à la presse du séminaire de 
Lahainaluna depuis 1834 et de la traduction de la légende de 
Kaolohaka (p. 16-28). 

(M. Hamy.) 



JAMES COOK 

27 OCTOBRE 17-28 - U FÉVRIEIi 1779 



CARTOGRAPHIE ET BIBLIOGRAPHIE. 



par JAMES J.4CK80IV. 



Cartographie. 

i. — A collection of Charls of ihe coasts of Newfoimd- 
land and Labradore (sic), etc. (8 cartes et 15 plans particu- 
liers pour Terre-Neuve; 7 plans particuliers pour le Labra- 
dor), drawn from original surveys taken by James Cook 
and Michael Lane, Surveyors, Joseph Gilbert and other offî- 
cers in the King's service, published by permission of the 
Right Honourable the Lords of the Admiralty, chiefly en- 
graved by Thomas Jefferys, geographer to the King. 

London, sans date. 

(Les cartes ont été publiées séparément, de 1766 à 1769, 
avec un texte : Newfoundland Pilot.) 

Traduction française dans la carte de Terre-Neuve de 
Chaber», 1784, et dans le Nouveau Pilote de Terre-Neuve. 

2. —A chart of the West Goast of Newfoundland sur- 
veyed by order of Commodore Palliser, Governor of New- 
foundland, Labradore (sic), etc., etc., by James Cook, sur- 
vcyor, pnbîished by pern«ssion of the Right Honourable 
the Lords Commissioners of the Admiralty and sold with 
a book of directions prinled for R. Sayer and L Bennett 

10 May 1770. 

(Avec 2 plans particuliers.) 

3. — A chart of the Straights (sic) of Bellisle (sii) with 
part of the coast of Newfounland and Labradore from 
actual surveys, published by permission of the Right Hon- 



82 CENTENAIRE DE LX MORT DE COOK. 

Durable the Lords Commissioners of the Admiralty, sur- 
veyed by James Cook in 1766 and Michael Lane in 1709; 
London, 10 May 1770. Sayer and I. Bennett. 
(Avec 6 plans particuliers.) 

4. — Chart of part of the South Coast of Newfoundland 
including the islands of Langley,Saint-PetersandMiquelon 
with the southern entrance into the gulph of Saint Law- 
rence froni actual surveys taken by order of Commodore 
Palliser, Governor of Ncwfoundland. Labradore, etc., by 
James Cook, surveyor, — published by permission of the 
Right Ilonourable the Lords Commissioners of the Admi- 
ralty by James Cook, printed for Sayer and Bennett. 

May 10 1774. 

N. B. with a book of directions. 

(Avec 5 plans particuliers.) 

5. — A chart of the Banks of Newfoundland drawn from 
a great number of hydrographieal surveys , chielly from 
Ihose of Chabert, Cook and Fienrieu, connected and ascer- 
lained by aslronomical observations. 

London, printed for and sold by Robert Sayer and 
J"" Bennett, i25 March 4 775. 

6. — A gênerai chart of the island of Newfoundland with 
the rocks and soundings drawn from surveys taken by order 
the Right Honourable the Lords Commissioners of the Admi- 
ralty, by James GookandMichael Lane, surveyors, andothers. 

London, published according to Act of Parliament, 
10"' May 1775, by Thomas Jefferys,G(J0grapher to Ihe King. 

7. — The American Atlas; or a geographical description 
of Ihe whole continent of America wherein arc delinealed 
al large its several régions, countries, states and islands, 
and chiefly the British colonies, composed from numerous 
surveys, several of which were made by order of Govern- 
ment, by Mor Holland J. Cook engraved on 

19 copperplai by the late Mr. Thomas Jefferys, geogra- 
pher to the King. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 83 

London, 1778, atlas in-folio. 

N. B. — Les levés exécutés par James Cook en 1759, à 
bord du Mercury, sur le fleuve Saint-Laurent, entre Québec 
et la mer, ainsi que plusieurs de ceux qu'il dressa en 1704, 
en qualité de Surveyor, sur les côtes de Terre-Neuve et du 
Labrador ont été publiés par l'amirauté anglaise sans la 
mention de son nom. 

V. ïhe Atlantic Neptune by J. F. W. Des Barres Esq., 
London, 2 vol. in-f°, 1780. 

8. — Atlas encyclopédique contenant la géographie an- 
cienne, et quelques cartes sur la géographie du moyen âge, 
la géographie moderne, et les cartes relatives à la géo- 
graphie physique, par M. Bonne, ingénieur-hydrographe 
de la marine; et par M. Desmurest, de l'Académie royale 
des sciences pour les cartes de la Géographie physique. 

Paris, hôtel de Thou, 2 vol. in-4, 1787-1788. 

9. — H. Robert». General- Karte der Entdeckungen des 
capt. Cook's auf seinen drei Reisen um die Welt, heraus- 
gegeben von Friedrich Ant. Schrœmbl. 

Wien, Schalbacher, 1789. v ■ r. 

2 feuilles in-f gravées sur cuivre. 

10. — Charte der Insel Otaheiti nach Cook's und Wil- 
son's Messungen entworfen. 

Weimar, Geograph. Institut, 1800. 



Bibliographie. 

1. — An Observation of an Eclipse of the Sun at the 
Island of New found land, August 5, 1766, by Mr. James 
Cook, with the Longitude of the Place of Observation 
deduced from it. 

Philosophical Transactions of the Royal Society of Lon- 
don, LVII (1767), pp. 215-216; Abr. XII, p. 422. 

Éclipse observée par Cook aux îles Burgeo, au S. 0. de 
Terre-Neuve. 



84 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

2. — Nachrichten von dcm Leben und den Seereisen des 
Weltumseglers J. Gook. 

Beval, in-8, 4768. 

3. — James Cook. Remarks on a passage trom the river 
Balise, in thc Bay of Honduras, to Merida, the capital of 
the province ofJucatan in the Spanish West Indies. 

London, in-8, 1769. 

4. — An historical collection of thc several voyages and 
discoveries in the South Pacifie Océan, Vol. I being chiefly 
a translation from the Spanish writers, Vol. II containing 
the Dutch voyages, by Alexander Dalrymple Esq. 

London, J. Nourse, T. Payne, 2 vol. in-4, 1770. 

5. — Observations made, by appointment of the Royal 
Society, at King George's Island in the South Sea; by 
Mr. Charles Green, formerly assistant at the Royal Obser- 
vatory at Greenwich, and Lieut. James Cook, of bis Ma- 
jesty's Ship the Endeavour. 

Phil. Trans.. LXI (1771), pp. 397-421; Abr. XIII, p. 173. 

6. — Variation of the Gompass, as observed on board 
iha Endeavour Bark, in a Voyage round the World. Gom- 
municated by Lieut. James Cook, Gommander of the said 
Bark. 

Phil. Trans., LXI (1771), p. 422-432; Abr. XIII, p. 178. 

7. — Banks and Soiander. A journal of a voyage round 
the world in H.M.'s ship Endeavour in the years 1768-1771 
underlaken in pursuit of natural knowledge, at the désire 
of the Royal Society, containing ail the varions occur- 
rences of the voyage with descriptions, etc.. to which 
is added a concise vocabulary of the language of Otahitee. 

London printed for J. Becket and P. A. de Hondt, 
in-4°, 1771. 

8. — An Account of the Flowing of the Tides in the 
South Sea, as observed on. board His Majesty's Bark the 
Endeavour. — By Lieut. J. Cook, Gommander, in a Letter 
to Nevil Maskelyne, Astronomer Royal, and F. R. S. 



CENTENAIRE DE LA MOni DE COOK. 85 

Phil. Trans. LXII (1772), pp. 357-3r)8; Abr. XIH, p. 323. 
Communication faite à la Sociét(^ royale le 21 mars 1771. 

9' — Bnnk» et Soiander. Supplément au Voyage de 
M. de Bougainville, ou Journal d'un voyage autour du monde 
fait par MM. Banks et Solander, Anglois, en 17G8, 1700, 
1770 et 1771, traduit de l'anglois par M. de Fréville. 

Paris, Saillant et Nyon, in-8, 1772. 

10. — Alex. Dairympie. Memoir on a chart of the South- 
ern Océan. 

London, J. Nourse, T. Payne, in-4, 1772. 

11. — General Introduction to the charts and memoirs 
published by Alexandcr Dalrjmple. 

London, in-4, 1772. 

12. — An account of the voyages underlaken by the order 
of His présent Majesty for making discoveries in the south- 
ern hémisphère and successively performed by Commo- 
dore Byron, Captain Wallis, Captain Carteret, and Captain 
Cook, in the Dolphin, Ihe Swallow and the Endeamur, 
drawn up from the journals which were kept by the seve- 
ral commanders and from the papers of Jos. Banks Esq. by 
John Hawkesworth, iUuslrated with charts and maps. 

London, W. Strahan, Th. Cadell, 3 vol. in-4, 1773. 

13. — Voyages to the southern hémisphère or nature 
explored... conlaining the various important discoveries 
made by the Gaptains Byron, Wallis, Cartel et and Cook, Mr. 
Banks and Dr. Solander. 

London, Snagg, in-12, 1773 (?). 

14. — itlexander Dolrymple. A letler to Dr. Hawkes- 

worlh, occasioned by some groundless and illiberal impu- 
tations in his account of the late voyages to the south. 
London, in-4, 1773. 

15. — tïexander DairTinpie. Observations on Dr. Haw- 
kesw:)rlh'i préface to the 2'' édition. 

London, in-4, 1773. 

16. — Examen critique des observations du passage de 







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86 CENTENAIRE DE LA MOBT DE COOK. 

Vénus sur le disque du soleil le 3 juin 1769 et des consé- 
quences qu'on peut légitimement en tirer, par M. Pingre. 
Histoire de l'Académie royale des sciences, année 1770, 
pp. 558-583. Paris, in-4, 1773. 

17. — A journal of a voyage to the South seas in H. M. 's 
ship Endeavotir, faithfully transcribed from the papcrs of 
the late Sydney Parkinson, draughtsman to Joseph Banks, 
Esq., on his late expédition whith Dr. Solander round 
the world. Embellished with views and desings delineated 
by the author and engraved by capital artists. 

London, Richardson and Urquhart, in-i, 1773. 

18. — Sydney Pnrkinson. A journal Of a VOyagC tO 

the South Seas, in His Majesty's ship the Endeavour; to 
which is now added, remarks on the préface (written by 
Dr. Kenrick at the request of Slanfield Parkinson) by 
j. FoihergiU and anappendix containing an account of the 
voyages of Byron, Wallis, Garleret, Bougainvillc, Cook and 
Clerke. 
London, in-4, 1773. 

19. — Journal d'un voyage aux mers du Sud fait dans le 
vaisseau VEndeavotir, tiré des manuscrits* laissés par Syd- 
ney Parkinaon, dessinateur attaché à Joseph Banks pen- 
dant la navigation qu'il a faite avec le D' Solander 
autour du monde, imprimé à Londres en 1773 (traduit en 
français par de Nort, en 1774). 

Paris, gr. in-4; 1774. 

(Manuscrit du dépôt de la marine.) 

20. — Voyages dans la mer du Sud par les Espagnols et 
les Hollandois, ouvrage traduit de l'anglois de M. nairympic 
par M. de Fréville. 

Paris, Saillant et Nyon; Pissot, in-8, 1774. 
Renferme, pp. 469-502, la traduction dun" 14. 

21. — Mémoire sur la parallaxe du soleil, déduite des 
observations faites dans la mer du Sud, dans le rovaume 
d'Astracan et à la Chine, par M. de la Lande. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 8? 

Histoire de l'Académie des sciences, pp. 776-800, année 
1771 ; Paris, in-4, 1774. 

22. — Didier Robert de Vaugondy. Mémoire SUr les 

pays de l'Asie ei de l'Amérique situés au nord de la mer 
du Sud. 
Paris, in-4, 1774. 

23. — ^jônej Parkinson. Die Pflanzen der Insel Outa- 
hitee, mit Anmerkungen erlœutert. 

Naturforscher, 4 sliick, p. 220-258, Halle, 1 774. 

24. — Relation des voyages entrepris par ordre de Sa 
Majesté Britannique actuellement régnante; pour faire des 
découvertes dans l'hémisphère méridional, et successive - 
ment exécutés par le Commodore Byron, le Capitaine Car- 
teret, le Capitaine Wallis et le Capitaine Cook dans les 
vaisseaux le Dauphin, le Swallow et VEndearoiir : rédigée 
d'après les journaux tenus par les différents commandants 
et les papiers de M. Banks par J. iiawke»wortta, docteur en 
droit, et enrichie de figures et d'un grand nombre de plans 
et de cartes relatifs aux pays qui ont été nouvellement 
découverts ou qui n'étaient qu'imparfaitement connus. Tra- 
duite de l'anglois. 

Paris, Saillant et Nyon; Panckoucke (hôtel de Thou), 
4 vol. in-4, 1774. 

25. — Idem. Paris, 4 vol. gr. in-8 avec atlas in-4, 1774. 

26. — Idem, traduite en français par Suard. - 
Paris, 4 vol. in-4, 1774. 

27. — Idem, traduite en français par Suard. 
Paris, 8 (?) vol. in-8, 1774. 

28. — Relation des voyages entrepris par ordre de Sa 
Majesté Britannique et successivement exécutés par le Com- 
modore Byron, le capitaine Carteret, le capitaine Wallla et 

le capitaine cook dans les vaisseaux le Dauphin, le Swallow 
et VEndeavour. Traduite de l'anglais. 
Paris, Nyon, Mérigot, 4 vol. in-8, 1789. 

29. — Byron, IVallia, Cartcret et Cook. Relation de 



8o CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

voyages entrepris pour faire des découvertes dans l'hémi- 
sphère méridional..., traduit par Suard. 
Paris, Nyon, in-8, 1789. 

30. — J. Hawkesworth. Ausfuehrliche und glaubwuerdige 
Geschichten der neueslen Reisen um die Welt. — Aus den 
Tagebuechern der Commodore Byron, Gapit. Wallis, Gapit. 
Garteret, Gapit. Cook und der Naturforscher Banks und So- 
lander. Ausdem Englischen von J. F. Schiller. Berlin, Haude 
undSpener, 3 vol. gr. in-4, 1774. (Cartes et gravures). 

31. — Idem. Geschichte der Seereisen, etc. Berlin, in-4, 
1774 (abrégé du précédent). 

32. — Idem. Berlin, Haude und Spener, 4 vol. gr. in-8, 
1775. 

33. — A letter from Oberea, Queen of Olaheite to Joseph 
Bankes, Esq., translated from the original. 

London, Johnson, in-4, 1774. 

34. — David Henry. An historical account of ail the 
voyages round the world performedby English navigators. 

London, 4 vol. in-8, 1774. 

(2 volumes additionnels concernant les voyages de Cook.) 

35. — Hydrographie de la mer du Sud, ou Histoire des 
nouvelles découvertes faites dans les mers du Sud en 1767, 
1768, 1769 et 1770, rédigée d'après les diverses relations 
angloises et françoises avec une carte dressée pat Vaugondy , 
par M. de Fréville. 

Paris, de Hansy le jeune, 2 vol. in-8, 1774. 

36. — A journal of a voyage to the South seas in His Ma- 
jesty's ship the Endeavour translated from the papers of 

Sydney Parkinaon. 

London, Richardson, in-4, 1775. 

37. — The Method taken for preserving the Health of the 
Crew of His Majesly's Ship the Résolution during her late 
Voyage round the World. By captain James Cook, F. R. S. 

Phil. Trans., LXVI (1776), pp. 402-406; Abr. XIV, p. 58. 
Mémoire adressé à Sir John Pringle et lu par Cook à la 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. ' 89 

Société royale le 7 mars 1776, jour de son admission dans 
ce corps savant. 

38. — Of the tides in the South Seas. By Caplain James 
Cook, F. R. S. 

Phil. Trais., LXVI (1776), pp. 447-449; Abr. XIV, p. 71. 
Mémoire lu à la Société royale, le 18 avril 1776. 

39. — William Anderson. An account of some pois- 
onous fish in the soulh seas, in a lelter to Sir James 
Pringle (April 3«« 1776.) 

Phil. Trans., voL LXVI, abs. XIV, 108, 1776. 

40. — A second voyage round the world in the years 
1772, 1773, 1774, 1775, by James Cook, Esq., undertaken 
by order of the King and encouraged by a parliamentary 
grant of 4000 /., dravvn iip from authentic papers. 

London, Almon, in-4, 1776. 

Relation apocryphe, analysée dans le Genll'' vi's Maga- 
zine, 1776; elle est pleine d'erreurs relevées . xr Cook lui- 
même dans le Monthly Review. (London, 1776, printed for 
R. Griffiths and sold by T. Becket.) 

Vol. I. pp. 270-273. 

41. — Journal of the Resolution's voyage in 1772, 1773, 
1774,1775, on discovery to the southern hémisphère. Also 
a journal of the Adventiire's voyage in 1772, 1773 and 1774 
with an account of the séparation of the two ships and the 
most remarkable incidents which befel each; interspersed 
with historicil and geographical descriptions; a chart and 
olher cuts. 

London, Newbery, in-8, 1776. 
Autre relation apocryphe. 

42. — J. Cook. Tagebuch seiner neuesten Reise um 
die Welt und in dem siidlichen Hemisphœre in den Jahren 
1772-1775 nebstïonrneaax's (sic) Reise um die Wèlt in den 
Jahren 1772-1775; aus dem Englischen von J. A. Engel- 
brecht. 

Leipzig, Weygand, 1776. 



M CENTENAIRi: Di: LA MORT DE COOK. 

43. — Characleres gonerum plantarum quas in itinere ad 
insulas maris australis coUegerunt, descripserupt, delinea- 
runt annis 1772-1775 Joannes Reinoldus rorater et Gcor- 
glus Forater. 

Londini, VVhile Elmsly, gr. in-i avec 75 pi. in-folio, 
1776. 

Ai. — Idem. Gœttingen, in-4, 1776. 

45. — Idem, traduit en allemand par Johann Simon Kerner. 
Gœttingen, in-4, 1776. 

46. — Idem, traduit en allemand par Johann Simon Kerner. 
Stuttgart, in-4, 1779. 

47. — William Anderion. Gharacteres brèves avium 
adhuc incognitarum in itinere nostro annis 1772-1775 vi- 
sarum. 

Manuscrit autographe de 13 pages de la bibliothèque 
de Sir Joseph Banks. 

48. — Mrtiiiam Anderson. Charactercs et hisloria ani- 
malium hactenus incognilorum in itinere nostro 1776 (etc.) 
visorum. 

Manuscrit autographe de 38 pages de la bibliothèque de 
Sir Joseph Banks. 

49. — William Anderaon. Descriptiones plantarum 
in itinere visarum annis 1776, 1777. 

Manuscrit autographe de 38 pages de la bibliothèque de 
Sir Joseph Banks. L'auteur, qui accompagnait les deuxième 
et troisième expéditions de Gook en qualité de chirurgien, 
est mort à Ounalaska en 1777. 

50. — J. Cook. Journal d'un voyage autour du monde 
en 1768, 1769,1770, 1771, contenant les divers éléments du 
voyage avec la relation des contrées nouvellement décou- 
vertes dans l'hémisphère méridional... traduit de l'anglais 
par M. de Fréville. 

Paris. Saillant et Nyon, petit in-8, 1777. 

51. — A voyage towards the southPole and round the 
vvorld performed in His Majesty's ships the Resoluliotif 









CENTENAIRK DE LA MORT DE COOK. fl 

and Advenhirein the years 1772, 1773, 1774, 1775, writlen 
by Jamea Cook, commander of Ihe Résolution^ in which is 
included Gaptain Farneaux's narrative of Iiis proceedings 
during Ihe séparation of the Iwo ships. 

London, W. Strahan and T. Gadell, 2 vol. in-4, 1777. 

Dessins de Hodges; cet ouvrage était parvenu à sa 4* édi- 
tion en 1784. 

Yi^Naml Muséum de Greenwich possède dix-huit dessins 
originaux de Hodges, dont huit n'ont pas été publiés dans 
la relation du deuxième voyage de Cook et représentent 
des habitants de Otaheile (n"" 3, 5 et 6), New Zeland (sic) 
(n^'S et 10), Amsterdam (Tongatabou) (n» 11), Easter Island 
(île de Pâques) (n° 14), Neiv Caledonia (n" 16). 

52. — Journal du second voyage du capitaine Cook sur 
les vaisseaux la RHolulion GWAventure, entrepris par ordre 
de S. M. Britannique dans les années 1774 et 1775 (traduit 
de l'anglais par A. F. L. de Fiéville). 

Amsterdam, Paris; Pissot, Nyon, in-8", 1777. 

53. — Idem, mis en français parSuard. 
Paris, 4 vol. in-4, 1774. / 
Avec les observations de Forster. 

54. — /rffm, mis en français par Suard. 

Paris, 6 voi. in-8, 1774. 

Sans les observations de Forster. 

55. — ^V^iiiiam Waies. Observations on a voyage wilh 
Caplain Cook. 

London 1777. 

56. — The original astronomical observations made in 
the course of a voyage towards the South Pôle and round 
the world in bis Majesty's ships the Résolution and Adventure 
in the years 1772, 1773, 1774, 1775, by William Waien, F. 
K. S., masterof the royal mathematical school in Ghrist's 
Hospital; and Mr. William Baiiy, latc assistant at the 
Royal Observatory. Published by order of the board of lon- 
gitude at the expence of which the observations were made. 



di CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

London, W. and A. Slrahan, J. Nourse, in-4, 1777. 

57. — Samnei Engci. Neuer Versuch ùber nœrdiicben 
Gegenden von Asien und Amerika mit 3 Karlen. 

llasel, Serini, in-4, 1777. 

58. — Voyage round the world in His Britannic Majesty's 
sloop Resolution commanded by Gapt. James Gook during 
the years 1772-1775 by George Vorster. 

London, printed for B. White, J. Robson, P. Elmsley, 
G. Robinson, 2 vol. gr. in-4, 1777. 

59. — Georg Forater. Reise um die Welt, aus dem 
Englischen uebersefzt vom Verfasser mit Zusœtzen fiir 
den deutschen Léser vermehrt. 

Berlin,2 vol. in-8, 1778. 

60. — /rfm, Berlin, 2 vol. in4, 1779-1780. 

61. — Idem, Berlin, 3 vol. in-8, 1781. 

62. — John Relnoid Forsier. Observations made du- 
ring a voyage round the world on physical geography, na- 
tural hislory and elhic philosophy. 

London, Robinson, in-4, 1778. 

63. — Ideniy traduit en suédois par fragments insérés 
dans la Bibliothèque historique, 1785. 

64. — Idem, traduit en hollandais. 
Haarlem, gr. in-8, 1788. 

65. — J. R. Foratcr. Observations faites dans un voyage 
autour du monde sur la géographie physique, l'histoire na- 
turelle et la philosophie morale. 

Paris, in-4, 1778. 

66. — Remarks on Mr. Forster's account of Gaptain 
Cook's last voyage round the world, in the years 1772, 
1773, 1774 and 1775 by uriutam Waies, astronomer on 
board the Resolution. 

London, Nourse, in-8, 1778. 

67. — Reply to Mr. Wales' remarks by George Forster, 
F. R. S., naturalist on the late voyage round the world by 
the King's appointment. 



77. 
irdiicben 



Vlajesty's 
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Elmsley, 

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Izen fiir 



ade du- 
iphy, na- 



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a voyage 
loire na- 



Captain 
irs 1772, 
orner on 



Forster, 

ivorld by 



CFNTENAIRE DE LA MOllT DE COOK. 

London, White, 53 p. in-4, 1778. 

68. -- George Forater. A letter lo the Right Honourable 
Earl of Sandwich. 

London, Robinson, 32 p. in-4, 1778. 

69. — Rev. Dr. John Trmier. A descriptive account of 
the islands lately discovered in the South seas, giving a full 
détail of the présent state of the inhabitants, their gover- 
nment, religion, etc., from the flrst discovery to the présent 
time, with sorae account of the country of Kamschatca (sic). 

London, Baldwin, in-8, 1778. 

Abrégé médiocre des voyages de Cook. 

70. — New discoveries concerning the world and its 

inhabitants, in two parts containing a circumstantial 

account of ail the islands in the South Sea that bave been 
lately discovered. 

London, 408 p. in-8, 1778. 

71. -— Voyage dans rhémisphere(sic) austral et autour du 
monde, fait sur les vaisseaux de roi V Aventure et la Résolu- 
tion en 1772, 1773, 1774, 1775; écrit par Jacques Cook, 
commandant de la Résolution, dans lequel on a inséré la re- 
lation du capitaine Furneaux et celle de MM. Forater, tra- 
duit del'anglois (dessins par M. Hodges). 

Paris, hôtel de Thou, 6 vol. in-8 et atlas in-4, 1778. 

72. — Idem, 2" éd. Paris, Mérigot jeune, 6 vol. in-8, et 
atlas in 4, 1792. 

73. — Voyage dans l'hémisphère austral et autour du 
monde fait en 1772, 1773, 1774 et 1775, écrit par Jacques 
Cook, dans lequel on a inséré la relation du capitaine Fur- 
neaux et celle de MM. Forster, traduit de l'anglois (par 
J. B. Ant. Suard, avec 65 plans, caries et planches; vues de 
Hodges). 

Paris, hôtel de Thou, 5 vol. in-4, 1778. 

Le cinquième volume a pour titre particulier : Observa- 
tions faites pendant le voyage de Cook dans l'hémisphère 
austral et autour du monde sur la géographie, l'histoire 



04 CEMENAIHE DK LA MORT DE COOK. 

naturelle el la philosophie morale, par Forstcr père, Ira- 
duit par Pingeron. 

74. — Voyage au pôle austral et autour du monde, fait 
sur les vaisseaux du roi {'Aventure et la Résolution en i77i2, 
1773, 1774 et 1775, écrit par Jucquea Cook, commandant 
de la Résolution, dans lequel on a inséré la relation du ca- 
pitaine Furneaux et celle de MM. Foraier, traduit de l'an- 
glois. Paris, hôtel de Thou, vol. in-8°, 1778. 

Les tomes V et VI ont pour titre particulier : Observations 
faites par M. Forster père pendant ce voyage. 

75. — Idem, traduit du français en russe par D. Cutuzof ; 
avec atlas. • - . . 

Saint-Pétersbourg, 5 vol. in-4, 1796-1799. 

76. — Second voyage autour du monde entrepris par 
ordre de S. M. Britannique pendant les années 1772, 1773, 
1774 et 1775, par Jacques Cook, dans lequel on a inséré la 
relation du capitaine Furneoux et celle de M. Forster, tra- 
duit de l'anglais par Suard et Le Tourneur, enrichi de cartes, 
plans et gravures. 

Paris, Panckoucke, 3 vol. in-4, 1778. 

77. — Andrew i&ippis. Biographia Britannica; or the lives 
of the most eminent persons who hâve flourished in Great 
Britain and Ireland. 

London, 5 vol. in-f«, 1778-1793. 

78. — Geschichte der Seereisen und Entdeckungen ira 
Suedmeer, welche auf Befehl Sr. Grossbrittanischen Ma- 
jestœt George des Dritten unlernommen worden sind. Aus 
den Tagebuechern der Schiffs-Befehishaber unddenHands- 
chriften der Gelehrten Sir J. Banks ; Dr. Solander's ; Dr. 
J. R. Forster's; Dr. G. Forster's und Herrn Anderson's, 
welche diesen Reisen als Natuikundiger beigewohnt haben. 
Aus dem Englischen von «eorg Forster; mit Zusœtzen fuer 
den deutschen Léser. 

Berlin, 6 vol. in-4, 1778-1787. 

79. — Nachrichten von den neuesten Entdeckungen 



tère, Ira- 

tnde, fait 
en 1772, 
mandant 
m du ca- 
, de l'an- 

ervalions 

Gutuzof; 



epris par 
72, 1773, 
inséré la 
■ter, tra- 
de cartes, 



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ier's ; Dr. 
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eckungen 



CENTENAIIΠDK LA MOUT DE COOK. 05 

der Englîciider in dur Siiedsee. Ikriin, 7 vol. in-8, 1778. 

80. — lleise um die Welt wtchrend der Jahre 1772-1775 
in dem Schilfe the Resohilion nnternommcn, beschrieben 
und heraii.«gegehcn von «. ror««er, vom Verfasser seîbsl ans 
dem Englischen uebersetzt, nebsl dem Wesentlichsten aus 
Capil.Gook'sTagebuecberinindanderenZu^aîtzenvermehrt. 

IJerlin, llaude und Spcner, 2 vol. gr. in-4, 1778-1780. 

81. — Idem. Berlin, 3 vol. gr. in-8, 1781. 

82. — Heis naar de Zuidpol en romloni de Weereld, ge- 

daan met de Scbepen, de Resulution en de Adrenture, 

m de Jaren 1772, 1773, 1771 en 1775, en beschrevcn door 
James Cook, Bevelbebber van bel Scbip De Resolution, 

waarby geoogt is, Kaptein rurncoux'» Vcrslag uit het 

Engelsch verlaalt. 

Hotterdum, IJotball, Vis, Ilolsleyn, in-8, 1778. 

83. — 10 mars 1770. — Gircul^ire de M. deSarilne, mi- 
nistre de la marine, adressée ;\ tous les commandants de 
vaisseaux au service de la France, leur faisant connaître 
l'expédilion et la destination du capitaine Gook, et leur 
enjoignant de le traiter, partout où ils le rencontreraient, 
comme l'officier d'une puissance neutre et alliée. 

L'original de ce document est conservé dans les archives 
du ministère de la marine, à Paris. 

8i. — Le nionnier. Nouvelles preuves que le cap de la 
Girconcision existe par une latitude australe de 54 degrés 
et que sa longitude géographique a été supposée jusqu'ici 
trop grande d'environ 7 degrés. 

Histoire de l'Académie royale des sciences, année 1776, 
pp. 005-670, avec carte. Paris, in-4, 1770. 

Discussion des observalions de Gook et de Bouvet. 

85. — l^iiiiam Anderson. An account of a large stone 
near Gape Town. In a letter from Mr. Andersen to Sir 
John Pringle, Bart. 

Phil. Trans., vol. LXVIII (1778), 1 pp. 102-106. 

London, in-4, 1770. 



% CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

86. — Engei. Extraits raisonnes des voyages faits dans 
les parties septentrionales de l'Asie et de l'Amérique, 
ou Nouvelles Preuves de la possibilité d'un passage aux 
Indes par le nord. 

Lausanne, in-4, avec cartes, 1779. 

87. — Joh. B. und Cieo. Forater. Beschreibung der 
Gattungen der Pflanzen, auf einer Reise nach den Insein der 
Suedsee j'esammelt,beschrieben undabgezeichnetwsehrend 
derJahre 1772-1775. A us dem Lateinischenvon Joh.S. Ker- 
ner, mil 17 Kupft. 

Stuttgart, Metzler, in4, 1779. 

88. — Johanaiea Bclaoldus Forater. Historia Apteno- 
dytae, generis avium orbi australi proprii. 

Commenlat. Soc. Gœtting., vol. 3, pp. 121-148, 1780. 

89. — «eorg Forater. Beschreibung des rothen Baum- 
laeufers von der Insel 0. Waihi. 

Gœtting. Magaz., I Jahrgang, Gstueck, pp. 346-351 , 1 780. 

90. — «eorg Forater. Decas plantarum novarum ex 
insulis maris australi;». 

Nov. Act. Acad. Upsal., vol. 3 pp. 171-186, 1780. 

91. — Leben des Capittcns J. Cook und Nachrichten von 
seinen Seereisen. 

Reval, in-8, 1780. 

92. — Leben des Weltumseglers J. Cook. 
Frankfurt, in-8, 1780. 

93. — Histoire générale des voyages de M. l'abbé Prévoat, 
abrégée et rédigée sur un nouveau plan, contenant, etc., 

par M. de la Harpe. 

Paris, hôtel de Thou, tome I, 1780. 

Continuée sous le titre : — Abrégé de l'histoire générale 
des voyages, contenant ce qu'il y a de plus remarquable, de 
plus utile et de mieux avéré dans les pays où les voyageurs 
ont pénétré, les mœurs des habitans, la religion, les usages, 
arts et sciences, commerce et manufactures, enrichi de cartes 



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CENTENAIRE (»E LA MORT DE COOK. 01 

géographiques et de figures. — 24 vol., plus 8 vol. de supplé- 
ment. 
Paris, Moutardier, 32 vol. in-8, 17«0-an IX (1801). 

94. — W. Fltsgcrnid. An ode to the mcmory of Caplam 
James Cook. 

London, in-4, 1780. 

95. — Saggio per servire alla storia de' viaggi lilosoflci e 
de' principi viaggiatori. 

Venezia, 1770. 

96. — Bibliothek der neuesten Reisebeschreibungen 
(in Auszugen). 

Frankfurt und Leipzig, 5 vol. gr. in-8, 1780-178:2. 

97. — Samncsi Engei. Anmerkungen ueber einen Theil 
von Capit. Cook's Reise-Relation die Meerenge zvvischen 
Asia und Amerika betreffend. 

Bâle(?), in-8, 1780. 

98. — Remarques sur la partie de la relation du voyage 
du capitaine Cook qui concerne le détroit entre l'Asie et 
l'Amérique, dans une lelire adressée à M. D*** par le Baillif 
Engei, traduit de l'allemand, pouvant servir de suite au 
mémoire du même auteur de 1779, avec une carte dressée 
avec soin. 

Genève, Jean Emanuel (sic) Didier et C", in-4, 1781. 

99. — Journal of Captain Cook'a last voyage to the Pa- 
cific Océan 1776-1779 faithfuUy narrated from the origi- 
nal MS. 

London, in-8, fig. et cartes, 1781. 

100. — /rfm, Dublin, in-8, 1781. 

101. — Idem, traduit en allemand, Leipzig, 2 vol. in-8, 
1790. 

102. — Tap^ebuch einer Entdeckungsreise nach der Suedsee 
in den Jahren 1766-1780 unler Anfuehrung der Capit. Cook, 
Clerke, Gore und King. Eine Uebersetzung nebst Anmer- 
kungen von J. Rhld. Forscer. 

Berlin, Haude u. Spener, gr. in-8, 1781. 

7 



u 



98 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

103. — Jak. Cook's Leben ans richtigen Quellen mit 
Cook's Bildniss. 

Frankfurta. d. Oder, 1781. 

104. — J. R. Forsiter. ZoologisB Indicaî rariorls spici- 
legium (latin et allemand). 

Halle, in-folio, 1781. 

105. — Idem. Londini, in-4, 1790. 

106. — Idem, 2" éd. Halle, Gebauer, in-folio, 1795. 

107. — Zoologia Indica sislens : I descripliones anima- 
lium seleclorum tabnlis œneis delineatorum II observa- 
tior.es de fînibus et indole aëris, solis marisque indici, de- 
nique III faunam indicam quantum fieri licuit perfeclis- 
simam curis Johnnnts Reinholdi Forater. 

Halae ad Salam, 1781. 

108. — Idem, 2" éd., Halae ad Salam, 1795. 

109. — J. R. fforster und M. c. Sprengei. — Beylrœge 
zur Vœlker-und LîBnder-Kunde. 

Leipzig, 15 vol. in-8, 1781-1790. 

110. — Johann Bernoniui. — Sammlung kurzer Reisebe- 
schreibungen und anderer zur Erweiterung der Lsender- 
und Menschenkentniss dienender Nachrichlen. 

Berlin, 18 vol. in-8, 1781-1787. 

111. — Hein. Zimmermann's Reise um die Well mit Capit. 
Gook. 

■^ Gœltingen, in-8, 1781. ''''^^'-^•^Ji-'^^v^''^^ ; 

V 112. — Idem. Mannheim, in-8, 1782. 

11.3. — Dernier voyage du capitaine Gook autour du 
monde, oh se trouvent les circonstances de sa mort, par 
Henry zimmermann, témoin oculaire, et traduit avec un 
abrégé de la vie de ce navigateur célèbre et des notes par 
Roland. 

Berne, in-8, 1782. 

Zimmermann était matelot à bord de la Discovenj, 

114. — Second mémoire sur le cap Circoncision, par 

M. Le lUonnier» 



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CENTENAIRE DE LA MOUT DE COOK. 99 

Histoire de l'Académie royale des sciences, année 1779 
pp. 12-14. Paris, in-4, 1782. '• '• ' 

115. ~ Additions aux découvertes déjà publiées sur le cap 
de la Circoncision, par M. Le monnier. 

Histoire de l'Académie royale des sciences, année 1779 
pp. 15-18. Paris, in4, 1782. ' 

1 16. — Alex. Dairympie. Memoir concerning the passages 
to and from China. 

London, in-4, June 1782. 

117. — A concise account of voyages for the discovery of 
the Norlh-West passage undertaken for Hnding a new way 
to the East-Indies, wilh refleclions on the practicabilily of 
such a passage, by a sea officier (lieutenant Richard pick- 

ersgill.) 

London, in-12, 1782. . . 

118. — Bauks et Soiander. Supplément au voyage de 
Bougainville, ou Journal d'un voyage autour du monde en 
1767, 1768, 1769, 1770, 1771, 1772, 1773, 1774, 1775. 

Paris, 2 vol. in-8, 1782. 

119. — Cook and cierke. An authentic narrative of a 
voyage during the years, 1776-1780, with a map. 

Jena (Hennings in iNeisse), 2 vol. in-8, sans date. 

120. — The original astronomical observations made 
in the course of a voyage to the North Pacific Océan for 
the discovery of a North-East or North-West passage, 
wherein the North-West coast of America and the Norlh- 
Easl coast of Asia were explored, in the years 1776, 1777 
1778, 1779, 1780, by James Cook, James King and W'iiiiani 

Baily. 

London, W. Richardson, P. Elmsly, etc., in-4, 1782. 

121. — Troisième voyage de Cook, ou Journal d'une 
expédition fiûle dans la mer Paeilique du Sud et du Nord 
en 1776, 1777, 1778, 1779, 1780, traduit de l'anglois. 

Paris, Pissot, Laporte, in-8, 1782. 

122. — /rfm, 2" éd., Paris, in-8, 1783. - ;;î J 



iOO CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

123. — Idem, 3" éd., Versailles, in-8, 1783. 

124. — J. R. Forater. — Nachricht von einem neuen 
Insekte. Naturforscher, 17 slueck, pages 206-213, Halle, 
1782. 

125. — Joh. Reinhoid Forater. — Àllgemeine Geschichte 
der Entdeckungen und Schiffahrten im Norden, mit. 3 
Karten. Frankfurt a. d. 0., Strauss, in-8, 1782. 

126. - Idem. Mit neuen Originalkarten. 
Berlin, Sander, in-8, 1784. 

127. — Idem. Frankfurt a. d. 0., 2 vol. in-8, 1785. 

128. — w. Eiiis. An authentic narrative of a voyage 
performed by Gaptains Cook and Glerke during the years 
1776-1780, in search of a North-West passage between the 
continents of Asia and America, including a faithful ac- 
count of their discoveries and the unfortunate death of 
Captain Cook (plates). 

London, 2 vol. in-8, 1782. 

W. Ellis était chirurgien à bord de la Résolution, dans 
le troisième voyage de Cook. 

129. — Bibliothek der neuesten Reisebeschreibungen. 
Nuernberg, Schneider und Weigel, Bauer und Raspe. 
21 vol. gr. in-8, 1782-1797, comprenant : — Cook'a dritte 
und letzte Reise aus dem Englischen ue^^rsetzt, 2 vol. 
1789-1790. 

Tomes VIII et IX, troisième voyage de Cook. 

130. — Sammlung der besten und neuesten Reisebeschrei- 
bungen, in einem Auszuge. 

Berlin, 23 vol. in-8, 1765-1782. 

131. — Joh. R. Forster. Bemerkungen ueber Gegens- 
tœnde der phys. Erdbeschreibung, Naturgeschichte und 
silll. Philosophie, aus dem Englischen uebersetzt mit An- 
merkungen und Zussetzen. 

Berlin, Haude, in-8, 1783. 

132. — Johann Reinhoid Forater. Bemerkungen ueber 
Gegensttcnde der physikalischen Erdbeschreibung, Natur- 



CENTENAIRE DE LÀ MORT DE COOK. fOl 

geschichle und sittliche Philosophie, auf seiner Reise um 
die Weli gesammelt, uebersetzt und mit Anmerkungen 
ver ^ebrt von G. Forster. 
Be.lin, Haude, in-8, 1785. 

133. — Idenij Berlin, Haude u. Spener, gr. in-8, 1785. 

134. — J. R. Forster. The history of the Aptenodyles, 
a bird whose kind is only fouod in the Southern Océan. 

London, 1783. 

135. — A journal of Capt. Cook's last voyage lo the Pacifle 
Océan aiid in quest of a North-West passage, performed in 
in Iheyears 1776, 1777, 1778 and 1779, illustrated with a 
chart shewing the tracks of the ships employed in this 
expédition. FaithfuUy narrated frora the original MSS, of 

Mr. John Ledyard. 

Hartford, Conn., Nathaniel Patten, 208 pages, petit in-8, 
1783, cf. n"" 285 à 290. ' 

136. — nicheiangioio Gianeui.Elogip del Capitaux Gook, 
colla versione inglese. 

Firenze, in-4, 1783. 

137. — Idem. Elogio del capitano Giacomo Cook letto da 
Micheiangioio «ianetti nella pubblica adunanza délia Keale 
Accademia Fiorentina il di9 giunio 1785. 

Firenze, in-4, 1785. 

Avec la traduction anglaise en regard. 

138. — W. EUia. Zuverlœssige Nachricht von der dritten 
und letzten Reise des Capitœns Cook und Clerke in den 
Kœniglichen Schiffen die Resolution und Discovery in den 
Jahren 1776 bis 1780 besonders in der Absicht eine nord- 
wctliche Durchfahrt zwischen Asien und Amerika ausfindig 
zu machen. Aus dem Englischen uebersetzt von Adelung, 
nebst einer Charte. 

Leipzig, Schwickert, in-8, 1783. 

139. — j. e. F. Papal. Die Entdeckung des fuenften 
Welttheils oder Reisen um die Welt. Ein Lesebuch fuer die 
Jugend. 



102 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

Nuernberg, Felsecker, 5 vol. in-8, 1783-1780. 

140. — Andréas Sparrinann. Sammandrag af cap. 
J. Cooks aaren 1772-1775 omkring Sœdi'a Polen Fœr- 
rœttade resa, hvarvid Herrar Forsiers och Furneaux jour- 
naler blifvit jsemfœrde och nyltiade. 

Upsala, in-8, 1783. 

141. — Resa til Goda Hopps-Uden sœdra Polkretsen, och 
omkring jordklotet, samt til Hottentot-och Cafferlanden 
aaren 1 7 72-1 7 76 af Aniir. Sparrnmnn. Stockholm, 2 vol. 
in-8, 1783. 

142. — Idem. Traduit en hollandais, Leyde, 2 vol. in-8, 
1787. 

143. — Andréas Sparrmann. ReisBu in Afrika, vom Yor- 
gebirge der guten Hoffnung aus landwaerts, zv\r Er>veiter- 
ung der Naturgeschichte in den Jahren 1772-177C; ans 
dem Schwedisclieu von Ghr. H. Groscurd. Mit einer Vor^ 
rede von Geo. Forster; mitKupf. und einer Karle. v."!:;]^ 

Berlin, Haude und Spener, gr. in-8, 1783. 

144. — Andréas Sparrmann's Reise nach dem Yorge- 
birge der guten Hoffnung, den suedlichen Polarlfendern 
und um die Welt, hauptsaîchlich aber in den Lsendem der 
Hottentoten und Kaffern in den Jahren 1772 bis 1776, aus 
dem Schwedischen frey ueberselzt von Christian Heinrich 
Groskurd, mit einer Yorrede begleitet von Georg Forster. 

Berlin, Haude und Spener, in-8, 1784. 

145. — Thomas Pennant. Arctic Zoology. 

London, 2 vol. in-4, 1784-1785, et 1 vol. de supplément, 
in-4, 1787. 

140. — Idem. Le Nord du globe, ou Tableau de la nature 
dans les contrées septentrionales. 

Paris, 2 vol. in.8, 1789. 

Traductiv a française du précédent. 

147. — Idem. Arctic Zooîogy. 
, London, 3 vol. in-4, 1792. 

148. — Idem. Arctic and Indian Zoology and otherworks. 



CEMENAIRK DE LA MOUT DE COOK. 



103 



London, 20 vol. in-4, 4776-1796. 

449. — A journal of a voyage to Ihe Soulh seas in His 
Majesty's ship Ihe Endeavour faithfully Iranscribed from 
Ihe papers of the I^te Sydney Parkinson, draughtsnnan to 
Sir Joseph Banks, Bar', in his expédition with Dr. Solander 
round the world... to vvhich is now added, remarks on the 
préface by the late John Foiherfsiii, M. D., F. R. S., etc., 
and an appendix, 

London, in-^, 1784. 

150. — The original astronomical observations made 
during the preceding voyage by Gaptains Cook and King and 

Mr. William Batley. 

London, in-8, 1784. . , 

' 151. — Johann Georg Adam Forster. — Geschichle und 

Beschreibung des Brodbaums. 
Gassel, in-4, 1784. • . 

152. — Idem. Description de l'arbre à pain. 
Cassel,1784. j 

153. — Jean Reinhoid Forster. Hisioiro des découvertes 
et voyages faits dans le Nord. : ' 

Paris, 1784. /:< ^ v S 

154. — Idem, mise en français par Broussonet, avec 
3 cartes géographiques, Paris, Guchel, 2 vol. in-8, 1788. 

Traduction française d'après le texte anglais de 1786; 
T. n" 177. 

155. — Idem, Paris, 2 vol. in-8, 1798. 

156. — A voyage to the Pacific Océan, undertaken by 
command of His Majesty, for making discoveries in the 
Nortliern Hémisphère to détermine the position and extent 
of the West side of North America, ils distance from Asia 
and the practibility of a northern passage to Europe, per- 
formed under the direction of Gaptains Gook , Clerke 
and Gore, in the years 1776, 4777, 1778, 1779,1780 in three 
volumes : Vol. I and H written by James Cook, vol. III by 
Gaptain James King,published by order of the Lords of the 



i04 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

Admiralty, with maps, charts, portraits, etc., by Henry 
Roberts and Webber. — Atlas. 

London, W. and A. Strahan, 3 vol. gr. \n-^ et atlas in-f» 
de 87 planches, 1784. 

157. — Idem, second édition, London, printed by H. 
Hughs for G. Nicol and T. Gadell, 3 vol. in-4 et atlas in- 
folio, 1875. 

158. — Idem, traduit en allemand. 
Berlin, 2 vol. in-4, 1787. 

159. — Gaptain Cooksthird and last voyage to the Pacifie 
Océan iu the years 1776-1780 faithfully abridged from the 
4'" édition, iîlustrated with copper plates. 

London, in-12, sans date. 

160. — Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan 
Pacifique ordonné par le roi d'Angleterre pour faire des 
découvertes dans l'hémisphère nord afin de déterminer la 
position et Télendue de la côte ouest de l'Amérique septen- 
trionale, sa distance à l'Asie et résoudre la question du 
passage au nord, exécutés sous ia direction des capitaines 
Gook, Glerke et Gore sur les vaisseaux, la Résolution et la 
Démwerte, en 1776, 1777, 1778, 1779 et 1780, traduit de 

l'anglais par D*** (Demeunier) et enrichi de cartes, plans et 
ligures (Dessins de Webber). 
Paris, Panckoucke, 4 vol. in-4. 1785. 

161. — Idem. Paris, Panckoucke, 4 vol. )n-8 avec atlas 
in-4, 1785. 

16-2. — Idem. Paris, Moutard, 3 vol. in-18, 1785. 

163. — Idem. Paris, hôtel de Thou, 8 vol. in-8, 1785. 

164. — Idem. Paris, hôtel de Thou, 4 vol. in-4, 1785. 

165. — Idem (abrégé). Paris, 3 vol. in-8, 1785. 

166. — /dem. Paris, Raymond, 4 vol. in-8, 1816. 

167. — Idem. Paris, 4 vol. in-8, 1819. 

168. — William Hayiey. Poems and plays coUected 
together. 

Londoi., 6 vol. petit in-8, 1785, 1788. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 105 

L*au(eur célèbre la douceur de Cook. 

169. — Andrew Spamnann. A voyage to the Cape of 
Good Hope, towards Ihe anlarctic polar circle and round 
the world,butchiefly into the counlry of theHottenlots and 
Caffres, frora 1772 to 1776, translaled from the Swedish. 

London, 2 vol. in-4, 1785. 

170. — Les trois voyages du capitaine Cook, traduits de 
l'anglais. 

Paris, 18 vol. in-8, 1785. 

171. —J. R. Forster. Mémoire sur les albatros. Mém. 
étrangers de l'Acad. des se. de Paris, tome X, p. 563-572, 

1785. 

172. — cseorg Fontcr. Dissertatio botanico-medica de 
plantis esculentis insularum Oceani Australis. 

Halle, in-8, 1785. 

173. — Rev. William Fordyce Mavor. Elegy tO the 

memory of Gaptain James King. 
London (?), in- 4, 1785. 

174. — j. Cook. Reise um den Stillen Océan. 
Frankfurt a. d. Oder, in-8, 1785. 

175. —joach. Hclnr Campe. Erste Sammlung merk- 
wuerdiger Reisbeschreibungen fuer die Jugend. Hamburg, 
12 vol. in-8, 1785-1793; ouvrage parvenu à sa sixième édi- 
tion en 1831, Braunschweig, Vieweg u. Sohn. 

176. _ Alex. Dairympie. Memoir conceming the Ghagos 
and adjacent islands. 

London, in-4, 1786. 

177. —History of voyages and discoveries made in the 
North, translated frora the German of John Reinhoid 
Forsicr. 

London, Robinson, in-4, 1786. 

178. — /rfm. Dublin, in-8, 1786. 

179. _ Georg ïorster. De plantis esculentis insularum 
oceani australis commentatio botanica. 

Berolini, Haude, in-8, 1786. 



106 CENTENAIRE DE LA MOni DE COOK. 

180. — «eorg Forater. Floi'ulae insulnrum auslralium 
prodromus. 

Gœttingen, Dieteridi, in-8, 1786. 

181. — Davli Samweii. A narrative of ihe death of 
Captain James Gook, to which are added some particulars 
concerning his life and character; with observations res- 
pecting the introduction of venereal disease into the Sand- 
wich Islands. London, in-4, 1786. 

D. Samwell était chirurgien à bord de la Discovery. 

182. — David Snmweii. Détails nouveaux et circonstan- 
ciés sur la mort du capitaine Cook, traduit de l'anglois. 
Londres et Paris, Née de la Rochelle, in-8°, 1786. ■ ' 

183. — Neueste Reise-Beschreibungen und Entdeckung- 
en des fuenften Welttheils, welche sowohl in Gesellschaft 
der Herren Banks und Soiander als nachher unternommen 
worden. Nuernberg, 2 vol. in-8°, 1786. 

184. — Johann BernouiUi. Archiv %. n. Geschichte, 
Géographie, Natur-und Menschenkentniss. 

Leipzig, 8 vol. in-8, 1786-1788. 

185. — Andrew Sparrmann. A VOyage to the Cape of 

Good Hope, towards the antarctic polar circle and round 
the world, but chiefly into the country of the Hottentots 
and Caffres, from the year 1772 to 1776, from the Swedish 
original, with plates. London, 2 vol. in-4, 1786. 

186. — Henry «eorge Classe. On the affinity of Certain 
words in the language of the Sandwich and Friendly Isles, 
with the-Hebrew. 

ÂrchseoL, VIII, 81,1787. 

187. — Voyage au cap de Bonne-Espérance et autour du 
monde avec le Capitaine Cook et principalement dans le 
pays des Hottentots et des Caffres, par André Sparrman 
{sic), D' en médecine, de l'Académie des sciences et direc- 
teur du cabinet royal d'histoire naturelle de Stockholm, 
avec cartes, figures et planches en taille-douce, traduit par 
M. Le Tourneur. 



OENTENAIUE DF. LA MORT DE COOK. . 107 

Paris, Buisson, "2 vol. in-4, 1787. 
188, — Idem. Paris, Buissçn, 3 vol. in-8, 1787. 
189. --Binnc-cjliii. Eloge du capitaine Cook. 
Amsterdam et Paris, in-8, 1787. 

190. — uruiiam Coxe. Comparative view of the Russian 
voyages with those made by Captains Gook and Glerke, 
and a sketch of what remains to be ascertained by future 
navigators. 

London, in4, 1787. 

Cet ouvrage était parvenu fisa quatrième édition en 1804 

191. — Reisnaar denStillen Océan ondernomenop bevel 
van zync Brittannische Majesteit George de Derde... Ter 
Uitvœr gebragt onder't bestuur van de Bevelhebbers Cook, 
Glerke en Gore in de Jaaren 1776, 1777, 1778, 1779 en 1780 
met de Schepen de Resolution en Discovery en Beschreven 
doorden Commandeur James Cook, en doorKapitein James 
King. Uit het Engelsch vortaald. 

Rotterdam, A. Bolhall en D. Vis, in-8, 1787. 

192. — Cook und cierke. Zur Beantwortung der Frage : 
welches sind d. Mittel, robe u. ungesittete Vœlker vernuen- 
ftig zu machen , u. sie von ihren Irrthuemern zu befreien. 

Berlin, Stuhr und Petsch, 7 vol. in-8, 1787-1790. 

193. — Dritte Entdeckungsreise in derSuedsee und nach 
dem Nordpol waehrend der Jahre 1776-1780. Aus den Ta- 
gebuechern der SchifFsbefehlshaber Cook, Glerke, Gore und 
King, ingl. Anderson's vollstœndig. beschrieben. Aus dem 
Englischen ueberset/t mit Zussetzen, ingl. mit einer Ein- 
leitung ueber Gook's Verdienste und Charakter ingl. ueber 
Entdeckungsreisen ueberhaupt von G. Forster, mit Kpfr. 
u. Karten. 

Berlin, Ilaude u. Spener, 2 vol. in-4, 1787. 

194. — Idem. Berlin, Haude u. Spener, ± vol. in-8, 1789. 

195. — Dritte und letzte Reise oder Geschichte einer 
Entdeckungsreise nach dem Stillen Océan welche zu ge- 
nauerer Erforschung der nœrdlichen Halbkugel unternom- 



tÛê CKNTKNAIUE DE LA MORT DE COOK. 

mcn und unter dcr Anfuehrung dcr Capt. Cook, Glerke und 
Goro wœlirend der Jahrc 1770-1780 ausgefuehrt worden 
isl. A us dcn Tagcbiiechern des Capt. Jamea Cook und Jam. 
Utng. Eine Ucbcrselzung nnch den zwci grossen englischen 
Ausgabcn mil cinigen Anmerkungon von J. L. Wetzel, mit 
Kprrn. u. I Karte. 

Anspach, Gummi, 5 vol. in-8, 1787-1812. 

1%. — A catalogue of the difleient spécimens of cloth 
collccled in the Ihree voyages of Capt. Cook with a partic- 
ular iiccount of the manner of manufacturing the same in 
Ihe various islands of the South seas. Extracted from ob- 
tiervations of Anderaon and R. Foraler. 

London, in-4, 1787. 

107. — fieorfii Fomter. M. D. Cet. de plantis magellanicls 
cl alhintiois commentationes. 

In-i, sans date ni lieu de publication. 

198. — j. Q. Foratcr. Hcrbarium australe. 

Sans dale ni lieu de publication. 

101). — GcorK Forater. Seorsim eliam adest, cum ejus 
commentai ione de plantis magellanicis impressa. 

Commentât. Societ. Gœtting., p. 36-04, 1787-1788. 

^00. — Cieorff Forster. Planlaî Atlanlica? ex insulis Ma- 
deira, S:ti. Jacobi, .\dscensionis, S:tîe Helense et Payai 
report al a\ 

Commentai. Sooiet. Gœtting., vol, 9, p. 40-74, 1787-1788. 

'iO[. — Enchiridion hisloria? naturali inserviens, quo ter- 
mini et delineationesad avium,pisciuminsectorum, et plan- 
larum adumbraliones intelligendas et concinnandas secun- 
dun» mothodum systematis linnawni continentur. Editore 

Jo. Rcinhoido Foraler. 

Hahe prostalapud HemmerdeetSchwetschke, in-8, 1788. 

iOi. — Idem. Manuel pour servir à l'histoire naturelle 
des oiseaux, des poissons, des insectes et des plantes, où 
sont expliqués les termes employés dans leurs descriptions 
et suivant la méthode de Linné, traduit du latin de J. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. lOÔ 

hoid Forater... par J. B. F. Léveillc, médecin de TÉcole 
de Paris, etc. 
Paris, Villier, anVn(i790). 

203. — Aslronomical observations made in the voyages 
which were undertaken by order of His présent Majesty for 
making discoveries in Ihe Southern hémisphère and suc- 
cessively performed by Commodore Byron, Captain Wallis, 
Gaptain Carteret, and Captain Cook in the Dolphin, T amer y 
Swallow and Endenvour drawn and published by order 
of theCommissionners of Longitude from the journals which 
were kept by the several commanders and from the papers 
of Mr. Charles Green, formerly assistant at the Royal Obser- 
vatory, by iviiiiam Waiea (with maps). 

London, C. Buckton and P. Elmsley, in-4, 1788. 

204. — James Cook. An authentic narrative of a voyage 
performed by Capt. Cook and Capt. Clerke during the years 
1776-1780 in search of a Norlh-West passage, between the 
continents of Asia and America; including a faithful ac- 
count of ail their discoveries and the unfortunate death of 
Capt. Cook, with a map. 

Altenburg, Richter, 2 vol. in-8, 1788. 

205. — Miss Hannah More. Slavery ; a poem. 
London, in-4, 1788. 

L'auteur célèbre la bienfaisance et l'humanité de Cook. 

206. — J. Cook. Dritte und letzte Entdeckungsreise, aus 
dem Englischen. Berlin, Mylius, in-8, 1788. 

207.. — J. Cook. Dritte Entdeckungsreise in d. Suedsee 
und gegen den Nordpol. Aus dem Englischen von J. R. 
Forster. Berlin, in-4, 1788. 

208. — Jean-Pierre Bérenger. Collection de tous les 
voyages autour du monde. Paris, 9 vol. in-8, 1788-1790. 

209. — Idem, 2° édition ayant pour titre : Collection de 
tous les voyages autour du monde par les différentes nations 
de l'Europe. 

Paris, Fr. Dufart, 9 vol. in-8, 1795. 



ffO CENTENAinK DE LA MORT PE COOK. 

210. — Dr. Andrcsw Kippla. Lifo of Captain James (louk. 
London, in-l, 1788. 

Avec un portrait par Ilcalh. 

211. — Idenij Tho life of Captain James Cook. Basil {sic) 
printed by J. J. Tourneisen {sic). Paris, sold by Pissot, 
2 vol. in-8, 1788. 

212. — Identy traduit en français par Jean Gastéra. 
Paris, in-4, 1788. ti 

213. — Idem, traduit en français par Jean Gastéra. 
Paris, hôlel de Thou; Lyon, Bernuset et comp., 2 vol. 

in-8, 1789. 

214. — Idem, traduit en français par Jean Gastéra. 
Paris, bôtel de Thou, in4, 1789. 

On trouve à la fin du volume le Morai^ poème par iMiss 

Hélène Maria %Villlama. 

215. — Idem, traduit en allemand par Albrecht Witten- 
berg. Hamburg, 2 vol. in-8, 1789, avec portrait. 

210. — Johunn Heinricli IVledinnnu. Leben und Schick- 
sale des Gapiticns J. Cook. 
Erlangen, 2 vol. in-8, 1789-1790 

217. — Georg For«ier(und andcre). Neue Geschichte der 
See-und Landreisen. 

Hamburg, Hoffmann, in-8, 1789-1808. 

218. — J. C'ook's drille und lelzte Heise, worin sein Tod 
mitgeschrieben wird. 

Nuernberg, in-8, 1790. Traduit de l'anglais. 

219. — «eorg Vorstcr. Kleine Schriften. Ein Beilrag zur 
Vœlker-und Lœnderkunde. 

Berlin, 5 vol. in-8, 1789-1790. 

220. — Éloge de Cook, par p. l. (Pierre-Louis) Paris, de 
l'Oratoire, etc., dédié à MM. les administrateurs du district 
de Riom. 

Riom, Pierre Landriot, in-8, 1790. 

221. — llev. John Adams. Modem voyages. 
London, 2 vol. in- 12, 1790. 



CKNTENAini-: l)K LA MORT I»E COOK. lU 

-2-22. — r.eneral collection of voyages undertakeii eilhor 
for discovery, conquest, setllemenl or llie opening of Iraije, 
froni Iho commoncemenl of Iho Porliiguese discoverics lo 
Ihe présent time. 

London, llichardson, in-1, 17U0. 

223. — Le père Laborde. Histoire abrégée de la mer du 
Sud, ornéo de plusieurs caries, dédiée au Iloi ol composée 
pour l'éducation de Mgr le Dauphin. 

Paris, Didot, i vol. gr. in-8 et atlas in-folio, 171)1. 

224. Théoph. Fr. Khrmunn. Gcschichle der nicrkwuer- 
digsten Heiseii welcho seit dcm XH"" Jahrundertc zu Wasser 
und zu Lande unternommen wordcn siiul. 

Frankfurt-am-Main, Hcrmann, 22 vol. in-8, 1791-171)0. 

225. — Ed. Pierre Leniontey. Éloge tie Jacques Cook, 
avec des notes, discours qui a remporté le prix d'éloquence 
au jugement de l'Académie de xMarseille, le 25 août 1780. 

Paris, Didot, in-8, 1792. 

220. \.m\ Kirchhof. Auszuoge aus Cook und King's Uei- 
sen in den Jahien 1770 bis 1788 nebst einem Verzeichniss 
ihrer beobachteten Dreiten und Lœngen, ingleichen De- 
morkungcn ueberdie Abweichung der Nadel zum Beweis... 

Berlin, in-8, 1794. 

227. — j.-p. Béren^cr. Histoire abrégée des premier, 
second et troisième voyages autour du monde par Cook, 
mise ù la portée de lout le monde. 

Paris, Dufart, 3 vol. in-8, an II (1705). * 

228. — Voyage dans l'hémisphère austral et autour du 
monde, fait sur les vaisseaux de roi l'Aventure et la liésola- 
tion, en 1772, 1773, 1774 et 1775; écrit par jaeques Cook, 
CommandaDt de la Résolution; dans lequel on a inséré la 
relation du Capitaine Furnenux et celle de i\IM. Vorsier, 
ouvrage enrichi de plans, cartes, de planches, de portraits 
et de vues de pays dessinés pendant l'expédition par 
M. Hodges. • 

Lausanne, Hignou et C'^, vol. in-8, 1790. 



112 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



Renferme, tome I, pp. 97-108, la traduction de la réponse 
de Wales à Le Monnier (v. n"* 84, 114, 115) : — Preuves que 
le capitaine Gook a cherché le cap de la Circoncision sous 
son véritable méridien et que les objections qu'on lui a 
faites ne sont pas bien fondées ; par M. iraiea, qui a accom- 
pagné jM. Gook dans son second voyage. 

Renferme également, tome I, p. 108 : — Examen de deux 
questions d'hydrographie dont il est fait mention dans l'in- 
troduction aux voyages à l'océan Pacifique qu'on vient 
de publier à Londres en trois volumes, par M. Le Mon- 
nier, de l'Aradémie royale des sciences, à Paris. 

229. — Voyage autour du monde sur le vaisseau de Sa 
Majesté Britannique VEndeavonrj par Sydney Parkinson, 
dessinateur attaché à M. Banks, précédé d'un discours en 
forme d'introduction sur les principaux navigateurs anglais 
et français qui ont précédé VEndeavouff suivi d'un abrège 
des deux derniers voyages de Gook, avec les planches de 
l'auteur, traduit de l'anglais par Henri. 

Paris, Guillaume, 2 vol. in-8, 1797. 

Publié par Stanfield Parkinson, frère de l'auteur. 

230. — Voyage de La Péronse autour du monde, publié 
conformément au décret du 22 avril 1791 et rédigé par 
M. L. A.Milet-Mureau, général de brigade dans le corps du 
génie, directeur des fortifications, ex-constituant, membre 
de plusieurs sociétés littéraires de Paris. 

Paris, imprimerie de la république, 4 vol. in-4 et allas 
in-fol.,an V(1797). 

Renferme, t. II, p. 119, une appréciation de La Pérouse 
sur la mort de Gook. 

231. — J. w. Buache. Observations sur l'existence de 
quelques isles peu connues situées dans la partie du Grand 
Océan comprise entre le Japon et la Californie, par Buache, 
lu le 22 floréal an IV. 

Mémoires de l'Institut national des sciences et des arts 
pour l'an IV de la république. Sciences morales et politi- 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 113 

ques, tome premier (pp. 475-492, avec carte). Paris, Bau- 
doin, in-4, ihermidor an VI (1798). 

232. — Rev. Wllllam Fordyce Mavor. — Hlstorical ac- 

count of the most celebrated voyages, travels and disco- 
veries from the time of Columbus to the présent period. 
(1492-1798). 

London, 25 vol. in-1 2, 1798-1802. 

233. — Idem. London, 28 vol. in-8, 1814-1815. 

234. — Account of discoveries in the Southern Pacific 
Océan. 

London, in-8, 1799. 

235. — Bibliothèque portative des voyages, avec un allas. 
Paris, 35 vol. in-18, ans VII, Xî, XII (1799, 1803, 1804). 

Collection très médiocre destinée aux femmes. 

230. — W. W, iWavor. Historischer Bericht von den be- 
ruehmten See- und Landreisen und Entdeckungen von Co- 
lumbus' Zeilen bis zu unseren Tagen ; nach dem Englischen 
frei bearbeitet von C. A. W. (Wichmann.) 

Leipzig, Siegert, 2 vol. in-8, 1800. 

237. — Vermischte Schriften h jrausgegeben von Ludwig 

Chr. lilehtenberg und Fr. Krle». 

Gœtlingen, D">terich, 9 vol. in-8, 1800-1805. 
Notice biographique sur Cook dans le 4" volume. 

238. — L'abbé Jacques DeiiUe. Les Jardins, poème en 
IV chants. 

Paris, Didot l'aîné, in-8, an IX (1801). 
L'auteur y célèbre les louanges de Cook, in fine. 
Il existe de nombreuses éditions de cet ouvrage avec ou 
sans les autres œuvres du poète. 

239. — Saminlung der besten und neueslen Reisebeschreib- 
ungen, in einem ausfuehriichen Auszuge worinnen eine 
genaue Nachricht von der Religion, Regierungsverfassung, 
Handlung, Sitten, Naturgeschichte und anderen merkwuer- 
digen Din^en verschiedener Lœnder und Vœlker gegeben 
wird. 

■ ; • 8 



114 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



Berlin, Mylius, 35 vol. in-S, 1763-1802. 
Les onze derniers volumes ont aussi pour titre : Neue 
Sammlung der besten neuesten Reisebeschreibungen. 

240. — Archiv fuer die neuesten und merkwuerdigsten 
Reisebeschreibungen aus fremden Sprachen uebersetzt. 

Berlin, W. Oehmigke, 3 vol. in-8, 1802-1803. 

241. — Joach. Bcinr. Campe. Neue Sammlung merkwuer- 
diger Reisebeschreibungen fuer die Jugend. 

Braunschweig, Vieweg u. Sohn, 7 vol. in-8, 1802-1806; 
troisième édition en 1831. 

242. — Idem. Bibliothèque géographique et instruc- 
tive des jeunes gens, ou Recueil des voyages intéressants 
pour l'instruction et l'amusement de la jeunesse, traduit de 
l'allemand, par J. B. L. Breton. 

Paris et Amsterdam, G. E. Gabriel Dufour, 72 vol. in-8, 
1802-1807. 

243. — Idem. La deuxième édition porte pour titre : 
Bibliothèque géographique, recueil de voyages dans les 
quatre parties du monde; traduit de l'allemand et de l'an- 
glais, par M. de,B., en 6 séries de 12 vol., soit 72 vol. in-18. 

Paris, Dufour, 1818. . .^, , 

Voyages de Cook, tomes XIII, XIV, XV. 

244. — Eberh. Aug. Wllh. von Zlmmermann. Taschen- 

buch der Reisen, oder unierhaltende Darstellung der 
Entdeckungen des XVII1'«" Jahrhunderts, in Ruecksicht 
der Laender-, Menschen- und Produkten-Kunde ; fuer jede 
Klasse von Lesern. 

Leipzig, E. Fleischer, 18 vol. in-16, 1802-1819. Publica- 
lion continuée pour les 13" et 14° années par Chr. Fr. Rueh 
et H. Lichtenstein. 

245. — Voyages de Cook autour du monde, traduction 
nouvelle (abrégée), par J. B. L. Breton. 

Paris, veuve Lepetit (Tenon), 12 vol. in-18, iSOdet seq. 

246. — J. Cook. Sœmmtliche Reisen um die Welt in 
den Jahren 1768-1770. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. H5 

Wien, Bauer u. Dirnbôck, 3 vol. in-8, 4803. 
^^T. — j. cook's erste, zweite und drilte Reise um die 
Welt. 
Wien, Garaesina, 3 vol. in-4, 1803. 

248. — Georg Foriter. Beschreibung seiner zweilen 
Reise um die Welt. A. u. d. T. : Joh. Reinh. Forster's Reise 
um die Welt in demaufEnldeckung ausgeschickten u. von 
Gook gefuehrten Schiffe the Resolution herausgegeben von 
Georg Forster. 

Allona, Bechtold, in-8, 1804. 

249. — Jac. €ook. Sammiung seiner Reisen um die 
Welt. 

Wien, Gamesina, 3 vol. in-8, 1804. 

250. — J. cook. Beschreibung seiner Reise um die 
Welt, ein nuetziiches Lesebuch fuer die Jugend nach 
Campe's Lehrart bearbeitet. 

Altona, Bechtold, 3 vol., in-8, 1804-1807. 

251. — Neueste Lœnder-und Vœlkerkunde. Ein geograph- 
isches Lesebuch. 

Weimar, Geograph. Institut, 22 vol. in-8, 1806-1821. 

Titre particulier du tome XVI : Der fuenfte Welttheil. 
Ein geographisches Hand-und Lesebuch zur Belehrung und 
Unterhaltung nach denBerichten der glaubwuerdigsten Rei- 
senden enlworfen von Dr. l. Ltndaer mit Kupfern und 
Karten. Weimar, 1814. 

252. — J. iVcbiMir. Views in the south seas from 
drawings by the late James Webber, draftsman on board 
the Resolution, Gapt. J. Cook, from the year 1776 to 
1780, wilh letter-press descriptive of the varions scenery... 
Thèse plates form a new séries and are of the same size 
as those engraved for Gapt. Gook's last voyage. The draw- 
ings are in the possession of the Lords of the Admiralty. 

London, Boydell, 1808. 

Atlas in-folio de 16 planches en couleur. 

253. — Collection abrégée des voyages anciens et mo- 



116 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

dernes autour du monde, avec des extraits des autres 
voyageurs les plus célèbres et les plus récents, contenant 
des détails exacts sur les mœurs, les usages, les productions 
les plus remarquables des différents peuples de la terre, 

rédigée par M. Bancarcl. 

Paris, Fr. Dufart père, 12 vol. in-8, 1808-1809. 
Voyages de Cook, tomes VIII, IX, X. 

254. -— Covendish Peiham. The world ; or the pré- 
sent State of the universe, being a gênerai and complète 
collection of modem voyages and Iravels, selected, arran- 
ged and digested from the narratives of the latest and most 
authentic travellers and navigators. 

London, 2 vol. in-4, cartes et fîg., 1808-1810. 

255. — G. Boacher de la Bicharderle. Bibliothèque 

universelle des voyages. 
Paris, 6 vol. in-8, 1808. 

256. — J. Pinkerton. A gênerai collection of the best 
and most interesting voyages and travels in ail parts of the 
world, many of which are now first tranlaled into English, 
digested on a new plan, illustraled vvith plates. 

London, Hursl, ïlees, Orme and Brown; Cadell and 
Davies, 17 vol. in-4, 1808-1814. 
Voyages de Cook, vol. XI (1812), pp. 498-738. 

257. — Idem. Philadelphia, 6 vol. in 4, 1810. 

258. — Voyages (de Cook) dans la mer du Sud, aux deux 
pôles etautour du monde; premier, second et troisième, ac- 
compagnésdesrelationsdeMM.Byron,CarteretetWallis,etc., 

par M. G.. .t. 
Paris, Lerouge, 6 vol. in-12, 1811. 

259. —Jdew. Paris, in-8, 1811. Édition abrégée avec 
1 carte et 30 figures. 

260. — Robert Kerr. A gênerai history and collec- 
tion of voyages and travels arranged in systematic order 
forming a complète history of the origin and progress 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

of navigation and discovery by sea and land from the 
earliest âges to the présent time. 

Edinburgh, 18 vol. in-8, 1811-1824(71. n" 279). 

Voyages de Cook, tomes XII à XVII. 

261.— History of the Otaheitean Islands, from their 
discovery to the présent time including the account of the 
institutions, government, manners, customs, religion and 
cérémonies, of the people inhabiling the Society, the 
Friendly Islands and the Marquesas ; with an historical 
sketch of the Sandwich Islands; to which is added, an 
account of a mission to the Pacific Océan in the years 
1796,1797,1798. 

London, Ogle, in-12,1811. 

262.— The three voyages ofCaptainjamesCook round the 
world,completeinsevenvolumes(withmapandotherplates). 

London, Longman, Hurst, Rees, 7 vol. in-12, 1813. 

263. — Idem. London, Philos. Soc. London (?), 7 vol. 
in-8, 1821. 

264. — Idem. London, Sherwood and Co., 7 vol. in-12, 
1830 (?). 

265. — Idem (abridged). London, Whittingham (?) 2 voL 
in-18, 1842. 

266. — Idem. London, 2 vol. gr. in-8, 1842. 

267. — J. F. Laharpe 

des voyages. 

Paris, 24 vol. in-8, 1816. 

Comprenant : Abrégé des trois voyages du capitaine 
Cook, précédé d'un extrait des voyages de Byron, Wallis, 
Carteret et Bougainville autour du monde, par J. F. Laharpe. 
Nouvelle édition revue et corrigée. 

Paris, Crapelet, Ledoux et Tenré, 6 vol. in-8, 1816. 

268. — Die. beruehmtesten See- und Landreisen, nebst 
allen interessanten Entdeckungen seit Columbus bis auf die 
gegenwsertige Zeit. 

Leipzig, Sommer, W. Nauck. 6 vol. in-8, 1816. 



Abrégé de l'histoire générale 



118 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



269. — Anna Seward. Elegy on Gaplain Gook; a poem. 
London, in-12, 1817. 

270. —J. Cook. Reise um die Welt fuer die Jugend 
bearbeitet. 

Magdeburg, Haude, 3 vol. in-8, 1818. 

271. — Joha Barrow. A cbronologlcal history of voyages 
iiito the arctic régions ; undertaken chiefly for the purpose 
of discovering a North-East, North-West or polar passage 
between the Atlantic and the Pacific ; from the earliest 
periods of Scandinavian navigation to the departure of the 
récent expéditions under the orders of Gaptains Ross and 
Buchan. 

London, in-8, avec carte, 1818. 

272. — John Barr»w. Ghronological history of voyages 
into the polar régions ; to which are added a narrative of 
Gaptain Buchan's expédition into the interior of Newfound- 
land and a relation of the discovery of the Strait of Anian, 
made by Gaptain L. F. Maldonado in the year 1588 with an 
original map of the arctic régions. 

London, in-8, 1818. 

273. — John Barrow. Histoire chronologique des 
voyages vers le pôle arctique, entrepris pour découvrir un 
passage entre l'océan Atlantique et le grand Océan, depuis les 
premières navigations des Scandinaves jusqu'à l'expédition 
faite en 1818 sohs les ordres des capitaines Ross et Buchan. 

Paris, Gide fils, 2 vol. in-8, 1819. 

Formant les tomes I et II de la Gollection des voyages 
modernes publiée par Gide. 

274. — Joh.B. Foroter. Reise um die Welt, odei>Gook's 
zweite Reise, fuer die Jugend bearbeitet. (Neue Auflage). 
Magdeburg, vonSchuetz, in-8, 1820. 

275. — Memoirof Sir Joseph Banks,Bart.,G.G. B.,P. G., 
and Président of the Royal Society (with a portrait). 

New Monthly Magazine, n» 79, vol. XIV, pp. 185-194, 
London, in-8, 1820. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 110 

276. — Andrew Dun<!an. Short accounl of Ihe life of 
the Right Honourablc Sir Jos. Banks. 

Ëdinburgh, in-8, 18^21. 

277. — s. Prior. Sàmmtlilche Reisen um die Welt von 
Magellan bis auf unsere Zeiten. Nach dem Englischen. 
Jena, Bran, 3 vol. in-12, 1822-1823. 

278. — Storia générale de' viaggi, o niiova raccolta di 
tutte lerelazioni de' viaggi. 

Venezia, 28 vol. in-8, 1823 (?). 

2';9. — W. Stevenson. Historical sketch of the pro- 
gress of discovery, navigation and commerce, from the 
earliest records to the beginning of the nineteenth cen< 
tury; with a bibliographical catalogue of voyages and 
travels. 

Ëdinburgh and London, Blackwood, gr. in-8, 1824. 

Forme aussi le 18° volume de la collection deKerr;v. 
antèj n» 260. 

280. — Ja*. Cook's lirst voyage round the world, with an 
account ofhis life pre vious to that period by a. Kippis. En- 
glisches Lesebuch. 

Leipzig, Fleischer, in-16, 1825. 

281. — Rev. w. Eiiis. Missionary narrative of a tour 
through Hawaii or Owyhee ; with remarks on the history, 
traditions, manners, customs and language of the Sandwich 
Islands. 

3« édition, London, in-8, 1826. 

282. — Idem, 4« édition, London, in-8, 1827. 

283. — Éloge historique de M. Banks lu à l'Acadé.nie 
royale des sciences le 2 avril 1821, par M. le baron Cuvier. 

Paris, in-4, juillet 1826. 

284. — ïaschenbibliothek der wichtigsten und interes- 
santesten See-und Landreisen, von der Empfindung der 
Buchdruckerkunst bis auf unsere Zeiten. Yerfasst von 
Mehren und herausgegeben von Joach. Heinr. Jiick. Niinr- 
berg (Berlin, Bade), 87 vol. in-16, 1827-1836. 



y 



120 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

285. — jared Sparks. Thc Hfe of John Ledyard, Ihe 
American traveIler;coinprising sélections from his journals 
and correspondence. 

Cambridge, Mass., in-8, 1828. 

286. — Idem, 2" édition. Cambridge, Mass., in-8, 1829. 

287. — Jared sparka. Memoirs of the life and tra- 
velsof John Ledyard, from his journals and correspondence. 

London, H. Colburn, in-8, 1828. 

288. —Idem. London, in-8, 1834. 

289. — - Idem, dans laLibrary of American Biography, New 
Séries, vol. XIV, Boston, 1847. 

290. — Jared Sparka. Leben des beruehmten amcri- 
kanischen Reisenden John Ledyard, des Bcgleiters von 
Cook, nach seinen Tagebuechern und seinem Briefwechsei 
dargestellt aus dem Englischen von Chr. Fr. Michaelis. 

Leipzig, Heinrichs, in-8, 1829. 

Ledyard était sergent d'infanterie de marine dans la Iroi- 
sième expédition de Cook. Son journal, écrit pendant le 
voyage, fut saisi par l'amirauté, mais à son retour aux Etats- 
Unis, sa patrie, il en écrivit un autre qui fut publié à Hart- 
ford en 1783; v. antè, n" 135. 

291 . — Bajot. Abrégé historique et chronologique des 
principaux voyages de découverte par mer depuis l'an 2000 
avant J.-C, jusqu'au commencement du xix° siècle. 

Paris, Arlhus Bertrand et Bachelier, in-8, 1829; cet ou- 
vrage est suivi de : Examen sommaire des expéditions 
de découverte et des progrès de la géographie pendant le 
xviii*' siècle, par le chevalier de Fréminviiie. 

292. -- Idem, 2«' édition. Paris, in-8, 1835. 

293. — Rev. nviiilamBiiis. Polynesiam researches during 
a résidence of nearly sixyears in the South Sea Isiands, in> 
cluding descriptions of the natural history and scenery of 
the isiands, wilh remarks on the history, mythology, tradi- 
tions, government, arts, manners and customs of the inhab- 
itants by William Ellis, missionary to the. Society and 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



121 



Sandwich Islands and author of the Tour of Hawaii, in two 
volumes. 
London, Fisher, Son and Jackson, 2 vol. in-8, 1829. 

294. — Idem. London, 4 vol. in-12, 1848. 

295. — Idem. London, 4 vol. in-12, 1853. 

296. — Idem^ Polynesian researches during a résidence 
of nearly eight years in the Sociely and Sandwich Islands. 
— A new édition enlarged and improved. 

London, Henry G. Bohn, 4 vol. in-12, 1859. 
Renferme une narration indigène de la mort de Gook, 
tome IV, p. 143. 

297. — w. Deaboroush Cooiey. History of maritime 
and inland discovery. 

London, 3 vol. in-12, 1830-1831. 

298. — Idem, 2« éd. London, Longman, 3 vol. in-12, 1846. 

299. — J. d'Ur*iiie. Rapport sur le projet de voyage 
présenté à la Société de géographie par M. Bucking- 

ham. 

Bulletin de la Société de géographie, tome quatorzième, 
pp. 153-181 ; Paris, Arthus Bertrand, in-8, 1830. 

Renferme une appréciation du caractère et delà conduite 
de Gook. 

300. — j. d'CJrviUe. Rapport sur le voyago du capitaine 
Beechey au détroit de Behring, 8 avril 1831. 

Bulletin de la Société de géographie, tome quinzième, 
pp. 291-253; Paris, Arthus Bertrand, in-8, 1831. 

301.— Voyage de la corvette V Astrolabe , exécuté par ordre 
du roi pendant les années 1826, 1827, 1828, 1829, sous le 
commandement de M. J. Danont d'urviue, capitaine de 
vaisseau. Publié par ordonnance de Sa Majesté. — His- 
toire du voyage. 

Pflris, J. Tastu, 5 vol. gr. in-8, 5 cartes in-f et atlas, 
1831-1832. . 

Pièces justificatives relatives à Gook, tome HI (1831), 
pp. 14-26. 



1i2 CiSNTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

302. — Jmuc» Augaatos H* John. The Hves of ccle- 
brated travellers. 

London,3vol. in-12, 1831. 

Pour la vie de John Ledyard, tome II, pp. 170-207. 

303. — Idem. New-York, 3 vol. in-18, 1832. 

304. — Idem. New-York, 3 vol. in-18, 1842. 

305. — Edward Hawke Locker. Memoirs of celebra- 
ted naval commanders, iilustrated by engravings from ori- 
ginal pictures in the naval Gallery of Greenwich Hospital. 
Londou, 1832. 

Comprenant un mémoire de 16 pages sur Cook, accom- 
pagné de la reproduction en gravure du portrait de Natha- 
niel Dance, mentionné ci-apr<:s. 

306. — Â System of geography popular and scientiflc or 
a physical, political and statisticalaccount of the world and 
ils various divisions by James Bell author of Gritical resear- 
ches in geography, editor of Rollin's ancient history, etc., 
etc., iilustrated by a complète séries of maps and other en- 
gravings. 

Glasgow, Archibald FuUarton and Go., 6 vol. in-8, 1832. 
; Renferme, tome YI, p. 398, une narration indigène de la 
mort de Cook, empruntée au Rév. W. EUis. 

307. — Voyage de découvertes de l'Astrolabe exécuté 
pendant les années 1826, 1827, 1828 et 1829, sous le com- 
mandement de M. J. Dumont d'Vrviiie, Capitaine de vais- 
seau. Observations nautiques, météorologiques, hydrogra- 
phiques et de physique. 

Paris, publié par le ministère de la marine, in-4, 1833. 

308. — OUI. Aug. Wimmer. YoUstsendige Geschichte 
der Erdkunde und ihrer Fortschritte durch EnldeakungS" 
reisen, Schifffahrt und Handel. Yon der seltesten bis auf 
die neueste Zeit. 

Leipzig, Yolckmar, in-8, 1833. 

309. — Albert Moniémont. Bibliothèque universelle 
des voyages effectués par mer ou par terre dans les diver- 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 123 

ses parties du monde, depuis les premières découvertes jus- 
qu'à nos jours. 
Paris, Armand Aubrée, 40 vol. in-8, 1833, 1836. 

310. — Miscellaneous works of WliUani Maradea : I on 
tho Polynesian or East insular languages, II on a conven- 
tional Roman alphabet, applicable to oriental languages , 
III thoughts on the composition of a national English dic- 
tionary. 

London, Cox and son, in-4, 183i. 

311. — Travelsand adventuresof JohaLedyard compris- 
ing his voyage with Capt. Cook's third and last expédition, 
his journey on foot 1300 miles round the Gulf of Bothnia to 
Saint-Petersburgh ; his adventures and résidence in Siberia, 
and his exploratory mission to Africa. 

London, in-8, 1834. 

312. — Arctic expéditions from England, from 1497 to 
1833; map. 

London, in-8, 1834. 

313. — «111. Aug.Wimmer. Geschichte der geographis- 
chen Entdeckungsreisen zu Wasser und zu Lande. Von den 
eeltesten Zeiten bis auf unsere Tage. Ein belehrendes und 
unterhaltendes Lesebuch fuer aile Stœnde. 

Wien, Gerold, 5 vol. in-8, 1834-1838. 

314. _ Voyage pittoresque autour du monde, résumé 
général des voyages de découvertes de Magellan, Tasman, 
Gook,... publié sous la direction de M. Dumoat-d'Uririiie, 
capitaine de vaisseau. 

Paris, L. Tenré, 2 vol. in-4, 1834. 

315. — Idem. Voyage autour du monde, publié sous la 
direction du contre-amiral Damon«-d'UrvlUe. Nouvelle 
édition, revue et corrigée. 

Paris, Fume et Ci«, 2 vol. in-4, t. 1, 1853; t. II, 1848 (sic). 

316. — Malerische Reise um die Welt. Eine geordncte 
Zusammenstellung des Wissenswerthesten von den Ent- 
deckungsreisen einesByron, Wallis, Carteret, Bougainville, 



i24 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

Cook... verfasst von eincr Gesollschaft Reisendcr und Ge- 
lehrler unter dcr Leitung des Herrn Duenont d'Vrviiie. 
In's Deutsche ueberlr. und mit einigen Anmerkungen und 
Zussetzen vers, von A. Dielzmann. 
Leipzig, Baumgœrlner, 2 vol. gr. in-4, 1834-1830. 

317. — j. B. Champagnac. Le Cook do l'enfancc et 
de la jeunesse, ou choix des particularités les plus intéres- 
santes, des détails les plus instructifs et les plus curieux 
contenus dans les relations des trois voyages du célèbre navi- 
gateur autour du monde; précédé d'une notice sur sa vie. 

Paris, Fruger et Brunet, 2 vol. in-12, 1835. 

318. — J. B. J. de Chantai. Beautés de l'histoire des 
voyages les plus fameux autour du monde et dans les deux 
hémisphères. 

Paris, Fruger et Brunet, 2 vol. in- 12, 1835. 

319. — n. Lemalre. Beautés de l'histoire des voyages 
les plus fameux autour du monde et dans les deux hémi- 
sphères, ou Tableau des découvertes, entreprises, aventures 
et succès des plus célèbres voyageurs. 

Paris, Fruger et Brunet, 2 vol.in-12, 5° édition, 1835. 

320. — The life and voyages of captain James Cook 
drawn up from his journals and other aulhentic documents 
and comprising much original information by the Rev. 

C. Toung, A. M. 

London, Whittaker, in-12, 1836. 

321. — Idem. Paris, Baudry, in.l2, 1836. 
Réimpression en France du précédent; texte anglais. 
322.— /(2em, traduit en hollandais, Amsterdam, in-8,1843. 
323. — An historical account of the circumnavigation of the 

globe and of the progress of discovery in the Pacific Océan, 
from the voyage of Magellan to the death of Cook. 

Edinburgh, Oliver and Boyd (Edinburgh Cabinet Library 
Séries), in-16, 1836. 

324. — Histoire des îles Sandwich et de la mission amé- 
ricaine depuis 1820, traduite de l'anglais. 



a^lUMMv>aM~Jl>MlSH>j«iM 



CENTENAIUE DE LA MORT DE COOK. 125 

Paris, Risler, in-18, 183G. 

32."). — j. Pickcring. Ilcvlew of Ihe Works wrillen on Ihe 
South Son Islands. (Exlract from vol. XX Amer. Quar.). 

Philadclphia, in-8, 1830. 

32(). — Noie sur le voyage de découvertes au pôle aus- 
tral et dans l'Océanie de VAslrolabe et de la ZHée, par 

j. Dnmonl-d'VrvIlle, 21 avril 1837. 

Bulletin de la Société de géographie, deuxième série, 
tome septième, pp. 281-286. Paris, Arthus Bertrand, 1837. 

327. — Lettre adressée au président et au conseil de la 
Société royale de géographie de Londres sur les découvertes 
antarctiques (traduite par M. Dumont-d'Urville) par A. Z. 

A la suite du précédent, pp. 286-305, et accompagné 
d'une carte du pôle sud, mai 1837. 

328. — Le Cook du jeune âge, ou Abrégé des voyages de 
ce célèbre navigateur. 

Besançon, in-12, 1837. 

329. — Henri Lebran. Abrégé de tous les voyages au 
pôle nord depuis Nicolo Zeno jusqu'au capitaine Ross 
(1380-1833). 

Paris, Lavigne, in-12, 183'/. 

330. — Idem. Tours, Mame, in-12, 1840. 

331. — Henri Lebrun. Voyages et aventures du capi- 
taine Cook. 

Paris, Lavigne, in-12, 1837. 

Cet ouvrage était parvenu à sa 6" édition en 1855, Tours, 
Mame, collection de la Bibliothèque des écoles chré- 
tennes. 

332. — E. «arnier. Nouvel Abrégé des voyages autour 
du monde, depuis Magellan jusqu'à d'Urville et Laplace 
(1519-1832). 

Paris, Dupuy, 2 vol. in-12, 1838. 

Cet ouvrage était parvenu en 1856 à sa 8" édition, revue 
et pucgée avec soin, sans nom d'auteur, Tours, Mame, 
collection de la Bibliothèque de la jeunesse chrétienne. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

333. — The life, voyages and discoveries of Gaptain 
James Cook. 

London, Parker, in-18, 1839 (?). 

334. — Idem, S» édit. London, Parker, in-18, 1840 (no- 
vembre). 

335. — Idem, 3« éd. London, Parker, in-18, 1844 (août). 
330.— /rfem, 4« éd. London, Parker, in-18, 1849 (janvier). 
337.— /dm, 5" éd. London, Parker, in-18, 1853 (janvier). 

338. — Idem, 6* éd. London, Longmans, Green and C.o., 
in-18, 1864 (mai). 

339. — Idem, 7° éd. London, Longmans, Green and 
Co., in-18, 1865 (novembre). 

340. — Idem, 8" éd. London, Longmansj Green and Co., 
in-18, 1873 (février). 

341. — Idem, 9° éd. London, Longmans, Green i»id Co., 
in-18, 1875 (février). 

342. — Idem, 10' éd. London, Longmans, Green and Co., 
in-18, 1878 (avril). 

343. — Historyand gênerai views ofthe Sandwich Islands' 
mission by Rev. Sheidon DibMe, a missionary at those is- 
lands for seven years. 

New- York, Taylor and Dodd (late John S. Taylor), in-12, 
1839. 

344. — Merkwuerdige Reisen und Seefahrten; ans dem 
Englischen uebersetzt voa A.Dietzmann und Joh. Sporschil. 
Peslh, Harlleben, 6 vol. in-8, 1840. 

Divisé en trois parties de 2 volumes; la seconde partie 
eMt intitulée : Geschichtliche Darslellung der Erdumseglung 
und der Entdeckungen in der Suedsee, uebersetzt von 
A. Dietzmann. 

345. — "Nouvelle Bibliothèque des voyages anciens et 
L^odernes, contenant la relation complète ou analysée des 
voyages de Christophe Colomb, Fernand Cortez, Pizarre, 
Anson. Byron, Bougainville, Cook, etc., etc. 

Paris, Dumesnil, 12 vol. in-8, 1840-1842. 



»g 






CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 427 

346. — IV. Desborongh Cooiey. Histoire générale des 
voyages de découvertes maritimes et continentales, depuis 
le commencement du monde jusqu'à nos jours; traduit de 
l'eaglais par Ad. Joanne et Old Nick (E. Foi gués). 

Paris, Paulin, 3 vol. in-12, 1840. 

347. — Idem. Allgemeine Geschichte der Reisen und 
Entdeckungen zu Wasser und zu Lande seit dem Anfang 
der Welt bis auf unsere Tage. Nach dem Englischen, von 
Heinricb Elsner. 

Stuttgart, Hallberg, 3 vol. in-16, 1841-1842. 

348. — Henrt Lebran. Abrégé de tous les voyageurs 
au pôle nord, depuis les frères Zeni jusqu'à Tréhouard 
(1830-1836). 

Tours, Mame, in-12, 1S41. 

Cet ouvrage, formant la 4° édition du n» 331, était par- 
venu à sa 6* édition en 1852. ' 

349. — Captain James Cook's voyages, with maps and 
other cuts. , r 

London, W. Smith, 2 vol. in-8», 1842. 

350. — i/. Hatin. Histoire pittoresque des voyages 
dans les cinq parties du monde, recueil de descriptions 
pittoresques, des récits curieux, des scènes variées, des 
découvertes scientifiques, des mœurs et coutumes qui 
offrent un intérêt universel. Extrait des voyages de Chris- 
tophe Colomb, Pizarre, La Condamine, etc. 

Paris, Ardant, 5 vol. in-8, 1843. 

351. — Idem. . Extrait de Magellan, Byron, Wallis, 
Bougainville, Surville, Marion, Cook, La Pérouse, d'Entre- 
casteaux. Peter Dillon, Dumont-d'Urville, etc., etc., etc. 

Limoges et Paris, Ardant, 2 vol. in-8, 1847. 

352. — James Jackaon Jarvcs. History of the Ha- 

waiian or Sandwich islands. 
Boston, London, in-8, 1843. 

353. — Idem, 2" édition. Boston, in-8, 1844. 



128 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

354. — Georg Gottiried Gervinns. Johann Georg Adam 
Forsier, 26nov. 1754, 11 jan. 1794. 

Leipzig, in-12, 1843. 

355. Georg For««crs sœmmtliche Schriften herausge- 
geben von dessen Tochter und begleitet mit einer Gharak- 
teristik Forster's von G. G. Gervinus. 

Leipzig, Brockhaus, 9 vol. in-12, 1843. 

356. — Descriptiones animalium quaeinilinere ad maris 
aiislralis terras per annos 1772, 1773 et 1774 suscepto 
collcgit, observavit et delineavit joannes Relnoldas For- 
mer. .. Nunc demiim éditas auctoritate et impensis Acade- 
miae litterarum llegiae Berolinae, curante Henrico Lichten- 
stein. 

Beroliiii, F. Duemmler, in-8, 1844. 

357. — The life of Sir Hugh Paliiser, Bart., Admirai of 
the White and Governor of Greenwich Hospital, by Bobert 

M. Banc, Esq. 

London, Chapman and Hall, in-8°, 1844. 
Sir Hugh Paliiser fut l'un des premiers et des plus con- 
stants protecteurs de Cook. 

358. — Histoire universelle des voyages. 
Paris, Renault, in-8, 1845. 

359. — Gaptain Samuel Prior. Collection of voyages, 
round the world, 1520-1820. 

New-York, in-12, 1848. 

360. — Charles Richard iveid. A history of the Royal 
Society, with memoirs of the Présidents. Gompiled from 
aulhentic documents. 

London Parker, ï vol. in-8, 1848. 

Vol. II, pp. 35-42, conduite des observations du transit 
de Vénus par Gook; pp. 54-57, préparations scientiflques 
de Cook pour son deuxième voyage, à la suite duquel la 
médaille Gopley lui fut décernée; pp. 74-76, troisième 
voyage; pp. 137-144, circonstances dans lesquelles une 



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CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 129 

médaille spéciale fut frappée par la Société royale en l'hon- 
neur de Gook. 

361. — John T. Shiiiingiaw. Narrative of arctic discov- 
ery from the earliest period tbo the présent time witb the 
détails of the measures adopted for the relief of Sir John 
Franklin. 

London, in-8, 1850. 

362. — Idem, 2" édition. London, in-8, 1851. 

363. — Voyages autour du monde et daiis les contrées 
les plus curieuses du globe, depuis Christophe Colomb jus- 
qu'à nos jours, par les plus célèbres navigateurs, mis en 
ordre par William Smith. 

Paris, Société bibliophile, 12 vol. in-8, 1850. 

364. — Idem. Paris, Société bibliophile, 12 vol. in-8, 
1852. 

365. — Idem. Paris, librairie de l'Encyclopédie du 
xix« siècle, 12 vol. in-8, 1877. 

366.— Steam route through Torres Straits, by €8. Wind- 
sor Earl, Esq. 

The journal of the Indian Archipelago and Eastern Asia ; 
edited by J. R. Logan, F. G. S., Vol. V, sept. 1851, pp. 489- 
497. Singapore, in-8, 1851. 

367. — L'abbé Paul JoniAnneand. Beautés de l'histoire 
des voyages anciens et modernes. 

Paris, Limoges, Ardant, in-12, 1851. 

368. — Idem. Paris, Limoges, Ardant, in-8, 1853. 

369. — s. de «rave*. Voyages et aventures des marins 
et des navigateurs les plus célèbres, ou Résumé de leurs 
expéditions, de leurs naufrages et de leurs combats. 

Paris, Limoges, Ardant, in-12, 1851. 
Parvenu à la 5^ édition en 1856. 

370. — J. B. Champagnae. Le Trésor des voj'ages. 
Amiens, Caron, in-12, 1851. Parvenu à la 4« édition 

en 1856, Paris, Lehuby. 

371. — Gaptain James Cook's voyages round the world. 



130 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



London, Tallis, 2 vol. in-8% 1852. 

372. — wUh.Bedenbaeher. Des englishenKapitânsKook 
(sic) berûhmte drei Reisen um die Welt. Fiir die liebe 
Jugend \rieder ans Licht gestellt. 

Nûmberg, Raw, 3 vol. in-i6, 1852-1854. 

373. — Voyageurs anciens et modernes, ou Choix de 
relations de voyages les plus intéressants et les plus in- 
structifs depuis le v° siècle avant Jésus-Christ, jusqu'au 

XIX° siècle, par Ed. Charton. 

Paris, Magasin Pittoresque, 4 vol. gr. in-8, 1854-1857. 

374. — IdeMy traduit en danois par H. Sœdring, Kjœ- 
beii r V Elbe, 4 vol. in-8, 1856-1859. 

376- Histoire universelle des voyages, relation suc- 
cincte et pittoresque des navigations et des découvertes les 
plus intéressantes faites dans les temps les plus reculés, 
dans le moyen âge, dans les temps modernes et de nos 
jours. 

Paris, Renault, in-8, 1856. 

Faisant suite au n** 358. 

376. — Idem. Paris, Ruel aîné, in-8, 1856. 

377. — Histoire des navigations et des voyages les plus 
célèbres, depuis les expéditions des Egyptiens et des Phéni- 
ciens jusqu'à la découverte des deux Amériques. 

Le 2" vol. a pour titre : Les derniers Voyages autour 
du monde. Ouvrage précédé d'une introduction sur les 
anciens navigateurs, depuis Christophe Colomb jusqu'à la 
fin du xviii° siècle. Extraits des relations les plus authen- 
tiques, et notamment de la collection des voyages de 
M. Albert Montémont. 

Paris, Renault, 2 vol. in-12, 1856. 

378. — Idem. Paris, Renault, 2 vol. in-12, 1865. 

379. — P. Jonhanneaud. Aibum de los viajes antiguos 
y modernos. Edicion illustrada con 48 trajes de diferentes 
pueblos de la tierra. 

Paris, Rosa y Bouret, in-8, 1857. 



I 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

380. — Henri Lebrun. Le Pôle nord, OU Voyages et 
découvertes dans les régions arctiques aux xviii» et xix' 
siècles. 

Tours, Marae, in-12, 1857. 

381. — Der enthuellte Erdkreis. Illustrirte Geschichte 
selterer und neuerer wissenschaftlicher Entdeckungs- und 
Weltreisen in allen Erdtheilen uebersetzt und bearbeitet 

von Robert Springer. 

Berlin, Bieler u. Go., 2 vol. in4, 1857-1858. 

382. — Ka Mooolelo Hawaii i kakauia e Rev. JI. F. p«- 
knea mamuli o Ka Mooolelo Hawaii i paiia ma Labaina- 
luna ika M. H. 1838 oia ke kumu o keia a ua Hoohiia no 
nac. 

Honolulu, Haie pai palapala aupiini, 1858. 

Traduction : Histoire d'Hawaii, par le rév. 9» w. Pogae, 
d'après le Mooolelo Hawaii composé à Lahaïnalouna en 
1838, par les élèves, et revue par un de leurs professeurs. 

Honoloulou, imprimerie dn gouvernement, 1858 (in-8»). 

Gette histoire, composée par les naturels en 1820, fut 
imprimée par eux une première fois en 1838; une traduc- 
tion anglaise, commencée en 1839 dans le Hawaiian Spec- 
tator, resta inachevée par suite de l'interruption de cette 
publication. La première traduction complète en a été don- 
née en français par M. Jules Remy, en 1862 (v. n" 391). 

383. — James Cook. Drei Reisen um die Welt : Neu 
herausgegeben von Friedr. Steger. 

Leipzig, Lorck, 2 vol. in-8, 1858. 

384. — Idem. Leipzig, Senf, 2 vol. in-8, 1865. 

385. — Idem. Leipzig, Senf, 2 vol. in-8, 1874. 

386. — The story of New Zealand : past and présent — 
Savage and civilized, by Arthar Thomson, M. D., Surgeon- 
Major 58'" Régiment, in two volumes. 

London, John Murray. 2 vol. in-8, 1859. 

387. — Captain Gook's voyages of discovery edited by 

John Barrow. Hlustrated. 



idt CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

Edinburgh, A. and C. Black, in-16, i960. 

388. — Idem. London, in-16, 1864. 

389. — Idem. New édition. London, Longmans, ia-16, 
1874. 

Cette relation abrégée contient des matériaux inédits 
tirés des manuscrits des archives de l'Amirauté. 

390. — Narrative ofcaptain James Gook's voyages round 
the world with an account of his life during the previous 
and intervening periods; also an appendix detailing the 
progress of the voyage after the death of Captain Gook. 

London, Milner and Go., in-32, 1860 (?}. 

391. — Ka Mooolelo Hawaii. Histoire de l'archipel 
havaiien (îles Sandwich), texte et traduction précédés 
d'une introduction sur l'état physique et moral du pays, par 
Jales wtemj (Lipalani). 

Paris, Leipzig, Franck, in-8, 1862 (cf. n" 382, 409). 

392. — Ci. Branca. Sunto storico délie scoperte geo- 
grafiche. Milano, 1863. 

393. — Lectures géographiques, parc. Bmttj, auteur 
des Lectures historiques, etc. — Amérique et Océanie. 

Paris, Durand et Pedone-Lauriel ; Ernest Thorin; Tou- 
louse, Paul Privât, in-12, 1863. 

394. — Idem^ 2° éd. revue et augmentée. Paris, td., 
in-12, 1875. 

395. — W. Howitt. The history of discovery in Aus- 
tralia, Tasmania and New-Zealand from the eariiest date to 
the présent day; with maps of the récent explorations, 
from officiai sources. 

London, Longman, 2 vol. in-8, 1865. 

396. J. E* TeaiaoB Woods. History of the discovery 
and exploration of Australia from the eariiest period to the 
présent day. 

London, Low, 2 vol. in-8, 1865. 

397. — A. Baron. Voyages autour du monde, de Gook. 

Limoges, Ardant et Thibaut, in-12, 1867. 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 133 

398. — Voyages autour du monde par Cook, Dumont- 
d'IJrville,... etc., etc., illustrés par Bocourt et Ch. Mettais, 
revus et traduits par M. Albert Montémom. 

Paris, Lécrivain et Toubon, in -4, 1868 (?). 

399. — Taies of oldtravel re-narraled by Henry Kingsiey, 
F. R. G. S., with illustrations. 

London, Macmillan and Go., in-8», 1869 (Août). 

400. — Idem, 2" édit., octobre 1869. 

401. — Idem, 3« édit., mars 1870. 

402. — /dm, 4" édit., décembre 1872. 

403. — Idem, 5» édit., juillet 1876. 

404. — The story of captain Gook's three voyages round 
the world, told by m. Jones. 

London, Gassell, Petterand Galpin, in-8% 1870. 

405. — /rfm, 2« édit. London, Gassell, Petterand Galpin, 
in-8% 1876. 

406. — Idem, 3" édit. London, Gassell, Petter, and Gal- 
pin, in-8'', 1877. 

407. — W. H. G. Kingston. Gaptain James Gook's voyages 
and discoveries. 

London, Religious Tract Society, in-16, 1871. 

408. — Miscellany of instructive and entertaining tracts. 
London, W. and R. Ghambers, 20 vol. in-12, 1871. 
Notice n" 41 sur Gook dans le tome VI. 

409. -- Crosnierde Varigny. Quatorze ans aux îles Sand- 
wich. 

Paris, Hachette, in-12, 1874. 

On y trouve, pp. 18 à 28, une narration indigène de la 
mort de Gook, dans le mêlé (chant) de Koupa, fils de 
Kapoupoua, un des canotiers de Kalaïmano, chef de Keala- 
kekoua (cf. n"» 382, 391). 

410. — David Laing Pnrvea. The English circumna- 
vigators : The most remarkable voyages round the world 
by English sailors (Sir Francis Drake, William Dampier, 



134 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

Lord Anson, Gaptain James Gook)witha preliminary sketch 
of their livesand characters. 

Edinburgh, W. P. Nimmo, in-8, 1874. 

411. — Ch. de Foiieviiie. Les plus célèbres voyageurs 
des temps modernes, voyages les plus intéressants, aventures 
de terre et de mer dans les six parties du monde. 

Limoges, Ardant, in-4, 1875. 

412. — A. ^wion. Voyages au pôle arctique et décou- 
verte des terres polaires. 

Limoges, Ardant, in-12, 1876. 

413. — Gaptain Gook's three voyages round the world 
with a sketch of his life, edited by Lieutenant Charles 
B. Low (Late) H. M. Indian Navy, fellow of the Royal Geo- 
graphical Society and member of the Royal United Service 
Institution. 

London and New- York, George Routledge and Sons, 
in-12, 1876. 

414. — Voyages du capitaine Gook; relation extraite de 
son journal, publiée avec sommaires et notes par H. La- 
ram, professeur de langue anglaise (texte anglais). 

Paris, Jules Delalain et fils, in-12, 1877. 

415. — D. Murrmj Smith, F. R. G. S. Arctic expéditions 
from British and foreign sbores from the earliest times to 
the expédition of 1875. Numerous coloured illustrations, 
maps and other engravings. 

Edinburgh, Thomas G. Jack, in-4, 1877. 

416. — A narrative of the voyages round the world per- 
formed by Gaptain James Gook with an account of his life 
during the previous and intervening periods, by A. Ktppts, 
D. D., F. R. S., F. S. A., with 12 illustrations repro- 
duced in exact fac-similé, from drawings made during the 
voyages. 

London, Bickers and Son, in-8, 1878. 

417. — La Nouvelle-Zélande, extrait de VOfficial hand- 



\ 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 135 

book of New Zealandf de M. Julius Vogel, agent général 
de la Colonie, par le D' E. «eori(e, avec une carte. 

Paris, Nancy; Berger-Levrault et C'% in-12, 1878. 

417. — Viajes y descubrimientos en el Polo Norte por 
Eduardo ContrenM de Diego. 

Madrid, R. Labajos, in-8, 1879. 



On trouve des notices biographiques sur Cook et plu- 
sieurs de ses compagnons, Clerke, Banks, Solander, Sparr- 
mann, les deux Forster, Ledyard, etc., etc., dans un grand 
nombre de dictionnaires biographiques, entre autres, 
parmi les plus récents : 

— Allgemeine Encyclopaedie der Wissenschaften und 
Kuenste in alphabetischer Folge von genannten Schrift- 
stellern bearbeitet von J. S. Ersch und J. G. Gruber, mit 
Kupfern und Gharten. 

Leipzig, F. A. Brockhaus, 73 vol. in4, 1818-1868. 

— The Penny Cyclopœdia of the Society for the Diffu- 
sion of Useful Knowledge. 

London, G. Knight, 27 vol. gr. in-4, 1833-1843. 

— Dictionnaire de la conversation et de la lecture, in- 
ventaire raisonné des notions générales les plus indispen- 
sables à tous, par une société de savants et de gens de 
lettres, sous la direction de M. W. Duckelt. 2« édition, 
entièrement refondue, corrigée et augmentée de plusieurs 
milliers d'articles tout d'actualité. 

Paris, Michel Lévy, 16 vol. in4, 1853-1860. 

— The English Gyclopsedia, a new dictionary of uni- 
versal Knowledge — conducted by Charles Knight. 

London, Bradbury and Evans, 23 vol. in-4, 1854-1862 
(Biographie, 6 vol., 1856-1858). 

— Biographie universelle (Michaud) ancienne et mo- 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

derne, ou Histoire, par ordre alphabétique, de la vie pu- 
blique et privée de tous les hommes qui se sont fait remar- 
quer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs 
vertus ou leurs crimes. Nouvelle édition publiée sous la 
direction de M. Michaud, revue, corrigée et considérable- 
ment augmentée d'articles omis ou nouveaux. Ouvrage 
rédigé par une société de gens de lettres et de savants. 

Paris, chez madame C. Desplaces, et chez M. Michaud; 
Leipzig, P. A. Brockhaus. 45 vol. in-4, 1854-18G2 (?) 

— Nouvelle Biographie générale, depuis les temps les 
plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements 
bibliographiques et l'indication des sources à consulter; 
publiée par MM. Firmin Didol frères, sous la direction de 
M. le D' Hœfer. 

Paris, Firmin Didot frères, fils et C'°, 46 vol. in-8, 1852- 
i866. 

— ÀUgemeine Real-Encyclopsedie. — Conversations- 
Lexikon. Elfte, umgearbeitete, verbesserte und vermehrte 
Auflage. In funfzehn Bœnden. 

Leipzig, F. A. Brockhaus, 15 vol. gr. in-8, 1864-1868. 

— Ghambers' Encyclopaedia. 

London, Ghambers, 10 vol. gr. in-8, 1868. 

— The EncyclopîBdia Britannica, edited by Thomas 

Spencer Baynes, L. L. D 8'" édition, London, Simpkin, 

21 vol. in-4, 1853-1861 ; 9'" édition, Edinburgh, Black, en 
cours de publication, 9 volumes parus. 



I 



» 



Le portrait de Gook a été peint avec beaucoup de ressem- 
blance par Nathaniel Dance et reproduit en gravure d'une 
manière parfaite par Sherwin. L'original (1°',27 x l'",02) 
se trouve dans la galerie de peintures du Royal Hospitalf 
Greenwich, auquel il a été offert en 1829 par Sir Edward 



vie pu- 
t remar- 
,s, leurs 
sous la 
dérable- 
Ouvrage 
nts. 
lichaud; 

(?) 
emps les 

;nements 

Dnsulter ; 

iction de 

-8, 1852- 

jrsations- 
ermehrte 

•1868. 



Thomas 
»impkin, 
Hack, en 



ressem- 
^re d'une 
1"',02) 

lospitalj 
I Edward 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 137 

Knatchbull, exécuteur lestamentuire de Sir Joseph Banks 
(v. ci-dessus, Bibliogr., n*» 305). 

Le Royal Hospital de Greenwich possède anssi un tableau 
de Zoflaoy représentant la mort de Cook :Death ofCaptain 
James Cook at Owyhee 14"' febr. 1779 (1">,83 x l'",35). Il 
a été offert en 1835 par M. J. L. Bennett, exécuteur testa- 
mentaire de la veuve du célèbre navigateur. 

J. Webber a donné un grand dessin in-folio : The death 
of Captain Cook, reproduit en gravure une première fois 
par W. Byrne et F. Bartolozzi, et une seconde fois par 
J. Fessard. 

Sir Hugh Palliser a fait élever un monument à la mé- 
moire de Cook sur la partie la plus élevée de sa propriété 
de Vache-Park, dans le Buckinghamshire. Ce monument 
porte quatre inscriptions aux quatre points cardinaux. Celle 
du nord commence par ces mots : To the memory ofCaptain 
James Cook the ablest and most renowned navigator this 
or any country hath produced. 

On voit sur le mur septentrional de l'église de Saint- 
André le Grand, à Cambridge, au-dessus de l'autel, une 
tablette funéraire élevée à Cook par sa veuve. Cette ta- 
blette porte aussi la date de la mort de sa veuve et de ses 
six enfants. 

Le village de Marton (Yorkshire) possède une école dé- 
diée à Cook {Captain Cook's mémorial school), avec un por- 
trait à l'huile du grand navigateur. 

Un obélisque en béton de près de 9 mètres de hauteur 
a été inauguré le 14 novembre 1874 sur la plage de Kcala- 
kskoua où Cook reçut la mort. 

A une centaine de mètres de là se trouve un tronc de 
cocotier garni de quatre plaques de cuivre portant des 
inscriptions commémoratives tracées par les officiers des 
vaisseaux Imogene, Sparrow Hawk (1837), Cormorant 
(1839), et Carrysford (1846). 

La partie supérieure de ce tronc de cocotier a été coupée 



138 CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 

et transportée h l'Hôpital de Greenwich par le navire Imo- 
gène (v. p. 96, vol. jV : Narrative of the United States 
exploring expédition during the years 1838, 1839, 1840, 
1841, 1842 by Charles Wilkes, U. S. N., commander of the 
expédition, member of the American philosophical So- 
ciety, etc., in five volumes and an atlas. Philadelphia, 
G. Sherman, 5 vol. in-4 et atlas in-4, 1844). 

A près d'un mille de la baie de Kealakekoua se trouve, 
au sommet d'une colline, une colonne en bois entourée 
d'un mur en lave et portant une inscription commémora- 
tive avec la date de 1835. Cette colonne a été élevée par le 
capitaine Byron, de la frégate anglaise Blonde (v. C. R. Low, 
Bibliogr. yXi^AiSj introd. p. 13; v. aussi p. 206, t. II, voyage 
autour du monde exécuté pendant les années 1836 et 1837 
sur la corvette Bonite, par M. Vaillant, capitaine de vais- 
seau, publié par ordre du gouvernement, sous les auspices 
du département de la marine. Relation du voyage A. de 
la Salle. Paris, Arthus Bertrand, 3 vol. gr. in-8, i ]52.) 

Le 25 février 1879, une statue de Cook a été inaugurée 
dans le jardin public de Hyde Park, à Sydney (Nouvelle- 
Galles du Sud). 

La Société royale de Londres a fait frapper une médaille 
en l'honneur de Cook (v. Bibliographie, n° 360). 



à ' 



OGRAPJ 





Séanco cxlraaiHiinairo pour le cenU 

Ik FévriiM' 187!) 



&*Uftm </' lu Stkt'if^ tie ^èoaixuihù 



VOYAGES DE COOK 

l768-i779. 




Si^i eropli^êA pour les v<çages dr i 

Gravf A imprimé che» Erliarii,12,tup Buji 



inalro poiii" le venleiiaiiT de Cook 
\i¥ réwin' 187!) 

OYAGES DE COOK 

1768-i779. 



.Uui iHt.'» . 




'X imprinirchn Erli/iiil,12.riif Dutuav-Trouin .Paris. 



TABLE DE RÉFÉRENCES 



l'OUR LES NOMS D'AUTEURS 



Adarns, voy. n° 221. 

Anderson, n»* 39, 47, 48, 49, 85, 
196. 

Anonyme, 2, 13, 70, 79, 91, 92, 95, 
96, 103, 130, 222, 234, 235, 239, 
240, 261, 268, 275, 278, 312, 323, 
324, 328, 333, 334, 335, 336, 337 
338, 339, 340, 311, 342, 344, 345 
349, 358, 371,375, 376, 377,378 
390, 408. 

Apocryphe {relation), 40, 41. 

Baily, 66, 120, 150. 

Bajot, 291, 292. 

Bancarel, 253. 

Banks, 7, 9, 118, 183. 

Baron, 397. 

Barrow, 271, 272, 273, 387, 388, 399. 

Bell, 306. 

Bérenger, 208, 209, 227. 

Bcrnouilli, 110, 184. 

Blanc-Gilli, 189. 

Bonne, cartographie, n" 8. 

Boucher de la Richarderic, 25:. 

Branca, 392. 

buache, 231. 

Campe, 175, 241,242, 243. 

Cliainpagnac, 317, 370. 

De Chantai, 318. 

Charton, 373, 374. 

Cook, cartographie, n'* 1, 2, 3, 4, 5, 
6, 7, 10; bibliographie, n'» 1, 3, 5, 
6, 8, 37, 38, 42, 50, 51, 52, 53, 
54, 71, 72, 73, 74, lo, 76, 82, 99, 
100, 101. 102, 119, 121, 122, 123, 
129, 156, 157, 158, 159, 160, 161, 
162, 163, 164, 165, 166, 167, 170, 
174, 191, 192, 193, 194, 195, 204, 
206, 207, 218, 228, 245, 246, 247, 
249, 250, 258. 259, 262, 263, 264, 
265, 266, 270, 383, 384, 38i, 385. 

Cooley, 297. 298, 346, 347. 

Co.'ie, 190. 

Cuvier, 283. 



Dalrymple, 4, 10. 11, 14, 15, 20, 

116, 176. 
Delille, 238. 

Desmarest, cartographie, n» 8. 
Dibble, 343. 
Diego, 418. 
Driou, 412. 
Dumont-d'Urville, 299, 300, 301, 

307, 314, 315, 316, 326, 327, 
Duncan, 276. 
Earl, 366. 
Ehrmann, 224. 
Ellis, 128, 138. 
EUis (Rev. W.), 281, 282, 293, 294, 

Engel, 57, 86, 97, 98. 

Fitzgerald, 94. 

De Folleville, 411. 

Forstcr (G.), 13, 44, 45, 46, 58, 59, 
60, 61, 67, 68, 71, 72, 73. 74, 75 
78, 80, 81, 87, 89, 90. 151, 152 
172, 179, 180, 197, 198, 199 200, 
217. 219, 228, 248,355 

ForshT(J. R.),43, 4i,45, ii-, 62,63, 
64,65,71, 72,73, 71,75,76,87 
88, 102, 104, 105 106, 107, 108 
109,124, 125,126, 127, 131,132 
133,134,153, 154, 155, 171, 177 
178,196, 201. 202,228, J7i, 356. 

Fothergill, 18, 1 19. 

De Fréminville 291 , 292. 

De Fréville, 35. 

Furneaux, 42, 51, 71, 72, 73, 74, 
75, 76, 82, 228. 

Garnior, 332. 

George, 417. 

Gorvinus, 354, '■iî,:.. 

Gianetti, 136, 137. 

Classe, 186. 

De Graves, 369. 

Green, 5. 

Hatin, 350, 351. 

Hawkesworth, 12, 24, 25, 26. 27, 
28, 29, 30, 31, 32. 



140 



CENTENAIRE DE LA MORT DE COOK. 



Haylcy, 168. 

Henry, 34. 

Howitt, 395. 

Hunt, 357. 

Jaives, 352, 353. 

Jones, 40i, 405, 406. 

Jouiianneaud, 367, 368, 379. 

Kenrick, 18. 

Kerr 260 

KingVlSe, 157, 158, 191 , 193, 194, 195. 

Kingsicy, 399, 400, 401, 402, 403. 

Kingston, 407. 

Kippis, 77, 210, 211, 212, 213, 214, 

215, 280, 416. 
Kirchhof, 226. 
Kries, 237. 
Labordc, 223. 
Laliarpe, 93, 267. 
De la Lande, 21. 
La Pérousc, 230. 
Laran, 414. 

Lebrun, 329, 330, 331, 348, 380. 
Ledyaid, 135, 285, 286,287,288,289, 

290, 311. 
Leniaire, 319. 

Le Monnier, 84, 114, 115, 228. 
Le Montey, 225. 
Lichtenberg, 237. 
Lindner, 251. 
Lockcr, 305. 
Low,413. 
Marsden, 310. 
Mavor, 173, 232, 233, 236. 
Mehien, 284. 
Monlémont, 309, 398. 
More, 205. 
Oberea, 33. 
Papst,139. 
Paris, 220. 
Parkinson, 17, 18, 19, 23, 36, 149, 

229. 
Pelîiam, 254. 



Pennant, 145, 146, 147, 148. 

Pickerin^, 325. 

Pickersgill, 117. 

Pingre, 16. 

Pinkerton, 2.56, 257. 

Pogue, 382. 

Prévost, 93. 

Prior. -277, 359. 

Purves, 410. 

Raffy, 393, 394. 

Redenbaclier, 372. 

Reniy, 391. 

Roberts, cartographie, n" 9. 

Saint-John, 302, 303, 304. 

Sainwell, 181, 182. 

De Sartine, 83. 

Seward, 269. 

Shillinglaw, 361, 362. 

Smith, 363, 364, 365. 

Smith (Murray), 415. 

Solandcr, 7, 9, 118, 183. 

Sparks, 285, 286, 287, 288,289, 290. 

Sparrmann, 140, 141, 142, 143,144, 

169, 185, 187, 188. 
Sprengel, 109. 
Springer,381. 
Stevenson, 279. 
Tliomson, 386. 
Trusler, 69, 
De Varigny, 409. 
De Vaugondy, 22. 
Wales, 55, 56, 66, 203, 228. 
Webber, 252. 

Wcld, 360. • 

Wicdmann, 216. 
Williams, 214. 
Winimer, 308, 313. 
Woods, 396. 
Young, 320, 321,322. 
Zimmcrmaim, 111, 112, 113. 
Von Zimmermann, 244. 



^ 



FIN DE LA TABLE DE RÉFÉRENCES. 



\ 



Le gérant responsablCf 
C. Maunoir, 

Secrétaire général de la Commission centrale. 



l'ARlS. — 1MP1UMEHIE KMII.E MAHTI.NET, HUE MIGNON, 2. 



'|M||É|: 



89, 290. 
143, 144, 




\ 





le.